Chronique n°75 par Nicole Esterolle : L’inepte art-contemporain en 92 mots (Billet d’humeur)

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Arno Andrey / Suggestion Nicole Esterolle
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L’inepte art-contemporain en 92 mots

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Au sommaire de cette chronique n° 75

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A – un livre et des images

1 – 92 mots pour un abécédaire récapitulatif de l’art dit contemporain

2 – Quatre cents magnifiques nouvelles œuvres

B- Chronique de l’inepte ordinaire en AC

1 – De la traçabilité de l’œuvre d’art

2 – Bientôt des centres de déradicalisation au duchampisme

3 – Marcel Duchamp, le grand béant ontologique

4 – 500 000 euros détournés au profit de la mafia de l’art financier.

5 – « Modernité liquide » et « Déflagrations esthétiques contemporaines » : ça galimatiasse savamment pour la Biennale d’art contemporain de Lyon

6 – Ecole de Nice : le retour des vieux bourrins

7 – Bourdieu et le pédago-duchampisme

8 – La laideur comme instrument de pouvoir des puissants

9 – Tiens encore un machin contemporain !

10 – Au 104 , l’art d’Etat bétonne à fond

11 – À fond les caisses !

12 – Encore un schtroumpf brouilleur de lignes et casseur de codes

13 – Catherine Millet à la maison de la poésie

C – Initiatives diverses et belles

1- Les 22 facteurs possibles du déclin du marché de proximité ou premier marché

2- L’Affabuloscope de Claudius Cap Blanc va réouvrir !

3 – Quand les artistes envisagent de reprendre leurs affaires en mains propres

4- TRAKT, nouveau et surprenant magazine post-brut, africain, tripolaire, anticapitaliste et néo-singulier

5- Artbook, annuaire des artistes par ville ou région

6 – Une galerie d’un nouveau type à La Baule

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A – un livre et des images

1– 92 mots pour un abécédaire récapitulatif de l’art dit contemporain

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Mon livre « ABC de l’art dit contemporain » vient de paraître aux éditions Jean-Cyrille Godefroy.

C’est une plongée que j’espère amusante et réconfortante dans ce monde délirant où l’inepte est roi.

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Le sourire de Jeff Koons après lecture de mon livre
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En voici le sommaire pour vous mettre en appétit pour sa lecture:

Absence – Et si l’Art dit . contemporain . n’.tait, tout simplement, qu’une absence d’art ? Et si la vocation internationale de l’Art dit contemporain .tait inscrite dans cette absence ? Et si cette absence n’.tait fi nalement que signe d’appartenance de classe ?

Ad hitlerum – Quand les « gauchistes artcontemporainophiles » se font les idiots utiles de l’extrême-droite

ADIAF – Club des riches collectionneurs de l’inepte officiel

Aillagonie – Moralisation et aillagonisation de la vie publique

Amalgame – Les imbéciles amalgament bien

Authentique – De l’authentiquement faux en Art dit Contemporain

Bal jaune – Un grand moment d’Art contemporain : le “bal jaune” post-FIAC

Bandaisons – Que vois-je ? Encore des bandes verticales ?

Bankable –Le produit Art contemporain . bankable ., est un eff et de commerce réescomptable par un établissement financier auprès d’une banque centrale, par Aude de Kerros

Baragouin – Terrifiant baragouin . la galerie Art et Essai de l’Université de Rennes

Bénitude – De la plénitude de la bénitude : “Tout est art ?” , par Christian Noorbergen

Bien-parlance – Bien-pensance, bien-picturance et bien-finance

Bigoterie – La bigoterie Art contemporain est sans spiritualité et radicalement antilaïque

Carnage – Arrêtez le carnage ! Il faut fermer dare-dare les écoles d’art ! L’ahurissant témoignage d’une ex-élève de l’école des Beaux-Arts de Bordeaux

Censure – Les ligues de vertu ne sont plus ce qu’elles étaient

Chabichou – En Charentes et Poitou, (tradition du goût) : un « Rien à voir » qui sent fort le bouc

Charognard – Au couronnement de l’empereur des charognards, Ai Weiwei

Chevalier blanc – Luc Ferry, un chevalier blanc… pas très blanc.* Cochon –Dessine-moi un cochon !

Consanguinité – à l’Ensba-Lyon, une nouvelle portée de petits crétins consanguins avec félicitations du jury vient de naître

Contemporain – Schizophrénie sémantique : êtes-vous un « artiste contemporain » ou seulement un « artiste » ? Par Aude de Kerros

Contrefaçons – Un homme qui fait semblant d’être une poule et un Bernard Arnault, qui fait semblant de réhabiliter le défunt musée des arts et traditions populaires – Par Christine Sourgins

Cotation – Un véritable fléau pour l’art vivant

Couvre-chef – Fabrice Bousteau, ministre de la Culture !* Critique –La critique d’art française ne va pas bien…

Cuisine – Bientôt une D.A.C. “D.l.gation aux Arts de la Cuisine” au ministre de la Culture ?

Déchetterie – « Dans 20 ans, 80 % des oeuvres des fracs seront invendables » affirme le Président de la foire internationale de Bâle, Marc Spiegler

Décroissance – Vive la décroissance ! Un texte que j’ai écrit pour le journal « La décroissance »

Déni –Un flagrant d.ni de la réalité toxique des FRAC

Dimanche – Scandale au salon de Montrouge : un « peintre du dimanche » ne peignait que le mardi !

Doute – Voici deux textes : l’un méchant, l’autre gentil, que j’ai écrit sur Ben et son doute existentiel

DRAC – à quoi s’y activent les « conseillers artistiques régionaux » ?

Écologie – Mon entretien avec le magazine écolo Reporterre.

Ego – Selon une étude récente du professeur Yi Zhou, les artistes avec un gros ego sont les plus chers sur le marché.

Égouts – à Nançy, les plaques d’égout valent leur pesant d’or culturel

Élites – à propos de la « débâcle des élites ».

Élus du peuple – Les artistes en appellent aux élus du peuple.

Enfer – Un Enfer de l’art pavé d’or et de bonnes intentions.

Enseignement – Pourquoi l’enseignement artistique en France est-il aussi nul ?

Excellence – Un institut des artisanats d’excellence au service du luxe Vuitton.

Extrême – L’extrême de l’inculture, par Christian Noorbergen

Fécal – L’art en France ou le triomphe de la fèce.

Gigantisme – Plus c’est gros, mieux ça passe…

Godasse – éloge de la godasse, par Jean-Pierre Cramoisan

Incompétence – Art contemporain : là où l’incomp.étence et le ridicule sont qualifiants

Immatériel – Un indiscutable sujet de non – discussion

Inquestionnement – Quand les non-peintres inquestionnent la non-peinture.

Insoumis – La plasticienne conseillère culturelle de Jean-Luc Mélenchon est une adepte de l’autre insoumis, Marcel Duchamp !

Liturgie – étrange liturgie

Mammouth – Mammouth explose les prix

Marcelin – Medhi Meklat, alias Marcelin Deschamps a été inspiré par Marcel Duchamp

Militance – La MAIF, assureur militant, donne son prix d’art contemporain à un schtroumpf voyeuriste.

Monochromomaniaque – L’art monochromomaniaque et non représentationnel.

Moquette – Elle a humé la moquette.

Morale – Pour une moralisation du champ de l’art.

Mouches – Deux dompteurs de mouches, acteurs majeurs de la bouffonnerie artistique

officielle francaise.

Nauséabond – Le ministre me trouve “franchement nauséabonde”

N’importe quoi – Monsieur Nimport’ quoi, agent multi-casquettes de l’art officialocontemporain.

Norvège – François Hollande en état de sidération devant une oeuvre d’art contemporain

norvégien.

Objets d’art – “Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?”, par Christian Noorbergen

Obscurantisme – Quand les obscurantistes bretons résistent outrageusement à l’invasion de plantes vertes dans l’Art contemporain.

