ANZO (José IRANZO) – ISOLEMENTS et Pierre SOUCHAUD – ARCHITECTURES MÉDITATIVES / Le centre d’Art Contemporain Acentmètresducentredumonde (FR)

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Isolement 10, 1997
Huile sur toile, 118 x 92 cm.

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« ISOLEMENTS »

 ANZO (José IRANZO)
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« ARCHITECTURES MÉDITATIVES »
Pierre SOUCHAUD
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Du 13 Octobre

au 20 Décembre 2018

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Le centre d’Art Contemporain Acentmètresducentredumonde,en association avec la Fondation Anzo présente « ISOLEMENTS »

Une des série de l’œuvre de José Iranzo Almonacid, Anzo. Pour cette exposition, ont été sélectionnées plus de 40 créations comprenant des peintures à l’huile, des sculptures, divers matériels de recherche et d’autres œuvres crées grâce à différentes techniques et matériaux qu’Anzo réalisa entre 1967 et 1998, qui proviennent des fonds de la Fondation Anzo et de collections privées.

Anzo fait partie d’un groupe d’artistes valenciens, apparu après la guerre civile espagnole et formé pendant le franquisme, dont le travail, très impliqué politiquement et socialement, se développa au travers de nouveaux langages. Il fût l’un des fondateurs d’Estampa Popular et il entretint des relations avec des mouvements artistiques tels que l’Equipo Cronica, l’Equipo Realidad ou le groupe Parpalló. Il fût aussi partie prenante d’Arte Actual grâce aux contacts tissés avec ses membres.

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Capucins, 2012
Technique mixte et collage acrylique sur toile, 116 x 89 cm

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Pierre Souchaud L’instant magique d’un miracle spatial et humain

Chez Pierre Souchaud (Bezons, 1938) l’univers du dehors s’agence comme un puzzle immense. Des pans de fragile entendue chromatique, vastes et puissants, s’interpénètrent en un tout dynamique, émouvant et mouvant, dense et instable. Tout pourrait basculer vers un autre éphémère, vers un autre possible. L’incertitude ose dire les saisissements du mystère, et l’étrangeté́ neuve du monde. Pierre Souchaud n’aime les mortes réponses de la triste raison, ni les piètres victoires des apparences.

L’univers vital ne tient pas en place. Pierre Souchaud ignore l’immobilité́ mortifère. Ce qu’il saisit est toujours en constante gestation. Art sans cesse métamorphique où le vocabulaire resserré crée des rythmes profonds, où les formes créées se touchent, s’inquiètent, s’auscultent, et s’étreignent.

Sobres et assourdies, les couleurs creusent toute surface, et s’éloignent vers l’insondable. Méditatives, elles ne vont pas au-devant du spectateur. Elles tiennent grandement aux voiles diffus de l’existence. Dans ces vives peintures, le dehors et le dedans se rejoignent, et le monde pictural naît de ces embrassements.

La matière, subtilement travaillée, tient du parchemin d’âme, et de peau lointaine aux sombres plis indéfinis. S’il y a paysage, verticale et abstrait, le corps profond en serait l’horizon caché. Sur fond de douces ténèbres, couleur de vieille terre et de boue intime, surgissent de claires fenêtres chromatiques, fines clartés qui ensemencent l’espace.

Tout bouge, dans cette fine érotique d’univers. Pierre Souchaud a saisi l’instant magique d’un miracle spatial et humain, où les soubresauts de la chair secrète épouseraient les mouvements profonds de l’univers.

Une souterraine sensualité́ anime l’œuvre tout entière. Les espaces se pénètrent en picturale et secrète extase. Coït cosmique, aux limites du tragique et de la volupté́. – Christian Noorbergen

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Pierre Souchaud, né en 1938, vit et travaille à Lyon depuis 1996. Nombreuses expositions personnelles (Galerie La Roue-Paris) et collectives (Dont Biennale de Paris en 1967, Réalités Nouvelles 1971-72). Achats du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et Musée des Beaux-Arts de Bordeaux. Figure dans de nombreuses collections privées : Max Théret (Fondateur de la FNAC,), Samuel Becket, Max Gallo, Marc Moyens New York. Il crée en 1981 le magazine Artension qui est à Poitiers de 1981 à 1986, puis à Rouen de 1987 à 1992, et finalement à Lyon de 2001 à 2011, date à laquelle il vend le titre. En dehors de son actuelle activité de peintre, il est critique d’art, préfacier, auteur de nombreux essais et textes d’analyse et de réflexion sur l’art contemporain publiés dans divers journaux et magazines.

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José IRANZO ALMONACID (Utiel, Valencia, 1931 – Valencia, 2006), est un peintre espagnol, précurseur du Pop art en Espagne. Il étudie à l’École d’Arts et Métiers de Valencia et poursuit ses études d’architecture à l’École Supérieur de Barcelone. En 1955 il commence à travailler dans un atelier de lithographie, où il acquerra des connaissances sur les arts graphiques et sur l’image publicitaire. Pendant la décennie de 1960, il participe à des expositions individuelles et collectives et obtient plusieurs reconnaissances nationales et internationales. En 2003, il reçoit le prix des Arts plastiques de la Generalitat Valencienne. Jusqu’au l’année 1960 on peut parler de son œuvre de jeunesse, où il peint des huiles et des aquarelles qui montrent une partie de sa vie personnelle. Pendant la décennie de 1960 se déroule une étape influencée par le Pop art, imprégnée de critique sociale. Entre 1967 et 1985 il développe la série « Aislamientos » (Isolements), pour exprimer la non-communication de l’individu isolé de ce qui l’entoure. Pour ce faire il utilise de plus en plus de pièces métalliques. Dans sa dernière étape ANZO utilise des couleurs contrastés et des figures géométriques. L’œuvre d’ANZO est conservé, parmi d’autres, à l’IVAM (Institut Valencien d’art moderne), au Musée Reina Sofía, au Musée d’Art Contemporain de Vilafamés, au Musée de Dessin Julio Gavin de Sabiñanigo et au Musée de Beaux-Arts Gravina d’Alicante. Il décède en 2006 après une longue maladie.

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Tarif normal: 4 euros
Tarif réduit: 2 euros
Gratuit pour les moins de 18 ans
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Horaires : Ouvert de mardi à dimanche de 14h à 18h 
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Centre d’Art Contemporain
àcentmètresducentredumonde
3, avenue de Grande Bretagne,
66000 PERPIGNAN
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