M a D e s h e n g – La vie est nue / Galerie Wallworks Paris (FR)

Ma Desheng , Sans titre, 2017, feutre sur papier, 51 x 65 cm © Nicolas Pfeiffer

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M a D e s h e n g 

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 马德升 
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La vie est nue 

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Du 9  février au 31 mars 2018
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Vernissage
08.02.18
(19h-22h)
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Peintre , graveur, calligraphe , performer, poète … Ma Desheng est avant tout un homme libre et un artiste dont l’œuvre reflète une furieuse volonté de vivre. Né à Pékin en 1952, il est l’un des membres fondateurs du groupe Xingxing (« Les Etoiles »), premier mouvement artistique dissident post-maoïste en Chine, qu’il quitte définitivement en 1985 avant de s’installer un an plus tard à Paris. En 1992, un grave accident de voiture l’immobilise deux ans sur un lit d’hôpital, entraînant l’annulation d’une exposition au musée Guggenheim de New York. Avec détermination, il renoue avec l’art, se consacrant d’abord au dessin [quelque 4000 dessins verront le jour entre 1994 et 2002] avant de recouvrer les forces nécessaires à la pratique de l’acrylique.

Le corps féminin a toujours été un thème récurrent dans l’œuvre de Ma Desheng, de ses débuts au travers de techniques traditionnelles comme la calligraphie , puis au feutre sur papier lors de sa convalescence, jusqu’aux grands formats à l’ acrylique . Symboles de paix et de beauté pour Ma Desheng, ses silhouettes féminines illustrent un besoin charnel de représenter la vie que l’artiste fait danser sur la toile en totale liberté.

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Né à Pékin en 1952, Ma Desheng fait partie des tout premiers artistes contemporains chinois qui anticipent le mouvement de réformes et d’ouverture initié par Deng Xiaoping à la fin des années 1970. Souffrant très jeune d’une grave maladie, il est contraint de se déplacer en béquilles, ce qui n’a cependant pas restreint sa productivité et sa créativité. Autodidacte, commençant comme dessinateur industriel puis comme graveur, il entre très rapidement en contact avec d’autres artistes chinois aujourd’hui internationalement reconnus tels Ai Weiwei ou Wang Keping. En 1979, Ma Desheng fonde avec ces derniers, et d’autres comme Huang Rui ou Li Shuang, le groupe Les Etoiles (Xingxing), premier mouvement artistique d’avant-garde en Chine. Après des temps difficiles, au sortir de la Révolution culturelle et de la période maoïste imposant le réalisme socialiste, le travail du groupe des Etoiles et de Ma Desheng apparait comme une véritable renaissance.

Ma Desheng participe du renouveau de la peinture chinoise en donnant une place centrale au corps humain, là où dominait de manière ancestrale le paysage. Paradoxalement, c’est lorsqu’il quitte la Chine en 1985 pour s’installer en France un an plus tard, qu’il donnera un véritable élan à sa peinture. Entre abstraction et figuration, ses silhouettes féminines deviennent le véritable sujet du tableau, souvenirs lointains de nos « Vénus » callipyges préhistoriques. Elles envahissent la toile, décomposées dans l’esprit d’un Henry Moore, prises pour certaines de la frénésie des danses matissiennes.

 Lorsqu’il s’attaque à l’acrylique sur toile en 2002, c’est une nouvelle renaissance pour lui, exclu de la scène artistique internationale pendant dix ans après un accident survenu en 1992, le contraignant à rester alité pendant deux ans à l’hôpital. Dans un corps qui ne lui répond plus, il se bat pour redonner vie à la passion artistique qui demeure en lui. 10 ans de rééducation, une main qui supporte difficilement le poids du pinceau, les lavis laissent alors place à plus de 4000 dessins grands formats réalisés de 1994 à 2002.

À partir de 2002, Ma Desheng commence à peindre à l’acrylique des formes entre abstraction et figuration, entre femmes et rochers. Ces œuvres souvent monumentales témoignent de la combativité de l’artiste.

 « Des lavis légers et dilués, il est passé à une peinture pleine, jouant de l’épaisseur d’un léger relief, comme pour donner corps à ces silhouettes qu’il a d’ailleurs fait sortir de la toile pour les modeler en 3D. Le volume était l’étape logique attendue de cette recherche plastique où domine la monumentalité. La spiritualité sous- tendant toujours son travail, on ne peut se passer de l’analogie avec les cairns néolithiques ou des empilements de pierres tibétains. C’est le moyen pour l’artiste d’attirer notre attention sur la nature, d’écrire une ode à notre terre nourricière. Il endosse alors le rôle du chamane en dialogue avec les éléments. Et nous voilà replongés dans la philosophie taoïste que Ma Desheng n’a jamais vraiment abandonnée, où l’homme n’est pas au centre du système mais un élément appartenant à un grand tout. Il n’a aucun droit sur la nature qu’il se doit de respecter et avec laquelle il ne peut que vivre en harmonie. C’est guidé par le « souffle vital » – le fameux qi – qu’il peint. Il trace le contour de ses [silhouettes] à la fois avec un trait contrôlé, défini et à l’aide d’un geste libre, lyrique. Ces touches contraires et complémentaires participent de l’équilibre et de la dynamique de la toile, alliant douceur et force, subtilité et sensualité. » – Stéphanie Pioda, 2014

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Galerie Wallworks Paris
4 rue Martel
75010 Paris
09 54 30 29 51
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