Onfray – Le professeur Onfray a toujours quelque chose à dire

Orgasmes mentaux – L’art minimalo-conceptuel : un plaisir cérébral extatique proche de l’orgasme

spirituel des grands mystiques.

Pastis – Non, le Prix Ricard n’est pas un éléphant rose !

Pénis – De la peinture au pénis

Pervers – Le pervers à l’oeuvre à l’ISBA de Besançon

Petit pas – Thomas Pesquet, l’astronaute français, s’apprête . placer l’Art dit contemporain sur orbite… Un grand pas dans l’hilarité stratosphérique. Par Christine Sourgins

Politique – L’art est la tache aveugle des visions politiques, par Christian Noorbergen

Pompe à fric –Boltanski est un faux modeste qui cache une vrai égo-pompe à fric

compassionnelle et un compte num.rot. chez HSBC pour engranger des gains d’environ un euro par seconde !

Poubelles – Les poubelles, c’est la vie !

Révolte – La révolte fromangère enfi n Pompidolisée

Riches – Culture pour les riches et Art Contemporain de classe

Simplification –Pour mieux comprendre ce qui se passe en art comme ailleurs, il faut simplifier en mettant d’un côté les Méchants et de l’autre les Gentils

Squatologie – Un sujet en or pour les psycho-sociologues

Streetartose – Inquiétante épidémie de streetartose dans le monde de l’art

Stupid art unlimited – De la sur-intellectualisation de l’inepte

Supports-surfaces – Une très subversive invagination de la picturalité sur elle-mème

Syphilisation – De la folie syphilisatrice de l’art dit contemporain, par J-P. Cramoisan

Syndicalisme – Les syndicats d’artistes ne servent plus à rien

Tabou – Les mots « beauté » et « œuvre » comme tabous sémantiques, par Aude de Kerros

Tabouret – De la fonction transcendantoire du tabouret dans l’art du contemporain, par Jean-Pierre Cramoisan

Tas – Le tas comme signe avant-coureur de la proche disparition de l’Art dit* contemporain, par Jean-Pierre Cramoisan

Toxique

Le financial art contemporain est bien cancérigène

Transgression – Transgressions frivoles et transgressions vitales, par Christian Noorbergen

Troie – Le Cheval de Troie du minist.re entre à l’Académie des Beaux-Arts

Vélo volé – L’État a perdu de vue 23 000 oeuvres des collections publiques !

Visuels – Voici les visuels de 2 500 artistes occultés par la bien-pensance, la bien

parlance et la bien-finance conjuguées, de l’art officiel et/ou spéculatif

Zéro – Jongleurs de zéros et dompteurs de concepts

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B- Chronique de l’inepte ordinaire

1 – De la traçabilité de l’œuvre d’art

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C’est nouveau.

Ça vient de sortir.

C’est l’ADAGP qui vient d’inventer ça.

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faut-il vraiment garder trace de l’inepte processualo-discursif
duchampo-postural, et de la « force de son histoire »?
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C’est la grande transparence ! Chouette ! On va pouvoir savoir si telle œuvre a été traitée à la subvention ou si elle est originellement pure et non polluée. .. On va savoir si telle œuvre conceptuelle ou immatérielle peut être « traçabilisée » ou non … On va savoir notamment comment, par quelle chaine d’acteurs, par quel embrouillaminis de responsabilités, par quel très complexe processus administratif, cette œuvre (image jointe) de la jeune artiste émergente Eva Marisaldi figure dans la collection du FRAC -PACA.

 

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une oeuvre de Eva Marisaldi de la coll. FRAC PACA,
dont il conviendrait en effet de « tracer » la genèse.
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C’est donc une idée qu’elle est presqu’aussi bonne que pour le traçage la viande avariée, et qui nous vient de l’ADAGP, organisme officiel de récolte des droits d’auteurs pour les images publiées des d’œuvres des auteurs graphiques et plastiques qui ont cotisé à cet organisme. Récolte justifiée, comme l’est celle des droits d’auteur des musiciens pour la SPADEM (Ceci dit, je me demande si je ne risque me faire méchamment taxer par l’ADAGP pour avoir publier ici l’image de la palette blanche de Marisaldi)

La traçabilité de l’art sera donc l’objet d’un colloque le 28 septembre prochain à l’Institut national de l’Histoire de l’art (INHA) avec des interventions de sommités d’experts du monde de l’art (voir liste sur lien joint) …et qui se propose « d’ interroger le parcours des œuvres dans l’écosystème culturel et de comprendre le parcours de l’oeuvre, de sa création à sa distribution ou circulation, au sein du marché de l’art et des institutions muséales. »

Bon, très bien ! mais permettons-nous de dire que nous trouvons que cette interrogation reste dans le pur théorique hors-sol et qu’elle est pour le moins superfétatoire voire déplacée, quand elle s’énonce avec autant de solennité dans ce champ de ruines que sont devenus aujourd’hui les mécanisme de reconnaissance et de légitimation de la création plastique.

Permettez-nous aussi de soupçonner que cette interrogation est, pour l’ADAGP, une façon de se racheter de l’échec patent de la mise en place du « droit de suite », opération ultra complexe qui consistait à faire bénéficier à l’auteur d’une œuvre d’une partie des plus-values éventuellement affectées à celle-ci au cours de ventes successives …un vrai casse-tête bureaucratique ! Une de ces bonnes et généreuses idées, comme celle du « droit de monstration », dont l’Enfer est pavé !

Permettez-nous enfin de penser à tort ou à raison que cette idée de traçabilité pour l’art:

-n’a aucun sens et est terriblement dérisoire, par rapport à la montagne de problèmes et de sujet de réflexion de tous ordres qui se présentent quant au statut et à la définition de l’artiste, quant à sa survie, sa reconnaissance, son désarroi devant la prolifération d’imposteurs processualo-conceptualo-discursifs, etc

-n’a aucun sens pour 95% des bons artistes de ce pays, qui sont méprisés par les institutions muséales et par le grand marché.

– n’a aucun sens pour des centaines de magnifiques artistes non conformes à la norme officielle, récemment disparus et dont on a perdu toute « trace » dans cette Somalie ravagée qu’est devenu le territoire de l’art en France

– n’a aucun sens concernant les 80% d’œuvres accumulées dans les FRAC et qui sont inéluctablement vouées à court terme aux déchetteries les plus proches

– n’a aucun sens donc pour 99% des vrais artistes et des vrais amateurs d’art

– n’a aucun sens par rapport aux sites de cotation qui existent déjà

-n’a aucun sens pour les 30% d’artistes inscrits à la MDA et survivant avec le RSA

– n’a aucun sens pour les Buren, Boltanski et Cie qui ont assez d’argent comme ça, et dont on pourrait effacer toute traçabilité de l’œuvre sans porter préjudice à notre patrimoine national.

– n’a aucun sens pour les artistes « modestes » chers à Hervé Di Rosa, lequel intervient pourtant dans ce colloque (Mon Dieu, que vient faire le gentil Hervé dans cette galère ?)

– etc., etc.

La bonne question serait donc de savoir et comprendre à quoi, à qui, comment une telle absurdité apparente peut être utile ?

