L’ours et le gorille par Nicole Esterolle (Billet D’humeur)

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L’ours et le gorille par Nicole Esterolle

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L’ours est d’art contemporain, mais le gorille n’est pas d’art contemporain

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L’ours est de Xaxier Veillan, financial artiste français appartenant aux grands circuits élitistes de l’art muséal officiel et sérieux… Le gorille est de Richard Orlinski, artiste « populaire » exclu de la reconnaissance institutionnelle parce que vulgairement commercial.

L’ours et le gorille sont aussi archi-nuls artistiquement l’un que l’autre. Mais, selon Mme Azimi, auteur de l’article, l’un est émanation de la haute intellectualité de type galerie Kamel Mennour, et l’autre produit de la haute vulgarité de type galerie Marciano.

En fait on ne voit pas trop la différence entre deux « tendances » qui se méprisent réciproquement, mais qui se complètent pour ce qui est de la surfinanciarisation de l’indigence esthétique. Entre la fausse distinction élitiste et la vraie vulgarité populaire, il semble donc y avoir ici, comme une sorte d’alliance et d’objective connivence….mais une fraternité plutôt ennemie en réalité, puisque, comme on peut le lire dans l’article , Veillan a fait un procés en plagiat à Orlinski…(procès qu’il a perdu…bien fait pour lui !)

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Ainsi donc, selon Le Monde et Roxana Azimi, il y aurait donc deux « castes » dominantes représentant la totalité création d’aujourd’hui : celles des galeries avant-gardistes « ayant une vision de l’art exigeante et pointue, plébiscitée par François Pinault et le Palais de Tokyo », et celles, populaires et commerciales de la caste des « intouchables »… Chacune jalousant les montagnes d’argent que « fait » l’autre.

Pour Madame Azimi, qui fait patrie de ces « nouveaux critiques d’art », spécialisés argent, conseillers en placements financiers et qui ne voient l’art que sous l’angle de sa cote, rien ne semble donc exister hors de ces deux « castes » du marché spéculatif….Il n’est pas question en effet dans son article de ces milliers d’artistes véritables et des galeries prospectives sans intérêt pour elle, qui survivent pourtant aux méfaits de cet « lutte des castes » qu’elle décrit, et à l’indifférence des chroniqueurs d’art de sa « spécialité ».

Note technique : Aujourd’hui, pas mal de systèmes de CAO permettent cette dégradation de forme de type Veillan de façon automatique, c’est la notion de « LOD » (Level of Detail), qui permet d’économiser la puissance graphique pour représenter un objet éloigné, tout en reconnaissant sa silhouette globale…Aucune création artistique là-dedans bien sûr…

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https://www.boucheretlecland.com/
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