Alain LE BOUCHER – Luchrone / Galerie Lélia Mordoch (FR)

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Alain LE BOUCHER , Les temps qui courent (détail),
2016, 243 leds et 6 processeurs, Ø 56 cm © Alain Le Boucher
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18 mai – 13 juillet 18
Vernissage
17.05.18
 18h-21h
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A l’occasion de l’exposition, sortie d’un livre,  96 pages, éditions Lélia Mordoch

Auteur d’harmonies silencieuses, Alain Le Boucher sculpte la lumière grâce à des partitions dont les instruments sont des lampes. Les ampoules à incandescence des débuts sont remplacées par des leds qui ignorent l’obsolescence et permettent à ses œuvres de vivre indéfiniment. A la forme de ses sculptures se superposent les mouvements de la lumière selon des rythmes créés avec les logiciels qu’il développe lui-même.

Ses partitions de lumière combinent intensité, durée et position de chaque diode. Par exemple, pour 16 séquences de 5000 lignes tirées au sort dans leur bibliothèque par deux processeurs, on arrive à plus de 6 milliards de possibilités (5000 x 16 au carré). Ainsi, pour son œuvre intitulée Les bâtons de pluie , qui combine trois processeurs, le même cycle ne peut se reproduire avant… quelques centaines d’années.

« Au commencement était le temps… Les luchrones naissent en 1978 de la lumière lux , du temps chronos et de l’esprit d’Alain Le Boucher. Le luchrone est fait de laiton, d’électronique et de lampes. Chaque lampe est reliée à un microprocesseur, ce qui lui donne son autonomie. Alain les pro- gramme pour être toujours semblables et différents dans leur combinatoire de rythmes et de formes. Il crée une esthétique de l’électronique en dévoilant des éléments qui sont habituellement soigneusement cachés. Ce sont des sculptures qui dévoilent avec élégance leurs mystères, des symphonies lumineuses déployées sur une dentelle de microéléments soudés les uns aux autres où danse la lumière. C’est à Art Paris en 2010 que j’ai commencé à travailler avec lui, depuis j’ai toujours à mes côtés une de ses sculptures de compagnie. Les luchrones sont vivants, et pour longtemps… dans de bonnes conditions, ils pourraient vivre éternellement… enfin tant qu’ils ont de l’électricité et qu’on ne les piétine pas.

Alain Le Boucher cumule le savoir-faire de l’artisan et l’ingéniosité du scientifique à l’inspiration de l’artiste. Il compose des logiciels comme d’autre écrivent de la musique. C’est un homme de génie qui me ferait penser à quelque fantasque né d’une chanson de Boris vian, s’il ne semblait pas tout droit sorti d’un épisode d’ À la recherche du temps perdu .

Il y en a qui envoient des bouteilles à la mer, lui se propose d’envoyer des messages dans le cosmos. Que la lumière soit… mais pour que la lumière soit, elle a besoin du temps ! Le miracle d’Alain Le Boucher, c’est de rendre visible l’invisible. » – Lélia Mordoch

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Né en 1950 en Bretagne, Alain Le Boucher vit et travaille en Normandie. Passionné d’astronomie, il étudie la philosophie et les Beaux-Arts à l’université d’Aix-en-Provence avant de suivre des cours d’informatique à la faculté des sciences de Luminy à Marseille. Sculpteur par vocation, il entre par accident dans l’informatique à travers le design des machines. De 1978 à 1982, il devient directeur général de la société de microinformatique SMT-Goupil, seule entreprise française à essayer de concurrencer les américains IBM et Apple.

Au début des années 1980, Alain Le Boucher réalise ses premières sculptures de lumière qu’il baptise Luchrones et expose pour la première fois en 1984 à la Maison des Sciences de l’Homme à Paris. Après la production d’une pièce qu’il présente au Centre Pompidou pour “Les Immatériaux“ en 1985, l’art public et ses grandes dimensions deviennent son domaine favori d’expression.

Suivront des pièces monumentales comme Charlie à Bourges (1986), les Luchrones d’Ornans (1987) et de Reims (1989), La Voile à Argelès- sur-Mer (1992) et des sculptures astronomiques comme les Astrolabes. Il se consacre depuis à des Luchrones de plus petites dimensions régis par de savantes compositions.

 

 

 

 Alain Le Boucher lors de l’installation

du Luchrone de Reims en 1989

Sortie d’un livre,  96 pages, éditions Lélia Mordoch

 

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Galerie Lélia Mordoch
50 rue Mazarine
75006 Paris
Tél. 01 53 10 88 52
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La galerie est ouverte du mardi au samedi de 11h à 19h
Métro : Odéon
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https://www.boucheretlecland.com/savons
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