Alors permettons-nous de formuler ici quelques réponses :

-il faut rappeler d’abord l’origine endogamique de cette opération d’autocongratulation au sein d’un système de pensée fermé sur lui-même et aveugle aux réalités extérieures à lui. (voir la liste des « experts de la culture et du droit d’auteurs » intervenants, qui sont tous des rouages de la mécanique …On y note toutefois la présence plutôt inattendue et réjouissante du commandant de Police, Stéphane THEFO, responsable sûreté de l’Université Lyon1, membre de l’ICMS (International Committee for Museum Security)

Ensuite dire que si l’ADAGP a tant besoin de se réactiver en ouvrant de nouveau chantiers, c’est parce qu’elle voit avec angoisse son objet et sa raison d’être disparaître , et qu’elle constate que sa fonction centrale de récolte des droits d’auteurs devient désormais impossible avec la libre circulation et la prolifération parfaitement insaisissable et incontrôlable des images d’œuvres sur internet et sur tous les réseaux sociaux… Une libre circulation de l’information qui , de fait, assure et facilite la traçabilité des œuvres sans qu’on ait besoin d’elle…

Enfin, je crois qu’il faut surtout considérer cette histoire de traçabilité comme une opération d’occultation ou de camouflage de tout ce qui pourrait être utilement l’objet d’un vrai travail d’investigation et de vraie « traçabilité » justement… Je pense ici à toutes les facteurs « en amont » , d’ordre idéologique, financier, bureaucratique, politique, spéculatif (conflits d’intérêts, collusion, détournement, accaparement des édifices publics, etc.), qui interviennent dans la reconnaissance, la légitimation et la survalorisation effarante de quantité d’œuvres ahurissantes à tous égards…

Oui, ce colloque me semble être une manifestation plutôt contre-productive pour ce qui est de la défense globale des artistes, au-delà du seul droit d’auteur. Une expression supplémentaire de l’entre-soi d’un petit milieu hors-sol, contreproductive, oui, car ce colloque-manoeuvre écran de fumée de pure diversion ne contribue, finalement, qu’à empêcher toute transparence et toute traçabilité, véritables et se faire le complice objectif des malfaisances du système dominant de fausse valorisation de l’art et faciliter le « travail » des imposteurs et faussaires de toutes sortes

Plus d’infos :

https://www.adagp.fr/fr/actualites/colloque-pour-interroger-parcours-oeuvres-d-art-dans-l-ecosysteme-culturel

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2 – Bientôt des centres de déradicalisation au duchampisme

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Le Prophète, sa casquette, son cigare,
et sa roue de vélo métaphysique
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C’est un des prochains chantiers qu’attendent le gouvernement Macron et le Ministère Nyssen… après avoir complétement remodelé l’appareil d’Etat dédié à la création plastique vivante et l’avoir débarrassé de ses milliers d’agents radicalisés au duchampisme jusqu’au trognon, par plusieurs décennies de reproduction consanguine en milieu fermé sous perfusion d’argent public…

Ça ne va pas être facile !

« Il n’y a d’art que contemporain, et Marcel Duchamp est son prophète ! » hurlent-ils en chœur dans un même élan de ferveur pour celui qui a inventé la roue de vélo et le porte-bouteilles, serrés les uns sur les autres au congrès annuel du CIPAC, les mains jointes et le regard tourné vers la Dokumenta de Cassel, la Mecque du duchampisme à laquelle il se doivent tous d’avoir été au moins une fois… Tout en vitupérant contre les impies, les apostats et les néo-réacs de tous poils qui les menacent de toutes parts.

Ça va être dur d’éradiquer cette radicalité-là, insidieuse, incrustée, cramponnée, métastasée sur tous les étages de l’institutionnalité!

Pensez-donc : on estime à 83% le taux des radicalisés dans les personnels de FRAC ; à 71% chez les critiques d’art de l’AICA ; à 95% chez les rédacteurs d’Art Press ; à 99% chez les conseillers artistiques des DRAC et les inspecteurs de la création au Ministère…quand ce taux n’est que de 3% chez les artistes répertoriés à la MDA.

Madame Nyssen, qu’on dit d’une radicalité modérée, puisqu’elle carbure plutôt aux huiles essentielles de Provence et à la tisane anthroposophique, et qu’elle s’inspire plus du gourou Michelangelo Pistoletto que du prophète Marcel, sera-t-elle en mesure de mettre en place ce grand chantier de nettoyage des Ecuries d’Augias-Arnault-Pinault et de l’arrêt définitif de l’usine à gaz débilitant fabriquée par Jack Lang ?

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 3 – Marcel Duchamp, le grand béant ontologique

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« La Fin tragique de Marcel Duchamp » (1965)
par Gilles Aillaud, Eduardo Arroyo et Antonio Recalcati,
(Musée de la Reine Sophie-Madrid)
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Deux ou trois fois par semaine j’ai droit à cette même rengaine: « Oui, mais Duchamp, n’a rien à voir avec la bande de tarés consanguins qui s’en réclament…Duchamp c’était autre chose »

Ah bon ! Alors c’était en quoi autre chose?

Et dès lors qu’on se pose cette question, on est piégé, aspiré par le vide, enrôlé dans le chœur de duchampolâtres pour se joindre à leurs autistiques incantations à la providentielle absence.

Car oui, Duchamp est une absence en – soi, pour – soi et hors – de – soi, un non-événement, un non-objet, une non-pensée, un non-affect, une non-énigme, un non-peintre, un non-voyant, un non-contenu, une non-œuvre, un non-sujet, une non-question, un non-sens, un trou noir, une vacance, une vacuité, une négation, une abnégation, une dérobade existentielle, un désamour généralisé, une invagination ontologique…

Duchamp, c’est de l’intelligence pure, en-soi, première pression. C’est le lieu de réconciliation entre cette intelligence et la stupidité brute de décoffrage.

« Duchamp, c’est l’homme le plus intelligent de ce siècle » disait André Breton ironiquement, pour dire en fait que cette intelligence-là n’était que pure stupidité.

Duchamp, c’est l’ impérialisme du néant, la béance aspiratrice de mots, le piège auto-piégeant, le vivre de rien, le croire en rien, l’art du déjà fait et du plus rien faire…

C’est un rien glandeur, qui passait par hasard devant la maison des surréalistes, y a vu de la lumière et y est entré par effraction et les a fait rigoler un moment.

Un rien qui, n’ayant pas existé ou n’ayant existé autrement que dans sa non-existence revendiquée, n’eût rien changé, s’il n’avait pas été là, à l’histoire officielle de l’art en tant qu’imposture, puisque celle-ci en aurait trouvé facilement un équivalent.

Un rien vieux farceur, qui s’auto – dénigre, s’auto-dévore, s’auto-alimente, s’auto-détruit et s’auto-conchie en permanence, pour renaître sans cesse de ses propres fèces.

Un rien au carré ou au cube, indestructible par définition, irréductible par nature à quelque analyse que ce soit.

Un rien postural, sociéto-questionnatoire et briseur de codes

Un rien spiralé et auto-centré comme l’arrogant nombril de Père Ubu.

Un rien comme les nouveaux habits de l’Empereur.

Un rien qui donne la permission à Pinoncelli de fracasser son urinoir ou de pisser dedans.

Un rien qui n’en donc à rien à foutre de rien, de tout et de lui-même.

Un rien qui trahit sans cesse sa propre cause, qui dénie autant son existence que sa non-existence, qui répète à ses adorateurs que tout cela ne le concerne en rien, et qui pour cela est de plus en plus adulé par eux.

Un rien à la fois combustible et comburant pour la machine à gaz bureaucrato-ministérielle et pour la pensée fuligineuse de ses employés.

Un rien compact comme la crotte de nez excrétée du cerveau d’un critique-historien d’art membre de l’AICA et diplômé de St – Charles.

Un rien comme lien social et générateur d’entre-soi dans la communauté des sbires de la guépéou artistique d’Etat .

Un rien intello-gigolo gourou newyorkais pour richissimes douairières emperlousées, prophète donc de la fainéantise aristocratique et de l’art du rien faire mais de le faire savoir, car rien de tel que le rien pour communiquer efficacement. Puisque rien, ce n’est pas rien, si on l’explique abondamment ou si l’on maintient sur le sujet un savant mystère ou une suspicion de signification cachée ou accessible aux seuls initiés…

Un rien de 8,5 cm de large entre deux bandes verticales noires de Buren.

