Une vache crucifiée dans une église en Belgique ! Par Nicole Esterolle (Billet d’humeur)

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Une vache crucifiée dans une église en Belgique ! Par Nicole Esterolle

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On avait vu ce type de performance très transgression art contemporain du côté de Perpignan, il y a une dizaine d’années. L’artiste français Bustamente avait fourré un gros camion dans une chapelle. Lequel camion fut très vite enlevé par le maire de la ville (pourtant pas FN) sous les hurlements à la censure des blaireaux culturels locaux. Le procès intenté par Bustamente à la municipalité lui rapporta 80 000 € de dommages et intérêts (pour destruction d’œuvre d’art), lui donna aussi une notoriété internationale qui lui permit d’obtenir le poste de Directeur de l’école des Beaux-Arts de Paris et d’entrer ensuite à l’Académie des Beaux-Arts…(vérifiez : je n’invente rien)

En Belgique, aujourd’hui, la crucifixion de la vache avait l’accord de Monseigneur l’évêque Patrick Hoogmartens qui fait partie de ces nombreux ecclésiastiques qui , pour exprimer leur modernité et leur ouverture d’esprit, affichent une admirative ferveur pour le « Piss Christ » du financial artist Andrés Serrano.( Photo d’un crucifix trempé dans l’urine : une œuvre de très haute spiritualité selon Yvon Lambert qui l’a dans sa collection…Ici la vache a été trempée dans la piscine de lait située au-dessous de la croix)

Une quinzaine de croyants se sont cependant rassemblés dans l’église de Kuttekoven à Looz (Limbourg) pour prier et protester contre cette « image satanique et injure dégoûtante à Dieu et au catholicisme » et « restaurer l’honneur » de l’église. Le petit groupe était muni de rosaires, d’une croix et d’un panneau adressant un message clair à l’artiste et à l’évêque Patrick Hoogmartens: « Arrêtez le blasphème – Priez pour la réhabilitation ».

 

« Nous sommes déçus par Patrick Hoogmartens », a déclaré Dries Goethals, directeur du Katholiek Forum. « Il n’a rien entrepris contre cette soi-disant œuvre d’art parce qu’il veut éviter le conflit. Il est terrifié par les médias. C’est pourquoi nous sommes venus prier ici, parce que le catholicisme est déshonoré. »

 

L’artiste Tom Herck était présent. « Je suis content que vous soyez venus », a-t-il répondu aux croyants. « car Chacun a le droit d’avoir sa propre opinion. »…Hou le faux-cul ! Selon lui, en effet, son œuvre n’insulte pas la religion catholique mais a pour but de dénoncer la surconsommation de viande bovine et la souffrance animale dans les abattoirs (Tout comme le camion de Bustamente devait, autant qu’il m’en souvienne, dénoncer l’insécurité routière)…Ben voyons Ginette !

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Découvrir le livre de Nicole Esterolle
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Cet ouvrage se propose comme remède reconstituant, régénérant, reconstructif, pour panser les plaies vives résultant de quarante années de « déconstruction », de « burénisation », de « désartification » systématique de l’art, et de persécution de la peinture.

Il apportera, je l’espère, informations et éléments de réflexion, de façon aussi ludique et roborative que possible, afin de nettoyer le paysage de l’art de ses monstrueuses enflures dites contemporaines, lesquelles, en obstruant la vue, la vie de la pensée, et la respiration des citoyens, empêchent la révélation de la création d’aujourd’hui, qui n’a jamais été aussi belle, abondante et diversifiée.

La preuve de l’existence et de la richesse de cette création est donnée à la fin de ce livre, avec une liste, non exhaustive, de quelques 2500 artistes que j’ai « cueillis » en me promenant sur internet, et que j’aime. Chacun d’eux est libre, habité, inventif, courageux, généreux, déterminé, sincère, intègre, unique, surprenant, et réellement « contemporain ».

Je souhaite que ce livre, qui est l’indispensable « matérialisation papier » souhaitée par beaucoup des lecteurs de mes chroniques sur internet, puisse bénéficier de votre amical soutien pour sa diffusion auprès de tous ceux que le sujet est susceptible d’intéresser. Grand merci à vous tous.

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Je remercie mes amis

Aude de Kerros, Christine Sourgins, Jean-Pierre Cramoisan, François Derivery et Christian Noorbergen, pour leur aimable et complice contribution aux définitions de quelques-uns des mots de cet abécédaire.

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