Un rien propulseur d’orgasmes mentaux chez Catherine M.

Un rien en tant qu’immatérialité ou anti-matière, qui peut aussi être l’objet d’un cursus universitaire à St Charles

Un rien en forme de grosses bulles spéculo-conceptuelles comme le sont les financières , les Balloon-dogs de Koons, le gigantesque porc gonflable de Mac Carthy, ou la rhétorique barbe-à-papa de Bernard Blistène.

Un rien qui est même la meilleure chose qui puisse arriver à ceux qui ne réussissent jamais à rien.

Un rien n’importe quoi, boîte-en-valise, porte-bouteille, roue de vélo, pelle à charbon, etc…

Un rien comme objet de ferveur religieuse : « Seul le rien est grand et Marcel Duchamp est son prophète »

Un rien qui plaît aux nantis parce qu’ils n’ont justement plus besoin de rien .

Un rien qui plaît aux idiots, parce que là ils comprennent qu’il n’y a rien à comprendre et que ça les arrange bien.

Un rien qui plaît aux directeurs de FRAC, qui ne comprennent rien non plus à l’art et ont été choisis pour cela afin de mieux obéir à l’idéologie ministérielle.

Un rien qui, dans cette histoire de l’art duchampien dit contemporain, devient signe de distinction et attribut du snob et du dandy : la classe quoi, à peu de frais!

Un rien qui est l’ expression d’un raffinement suprême et d’infinie délicatesse de cœur et d’esprit pour ceux qui n’en ont pas.

Un rien comme placebo ou panacée homéopathique universelle., comme plus ultra-dilué dénominateur commun qui plaît à tous , aux riches comme aux pauvres, à la gauche insoumise et à la droite néo-libérale, aux bidochons ruraux comme aux cultureux urbains, aux traders cocaïnés comme aux oligarques russes ivrognes et incultes.

Un rien signe de haute distinction sociale, de supériorité morale et culturelle, de pureté intellectuelle, d’appartenance de classe et à une élite si douée qu’elle est capable de transcender à vide.

Un rien vecteur de connivence entre nantis de tous pays et initiés de haut-vol pour mieux voyager ensemble dans une vacuité mondialisée.

Un rien consubstantiel donc à l’internationalité et à la contemporanéité de l’art.* Un rien qui qualifie le creux et surtout ce qu’il y a autour.

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En illustration :

« La Fin tragique ou l’assassinat de Marcel Duchamp »

œuvre collective en 8 tableaux réalisée en 1965 par Gilles Aillaud, Eduardo Arroyo et Antonio Recalcati, qui entend ridiculiser « l’idéalité de l’acte créateur » incarné par Duchamp, et dénoncer aussi le rôle du marché USA et de la CIA dans cette affaire. Œuvre irrévérencieuse que l’Etat français s’est empressé de fourguer aux espagnols.

La première présentation eu lieu en octobre 1965 dans le cadre de l’exposition « La Figuration narrative dans l’art contemporain »; Chaque tableau mesure 160 cm de haut. Cette œuvre est emblématique de la Figuration narrative et a été représentée dans le cadre de l’exposition, en 2008, Figuration narrative Paris, 1960 – 1972

Actuellement le polyptyque est la propriété du Musée Reina Sofia à Madrid

Explicite, le titre de l’œuvre désigne le dessein d’une œuvre collective qui, résolument provocatrice, figure l’assassinat du père de l’art contemporain Marcel Duchamp (1887-1968). Outre les trois copies de pièces emblématiques de Duchamp (Nu descendant l’escalier n°2, Fontaine et Le Grand Verre), cinq panneaux composent une séquence délibérément narrative.

Le récit, à l’instar d’une intrigue policière, montre les exactions successives des trois artistes depuis l’interrogatoire de Duchamp, son meurtre et la liquidation du cadavre jeté du haut d’un escalier. Dernier opus du brûlot, la scène finale transforme les acteurs du Pop Art et du Nouveau Réalisme en porteurs d’un cercueil recouvert du drapeau américain.

Exacerbant la collusion d’artifices conventionnels avec des méthodes séditieuses, cette peinture iconoclaste entendait malmener « l’idéalité de l’acte créateur » incarné par Duchamp.

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Un commentaire de Jean-Pierre Cramoisan

Nicole, tu lui as mis une jolie rincée d’acide au père Duchamp. Évidemment, tu ne vas te faire des amis auprès des orthodoxes du messie notoire de la « chose mentale », illusionniste de l’urinoir, bref, l’inséminateur de trous noirs. J’ai même entendu dire de Duchamp, avec toutes les malices qui siéent si bien à l’avantage de l’immodération, qu’il était un phénomène anthropologique.

L’histoire des rébus, des cela est et cela n’est pas, l’objectalisme même aidé, la mascarade littéraire détournée ne font plus vibrer. C’est une vieille marmite pleine de rogatons réchauffés.

Le problème avec Duchamp c’est que l’on ne peut éviter son héritage-inventaire encombrant tant on est pris dans le verbeux entonnoir de quelque bric-à-brac ésotérique. Et c’est là-dessus ou là-dedans que les inondés de béatitude et autres limiers du néant nous attendent avec leur enfiloir à mouches. Comment attraper ce qui est inattrapable ?

Pourquoi est-on aussi obsédé par ces non-choses plutôt qu’à leur destination ? Peut-être parce que le discours, et rien d’autre, en préserve la supercherie. Ce qui semble intéressant en revanche ça serait de parler du butoir duchampien, du guet-apens, du traquenard, des différentes chausse-trappe qui jalonnent son œuvre (mais au fait, s’agit-il vraiment d’une œuvre ?), bref ce qui constitue tout ce qu’il a pu intégrer, dévoyer, détourner, falsifier, susciter en controverses multiples autour de balivernes littéraires, extorsion du réel et malentendus désastreux.

Rester droit dans son Duchamp ; voilà l’orthodoxie ! Se cacher derrière toutes sortes de fatrasies perfides qui, non content de te laisser les neurones sur les bottes, te font passer pour un réactionnaire.

Quand le galeriste Templon balance sur l’art contemporain français malade du duchampisme: « «L’intelligence française», celle dont le père tout-puissant s’appelle Marcel Duchamp, que je prends pour un grand mystificateur, a provoqué des dégâts considérables sur notre création picturale. Quelle est aujourd’hui la place internationale de nos peintres en face de ceux de l’Allemagne: Georg Baselitz, Gerhard Richter, Anselm Kiefer, Sigmar Polke ( bien loin du duchampisme considéré par eux comme une catégorie intellectuelle) qui ont été soutenus sans relâche par toutes leurs institutions.«

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4 – 500 000 euros détournés au profit de la mafia de l’art financier. Un scandale de plus !

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un travail de Cline Cléron soutenu par la FNADG
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Les 500 000 euros de dotation annuelle pour la FNAGP ( Fondation Nationale pour les Arts Graphiques et plastiques )détournés régulièrement au profit de la mafia de l’art financier : un scandale parmi tant d’autres dont plus personne ne s’offusque.

Cette dotation destinée au départ, à aider les artistes plasticiens sans distinction de style ou tendances, est aujourd’hui réservée en exclusivité, ici comme ailleurs dans le système, aux seuls créateurs conceptualo-posturaux, futures stars de financial art international soutenus à la fois par le Ministère et le grand marché spéculatif…Une aberration, une injustice très contre productive en termes de soutien véritable à la création vraie… Bref, encore un scandale majeur…

…Et une preuve de plus de la collusion éhontée qui s’est établie entre l’appareil public d’Etat et les réseaux spéculatifs artistico –mafieux du marché international…Preuve patente en effet , quand on voit que le président de cette Fondation, Mr Guillaume Cerruti, est le directeur de Christie’s – monde (de François Pinault) après avoir été le directeur de cabinet d’Aillagon au Ministère de la culture..Le même Aillagon ayant été ensuite au service du même Pinault pour lui offrir le Château de Versailles sur un plateau pour valoriser le titre financier Koons…Le même Aillagon suivi par Madame Pégard (nouvelle venue dans le comité mécénat de la fondation) pour la direction du Château de Versailles et l’expo Anish Kapoor –Vagin de la reine….Etc. Etc….

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je vous place ci-dessus un doc sur cette fondation totalement dévoyée de sa fonction initiale

et les œuvres de deux artistes que cette invraisemblable fondation soutien aujourd’hui:

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1 / Estrid Lutz & Emile Mold
2 /  florent plugnaire
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5 – « Modernité liquide » et « Déflagrations esthétiques contemporaines » : ça galimatiasse savamment pour la Biennale d’art contemporain de Lyon

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1/ l’inévitable tas pour faire contemporain
2/  l’inévitable poubelle plastique
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je ne retrouve pourtant pas pour cette édition 2017 la pétillante absoncité ,la coruscante logolalie, la réjouissante pédanterie, l’inextrabilité langagière, le savant galimatias, dont Mr Raspail, son directeur, est coutumier, que j’attends à chaque fois avec impatience, qui fait la joie de mes amis poètes et autorité dans les milieux culturels lyonnais.

Je vous livre tout de même un petit extrait de son docte babil : « Cette biennale, dit-il, veut réfléchir à la notion complexe de modernité. Elle a opté pour une conception proche de celle du sociologue Zigmund Bowmann et de son idée de modernité liquide : ces flux et cette vitesse qui, tout à la fois, connectent et disjoignent les gens entre eux (…) l’art et l’espace se biomorphent, s’ouvrent sur des projets qui remettent en cause l’abstraction de la modernité européenne afin d’en réévaluer la portée, à l’échelle du monde( …) les Mondes flottants de la Biennale de Lyon sont traversés par le vent des soulèvements libertaires, des fulgurances poétiques et déflagrations esthétiques contemporaines. » …gniark! gniark!

Je vous joins deux images de ces « déflagration esthétiques » que l’on peut voir à la Sucrière: l’une lourdement contemporaine constituée d’énormes blocs de béton de démolition, l’autre , à meilleur quotient de flottabilité, constituée d’énorme sacs poubelle gonflés à on ne sait quel gaz d’émanation purement cervicale….( d’une façon générale, on peut considérer les oeuvres d’art dit contemporain, comme des gaz malodorants s’échappant de cerveaux gravement malades…et servant de caution au délâbrement socio-psycho-mental de la plupart des visiteurs admirateurs de cette Biennale)  

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6 – École de Nice : le retour des vieux bourrins

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La fameuse corde à noeuds des années 80
du support-surfacien Claude Viallat
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Quatre lieux à Nice réquisitionnés pour la célébration du soixantedixenaire de l ‘ Ecole dite de Nice.

Alors qu’il y a quantité de nouveaux et excellents artistes à découvrir à Nice comme ailleurs, et bien non ! on nous ressort encore les mêmes antiques badernes de la naphtaline de leur retraite dorée d’ex- prof de la villa Arson ou d’autre élevage de poulets décérébrés. On nous ressert la même vieille soupe historisciste et le même fond de sauce avarié depuis longtemps, avec les sempiternels Devade, Dolla, Viallat, Buraglio, Pages, Saytour, Cane, Ben, etc…Ah, Fluxus, c’était le bon temps ! Ah, supports-surface ! Gniark ! Gniark !

Et Viallat de nous ressortir ses fameuses cordes à nœuds des années 70-80, et Dolla ses salopages de plages dites « restructurations spatiales » auxquelles est consacrée une expo entière(voir image jointes et lien joint)

Et puis on a ressorti aussi Aillagon ( tonton – les- bons –plans), comme curator d’une expo rappelant l’histoire de Nice, les vieilles pierres, pour faire contre-point à l’avant-gardisme échevelé de la fameuse école qui a « cassé les codes » et fait « énormément progressé la création française » à l’international.

Il faudrait assurément investiguer sur leurs raisons profondes, leurs intérêts cachés, pour comprendre l’utilité de tels remémorations ou ressassements débilitants.

Je me souviens d’un ami qui avait entrepris , il y a 25 ans environ, de faire un livre d’interviews des principaux protagonistes de l’ « école de Nice », et qui me disait que tous lui avaient affirmé n’avoir rien à voir avec cette histoire et avec cette école « bidon » selon eux…

Alors, affirment-ils toujours la même chose aujourd’hui

http://ecolesdenice2017.nice.fr/fr/exposition-mamac

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7 – Bourdieu et le pédago-duchampisme

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Une oeuvre de Hans Haacke pour la biennale de Venise.
Il a défoncé le seuil du pavillon de l’Allemagne
pour dénoncer je ne sais plus quoi
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Jean-Michel Blanquer, notre nouveau ministre de l’Education nationale semble vouloir sérieusement remettre en question la bien-pensance dominante des « pédagogistes » très inspirée de Bourdieu…(Il est vrai que la cuistrerie langagière de nos « pédagogistes » vaut bien celle de nos critiques duchampistes)

La question conjointe que l’on peut se poser donc est celle-ci : Françoise Nyssen, notre nouvelle ministre de la Culture, va-t- elle, dans son domaine , engager la même remise en question « réactionnaire » de la bien- pensance régnante des duchampistes très inspirée aussi de Bourdieu et notamment de sa connivence avec le très postural et sociétalo-questionneur financial artist Hans Haacke avec qui il avait d’ailleurs écrit un livre ?

Autrement dit : puisque pédagogisme et duchampisme sont de même nature ou extraction idéologique dans leurs champs respectifs , Nyssen va-t-elle être entrainée dans la même remise en question ?

Je vous avoue que je n’y crois pas beaucoup…Et vous qu’en pensez-vous ?

ci-joint une oeuvre symbolique de Haacke,:le sol du pavillon de l’Allemagne à Venise, qu’il avait rageusement défoncé pour dénoncer je ne sais plus quoi

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8 – La laideur comme instrument de pouvoir des puissants

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la laideur transcendée par l’argent (oeuvre du financial artist Hirst)

 

« La violence symbolique est une domination sociale. C’est un processus de soumission par lequel les dominés perçoivent la hiérarchie sociale comme légitime et naturelle. Les dominés intègrent la vision que les dominants ont du monde. Ce qui les conduit à se faire d’eux-mêmes une représentation négative. » nous disait Pierre Bourdieu tout en intégrant lui-même « la vision du dominant Hans Haacke…mais qu’à cela ne tienne.

Voici une œuvre de Damien Hirst faisant partie d’une grande expo de l’artiste que l’on peut voir actuellement chez François Pinault à Venise.

Cette image nous amène à nous poser la question suivante : et si la « beauté » pour les ultra-riches et les puissants de ce monde (tout comme pour les fonctionnaires de l’art du ministère qui sont à leurs bottes) n’était pas le contraire exact de ce que ce mot veut dire ?

Et si la « beauté », pour eux, ne pouvait être que souffrance, effroi, morbidité, abjection, absurdité, perversité, horreur à l’état brut et sans aucune mise en forme permettant de la sublimer.( D’où l’interdiction d’employer ce mot parmi cette caste d’initiés)

Et si de telles « œuvres » n’avaient d’autre fonction que d’installer une sainte terreur auprès des gens, pour mieux consolider la puissance bureaucratico-financière qui tient le monde ?

Je ne vois en effet pas d’autre explication à l’existence de genre d’œuvres, sans aucune invention formelle, sans poésie, sans mystère, sans nécessité interne, d’une bêtise, d’une laideur et d’une toxicité terrifiantes à tous égards.

( Notons que ce genre de tumeurs ou chancres mous, se fixent le plus souvent sur des lieux patrimoniaux d’une grande beauté, comme pour en ajouter dans l’abjection.

Notons aussi que cette démonstration de force dans cet étalage de l’horreur, a aussi pour but de raffermir la cote de Damien Hirst sur le marché spéculatif international, puisque celle-ci est en chute libre depuis que ses animaux dans le formol commencent à se décomposer et à sentir très mauvais)

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9 – Tiens encore un machin contemporain !

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Et voilà le travail de la schtroumpfette émergent Eva Taulois!
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Ce truc tricolore figure dans l’expo de la schtroumpfette émergente canadienne Eva Launois à la galerie lyonnaise grassement subventionnée BF15 (du nom de la fameuse variété de pomme de terre à frites)

Intitulé de l’expo « Make Yourself Comfortable ». ..On fait donc anglais et international , même dans le tricolore. En Français ça fait : « mettez-vous à l’aise ! »… Ben oui ! Pourquoi se gèner ou faire des chichis? Puisque c’est aux frais de la princesse…Puisque « l’activité de La BF15 est soutenue par la Ville de Lyon, la Région Auvergne – Rhône-Alpes et le Ministère de la Culture/DRAC Auvergne – Rhône-Alpes ».et que , comme le soulignait l’ancien adjoint municipal à la chose culturelle Patrice Beghain : « La BF15 agit pour la sensibilisation du public aux aventures esthétiques de notre temps symbolisées par la relation de l’œuvre avec le monde, avec la ville »…

Et la curateuse locale Perrine Lacroix d’en rajouter une couche bien absconse: « La formule de politesse Make Yourself Comfortable renvoie ici au contexte domestique… À La BF15, le visiteur est convié à se poser, le regard tourné vers les vitrines largement ouvertes sur les bords de Saône et la colline de Fourvière. Dans cette mise en relation constante entre l’intérieur et l’extérieur, l’artiste nous entraine dans les (en)jeux du regard qu’instaurent l’expérience du paysage autant que celle de la peinture.(….) Make Yourself Comfortable n’existe pas seulement à travers ces entités “sculpturales” ou “picturales” statiques, assignées à une physicalité, à une intention ou à un récit, mais dans sa capacité d’accueil, l’exposition nous emporte dans la potentialité d’une autre histoire. »…Ben voyons Ginette !

Et , comme il se doit, c’est en « résonance » avec la Biennale d’AC de Lyon..

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10 – Au 104 , l’art d’Etat bétonne à fond

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l’orchestre des bétonnières du 104
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Depuis le 29 mars et jusqu’au 6 août, l’artiste » émergent contemporain suisse Zimoun expose ses « Mécaniques remontées » : en l’occurrence une quarantaine de bétonnières peintes en noir et qui tournent à vide…Le chant des bétonnières…

Celles-ci sont gardées en permanence par deux agents, afin que personne n’y touche . L’artiste déclare : « Dans mon travail, vous entendez ce que vous voyez et vous voyez ce que vous entendez »…Ben voyons Ginette!

« Un aspect de ma pratique est l’étude de microstructures vibratoires. L’œuvre explore le rythme et le flux mécaniques de dispositifs préparés. À la fois sonores et visuelles, des unités d’intense activité forment la base des compositions, dont la durée et les contours sont déterminés in situ. »…Gniark! Gniark! Chaque année, la mairie de Paris octroie 8,5 millions d’euros de subventions au 104-Cent-quatre, une « fabrique artistique » qui se présente comme un espace de résidence, de production et de diffusion pour les publics et les artistes du monde entier…internationalisme de l’inepte oblige .

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11 – À fond les caisses !

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des caisses et des caisses d’art contemporain au FRAC-Paca
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La Société des Amis du FRAC-PACA m’envoie cette photo des caisses renfermant les collections dudit FRAC…Eh oui, il existe des « Amis des caisses de FRAC » dans toutes les régions de France…On ne sait pas bien encore ce qui les motivent, ni quelle est la nature psycho-sociologique exact de cette étrange amitié, mais elle existe…On verra plus tard de quoi il retourne au fond.

Les amis des FRAC sont donc en général fiers de leurs caisses… et plus, semble-t-il encore que de ce qu’il y a dedans…Qu’ils n’osent aller voir, dit-on.

A propos de caisses de FRAC, un ami lillois m’a raconté une histoire assez croquignole, qui s’est passée dans le cadre de ART’UP, la foire d’art de Lille.

Les organisateurs de cette foire, avaient invité sur un stand gratuit, pour se faire bien voir de la DRAC, de Mame Aubry et des culturocrates locaux, une douzaine de schtroumpfs émergents du salon de Montrouge, sélectionnés par Michel Poitevin , « important collectionneur » et référence majeure en termes d’expertise art dit contemporain en Nord – Pas de Calais.

Ils avaient aussi dans le même accès de déférence envers l’institutionalité, offert un stand au FRAC Dunkerque, qui était alors en plein déménagement vers de somptueux nouveaux locaux. La directrice d’alors ( virée entre-temps pour harcélement moral sur son menu personnel) accepta l’offre, mais devant l’impossibilité d’ouvrir les caisses en plein déménagement, elle eu cette idée très « situationniste» d’exposer les caisses elles-mêmes, comme « questionnement sur la translation spatio-temporelle du contenant l’œuvre d’art dans son rapport au public »(Gniark ! Gniark !)…Et elle exigea que la moquette standard de son stand soit remplacée par un revêtement plus souple et agréable à la déambulation autour des caisses et favorisant ainsi le questionnement de chacun sur leur contenu… Grise mine des organisateurs devant le coût exorbitant bien évidemment du mètre carré de ce revêtement spécial cogitation… et devant l’indifférence vaguement interrogative du public vis à vis des dites caisses.

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12 – Encore un schtroumpf brouilleur de lignes et casseur de codes

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Le dispositif de Beloufa pour brouiller les lignes, casser les codes et faire de l’argent avec…

C’est un article récent du Monde , toujours à la pointe extrême de la contemporanéité artistique. C’est article de Mme Aximi, spécialiste du marché de l’art plutôt que critiqueuse d’art proprement dit.

 

« Au début des années 2010, Neil Beloufa, à peine 25 ans, déboulait dans le monde de l’art comme une météorite. En presque sept ans, le bouillonnant prodige, né en 1985 à Paris, et exposé actuellement au Musée régional d’art contemporain de Sérignan (Hérault), a coché toutes les cases : nomination aux prix Fondation d’entreprise Ricard et Marcel Duchamp, exposition au Palais de Tokyo à Paris, et au MoMA à New York, participation aux biennales de Lyon et de Venise… Le tout sans radoter avant l’âge, et en se mettant constamment en danger ».

 

« Je suis un outil du système, mais je le critique. Et plus je le critique, plus on m’achète. » dit l’artiste devant son appareil .

En savoir plus :

http://www.lemonde.fr/m-styles/article/2017/07/12/neil-beloufa-brouille-les-lignes-de-l-art-contemporain_5159592_4497319.html

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13 – Catherine Millet à la maison de la poésie

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La poétesse de l’art dit contemporain y présente son nouveau livre « Aimer Lawrence »…(comme Lady Chatterley, je présume)

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Amis de la poésie, bonsoir!

Celle qui, lors d’une conférence à l’occasion d’une journée de la femme affirma, que d’être violé (e), c’était moins grave que de se casser une jambe…Celle qui nous disait tout sur sa vie sexuelle ( dont on avait rien à secouer) il y a 15 ans, avec un livre qui fut vendu à neuf cents mille exemplaire en Corée du Sud… Celle qui fut et reste l’égérie de toute la culturocratie française duchampo-gauchiste contemporanolâtre pour avoir pendant quarante ans dénigrer l’art français et vanter l’art anglo-américain pour parachever le travail de la CIA… Celle que Philippe Sollers considère comme une sainte au même titre que Sainte Thérèse de Lisieux…Celle pour laquelle BHL ne cache pas son admiration…Celle qui est la seule critique d’art française à avoir montré ses fesses sur un quart de page dans le journal Le Monde…Celle qui fut la grande inquisitrice du fameux procès de Moscou de 1992 à L’Ecole des Beaux-Arts de Paris, pour clouer Jean Clair, Pierre Gaudibert, Jean-Philippe Domecq, et quelques autres « réactionnaires » au pilori de l’histoire de l’art… Celle qui déteste la peinture et le dessin, mais a été choisie comme marraine d’un salon du dessin contemporain… vient de sortir un nouveau best-seller…Amis de la poésie, bonsoir !

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C – Initiatives diverses 1- Les 22 facteurs possibles du déclin du marché de proximité ou premier marché

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Pourquoi les galeries d’art prospectives, ont-elles de plus en plus de difficultés à exister?

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la solution pour résoudre les problèmes du marché de proximité?
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Voici le texte que j’ai envoyé à 500 galeries prospectives

J’ouvre ici une enquête auprès de ces galeries « découvreuses », comme la vôtre, pour recueillir vos avis sur les raisons de vos actuelles difficultés à vivre ou survivre, puisque beaucoup d’entre vous, dit-on, pourraient « jeter l’éponge », puisque, me dit-on, dans telle région ou ville où l’on comptait 4 ou 5 galeries prospectives il y a trente ans, il n’en reste plus aucune.

Ces galeries, de taille humaine, aux prix accessibles, et éloignées du grand marché spéculatif, proposent des œuvres qu’on aime parce que de l’ordre du sensible et du poétique. Le constat étant, hélas, que ces galeries de proximité, qui pendant longtemps, ont constitué la partie centrale du système de reconnaissance et de légitimation de la création vivante, sont aujourd’hui victimes d’une désaffection de plus en plus grande de leur public habituel d’amateurs et d’acheteurs.

Et pourtant, jamais la création vivante en France n’a été aussi abondante, riche, diverse et de qualité.

Et pourtant il est inconcevable et impossible que les galeristes, ces « partageurs de passion pour l’art actuel» disparaissent. Un tel parachèvement de la déshumanisation de l’art est inimaginable

Alors, d’où viendrait ce « désenchantement » ? Les Français ne s’intéresseraient-ils plus à l’art ? Que se passe-t-il ?

C’est pour essayer de comprendre ce qui arrive que je viens vers vous, témoins les plus proches de ce « phénomène » inquiétant, pour vous demander (dans le cas où vous constatez vous aussi qu’il existe réellement) quels sont, selon vous, parmi les facteurs possibles du déclin du marché, ceux, cités dans la liste ci-dessous, qui vous semblent les plus déterminants. Merci de m’indiquer, le cas échéant, certains autres facteurs importants.

La baisse générale du pouvoir d’achat d’une classe moyenne d’acheteurs et amateurs d’art entre 35 et 60 ans.

L’acculturation grandissante des personnes dites riches, naguère plus ou moins mécènes…

Le pessimisme ambiant lié aux incertitudes du monde actuel.

le rôle qu’à joué, depuis quarante ans, le Ministère de la culture pour privilégier l’art conceptuel et postural, et pour disqualifier l’art de la mise en forme sensible et du poétique que ce marché propose, brouillant et ringardisant ainsi tous les repères esthétiques basiques.

La perte de sens et de foi en l’art, indirectement générée par les excès du grand marché spéculatif et par la sur-intellectualisation des produits agréés par l’Etat

L’avènement d’internet qui donne directement accès aux artistes et à leurs œuvres, qui court-circuite donc le travail des galeries, en bousculant de fait leur rôle d’intermédiaires, de découvreurs, d’experts et de marchands.

Le désintérêt des medias, leur éclatement et leur médiocrité globale.

Le rôle affaibli d’une critique d’art en partie inféodée aux grands réseaux institutionnels et financiers. (les journalistes spécialistes des cours sur le marché et les conseillers en placements

bancaires ont remplacé, en tant qu’experts,les vrais critiques d’art qui ont presque tout perdu de leur rôle prescripteur auprès des amateurs et acheteurs.)

Critique d’art très réduite en quantité : il y a 25 ans, chaque journal de province et chaque grand hebdo avait son critique d’art. Il n’y a plus que Télérama dans le paysage français…et encore…bien ambigu.

La floraison des sites de vente ou galeries en ligne, générant une sorte d’« ubérisation » du marché. Le primat de l’achat placement et/ou signe d’appartenance sur l’achat-émotion sincère plus ou moins « démodé ».

La multiplication des petites expos-vente chez des particuliers amis d’artistes

Le rôle néfaste des galeries subventionnées et de leur « conceptualisme » global.

La prolifération américanisée des sous-produits du pop-art et du street-art.

Le prix de vente des œuvres d’art “vrai“ beaucoup trop élevé en général, surtout pour la peinture.

Le manque de solidarité et d’organisme fédérateur entre les galeries pour défendre un intérêt commun au-delà des différences de toutes sortes.

Le manque de loyauté de beaucoup d’artistes, pour qui la galerie est une vitrine et qui vendent « en douce » dans leur atelier aux acheteurs qui les pourtant ont découverts à la galerie.

Le déferlement d’images de toute sorte. Leur rapidité. “Trop d’images tue l’image“…

La concentration sur un objet culturel quelconque serait passée de 12 à 8 secondes. Inférieure à celle du poisson rouge.

Le désintérêt quasi-total des responsables politiques, qui par ailleurs ne cessent de chanter les bienfaits du développement culturel…

Le désintérêt de la plupart des enseignants d’art eux-mêmes et des professeurs d’histoire de l’art (un comble tout de même !) , qui ne fréquentent même pas les galeries prospectives de leur ville et n’incitent pas leurs élèves à les fréquenter… quand ils n’expriment pas leur mépris à leur endroit ou ne dénigrent pas leur manque de « contemporanéité »

Le faible niveau d’éducation artistique au collège, au lycée, voire dans les écoles d’art, presque toutes remplacées par des écoles d’arts appliqués et de design…

Le désintérêt apparent des économistes, sociologues, psychologues, philosophes, anthropologues, historiens-critiques d’art pour cette désaffection à l’art que mêmes les guerres n’ont pas produite, et dont ils devraient être les premiers à se préoccuper.

Merci pour vos réponses. Elles nous permettront de préciser tous les aspects de ce « diagnostic », en attendant de revenir vers vous pour imaginer des « remèdes ».

Je ferai en sorte que les résultats de cette enquête aient une grande diffusion auprès de tous les acteurs de l’art concernés, de telle sorte qu’une réflexion collective puisse s’amorcer sur le sujet.

J’ai reçu quantité de réponses…à suivre donc

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2- L’Affabuloscope de Claudius Cap Blanc va réouvrir !

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Dans l’Affabuloscope : Quelques unes des merveilleuses
machines poétiques de Claudius Cap Blanc
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La Dracaillerie locale après avoir fait emprisonné Claudius avait réussi à faire fermer ce lieu étonnant. Le récit ce cet emprisonnement est dans ma chronique 59 :

Un artiste emprisonné par des sbires de DRAC, pour atteinte à la liberté d’expression Je tenais absolument à vous signaler l’emprisonnement de l’artiste Claudius Cap Blanc, créateur de l’extraordinaire l’Affabuloscope,http://www.affabuloscope.fr/ au Mas d’Azil dans l’Ariège.http://encreviolette.unblog.fr/…/claudius-de-cap-blanc-un-…/

Claudius vient d’être libéré, mais a fait 2 mois de sévère enfermement à la prison de Foix, pour avoir tagué à plusieurs reprises, avec des vulves faites au pochoir, les bâtiments alentour du site de la grotte du Mas d’Azil, pour protester contre la coûteuse en argent public et incongrue introduction d’art contemporain international dans ces magnifiques grottes préhistoriques, qui n’avaient pas besoin de cette occupation abusive et de ce mélange des genres….D’ailleurs, les chauves-souris du lieu avaient, il y a trois ans, dévoré une partie des œuvres pour manifester aussi leur réprobation devant ce parasitage irrespectueux de chefs-d’œuvre de l’art rupestre par des stars du financial art.

Je vous joins le lien qui vous permettra de lire la déclaration de Raymond Berdou, maire du Mas d’Azil, qui accuse Claudius d’attenter, par ses actes d’intégriste barbare, à la liberté d’expression et de création des susdits stars de la scène artistique internationale…Un cas d’école du plus haut intérêt pour tout chroniqueur d’art

http://www.ladepeche.fr/…/1682719-raymond-berdou-epingle-l-…

Je vous joins d’autres liens vers divers articles qui vous permettront de comprendre comment les efforts conjugués de la maréchaussée, de la politicaillerie, de la touristerie, de la dracaillerie, fracaillerie et de la volaille culturelle locales ( tous Charlie comme il se doit ) ont réussi à faire en sorte que notre doux et délirant poète Claudius, inoffensif bidouilleur d’ extravagantes machines en bois à émerveiller les enfants, soit empêcher de nuire comme le pire des terroristes….

http://www.ladepeche.fr/…/1059743-le-mas-d-azil-le-sexe-sym…

http://www.ladepeche.fr/…/2056514-degradations-grotte-mas-a…

Et c’est ainsi que Claudius, à 57 ans, vient de sortir de prison, sans bien savoir ce qu’il va advenir de lui et de son Affabuloscope. Il espère candidement que cette histoire va lui donner de la « visibilité » comme cela se passe avec les financial-artist internationaux…souhaitons-lui cette faveur de la providence…souhaitons –lui aussi que l’Office du Tourisme local le référencie à nouveau dans ses tablettes, et que son président fasse preuve ainsi que quelque qualité de cœur et humanité… Et puis n’oubliez pas d’aller visiter Claudius cet été… Cela vaut vraiment le détour !

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3 – Quand les artistes envisagent de reprendre leurs affaires en mains propres

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Le site de cotation macote.fr

Un projet significatif d’une prise de conscience des artistes de la nécessité de reconstruire eux-mêmes les instruments de reconnaissance et de valorisation les concernant, face à l’incurie des systèmes existants, corrompus, incompétents, méprisant l’art, complétement inféodés à la finance et à la bureaucratie réunies et qui ont complétement exclus les artistes et les poètes des instances d’expertise et de légitimation de l’art : un comble !

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macote.fr est un site de cotation imaginé et installé en partie par Vincent Malassenet, pour une cotation des œuvres indépendante du système régnant lié au ventes auxenchères, parfaitement cynique et injuste dans la mesure où il peut à sa guise, survaloriser ou dévaloriser les artistes par simple magouille, en toute ignorance et au mépris des réelles valeurs artistiques.

Le site macote.fr utilise les prix réels, communiqués par les artistes eux-mêmes, de leurs ventes en galeries ou ailleurs, et non ceux pratiqués dans les salles de ventes aux enchères.

C’est simple dans le principe. Je trouve ça assez génial comme idée… Mais, reste la réalisation qui me semble complexe, ne serait-ce que techniquement. Actuellement une version de simulation du calcul de votre cote est déjà en ligne. La réalisation technique de la version intégrale est en cours et toutes les fonctions seront opérationnelles au 1er trimestre 2018.

Je vous joins donc le lien pour que vous voyiez par vous-même son fonctionnement : http://www.macote.fr/files/Keynote-MaCote-Artistes.pdf

Vous pouvez envoyer vos avis à son concepteur, Vincent Malassenet, qui a besoin de vos suggestions et critiques :

vincent.malassenet@macote.fr

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4- TRAKT, nouveau et surprenant magazine post-brut, africain, tripolaire, anticapitaliste et néo-singulier

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Un magazine gazogène post-brut et néo-singulier
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Il arrive comme un OVNI dans la brutosphère. Il ne ressemble à rien. Il est frais, barjo radical, candide et primesautier avec une mise en page hyper-pro. Un nouveau ton, une nouvelle couleur dans le singularisme multi-polaire. Africain assurément et d’ailleurs le prochain n° 3 sera consacré aux artistes bruts africains… « eh ! oui ! nous dit son créateur Seb Russo, l’Afrique, c’est la terre mère de l’art tout court. »…

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Une de mes trois pages de collaboration à ce n° 3 assorties d’une texte à l’oxy pas génée du tout

Informations et contact :trakt@gmx.fr

www.revue-trakt.com

Abonnez-vous, pour aider au lancement de cette soucoupe volante intergalactique de l’art

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5 – Un livre couplé à un site pour connaître les artistes d’une ville ou d’une région

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Une expérience de reconstruction des systèmes de reconnaissance et de légitimation dans ce champ de ruines qu’est devenu le territoire de l’art

C’est ce qu’a réalisé à la Rochelle, Nathalie Pastier, journaliste et chroniqueuse d’art, suite à la suggestion pressante de nombreux amis artistes professionnels ou non.

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Elle en a déjà réalisé huit.

Chaque édition est annuelle, imprimée à 20 000 exemplaires, et diffusée gratuitement de manière ciblée et en version numérique pour le net, offrant en plus de la visibilité indispensable aux artistes, un sentiment d’appartenir à un groupe solidaire qui promeut aussi par le partageavec les autres artistes.

Nathalie Pastier envisage de pouvoir faire cela sur chacun région de France. (En projet l’ArtBook Ile de La Réunion.)

Chaque artiste paie 180 € pour avoir sa page papier , sa page web et 100 exemplaires du livre. C’est pas cher, en comparaison des 3 ou 400 euros à payer par tableau pour figurer dans un salon parisien où personne ne vous remarque.

Il n’y a pas de sélection. Et c’est ainsi que les « très bons » ne sont pas exclus, quand il acceptent de figurer avec ceux qu’ils jugent « moins bons » , soit par modestie, soit parce qu’il se rendent compte que ce livre est très efficace pour gagner en visibilité et en chances de vendre dans leur région, aussi « bons artistes » qu’ils se prétendent et quelque soit l’ampleur de leur notoriété… ou de leur ego, qu’il ont intérêt à revoir à la baisse , tout comme leurs prix, compte tenu du délabrement actuel du marché les concernant, et de la destruction étatique tous les critères de qualité et instances d’évaluation.

et puis , c’est un retour aux circuits courts, aux produits régionaux, où l’on peut trouver aussi des perles rares plus surement que sur les grands circuits sans surprise…Une façon aussi de réancrer l’art dans une réalité vécue, une proximité humaine…Enfin, bon, vous en avez compris l’enjeu…

Je vous joins les liens pour que vous voyiez vous-même comment tout cela se présente.

Nathalie Pastier : 06 87 28 48 71contact@artbookedition.com

www.artbookedition.com

http://www.webalbums.fr/artbook_occitanie_2017/

http://www.webalbums.fr/Artbook_charente_maritime_17/

http://www.webalbums.fr/Artbook_bordeaux2017/

http://webalbums.fr/Artbook_loire_2017/

http://www.webalbums.fr/artbook_occitanie_2017/

http://www.webalbums.fr/Artbook_charente_maritime_17/

2016

http://www.webalbums.fr/Artbook_basque_2016/

http://www.webalbums.fr/Artbook_deux-sevres_vendee_vienne-2016

http://www.webalbums.fr/Artbook_oceane_2016

http://www.webalbums.fr/Artbook_bordeaux_2016/

http://www.webalbums.fr/artbook_nantes_2016

http://www.webalbums.fr/artbook_midi_2016

http://www.webalbums.fr/artbook_lr_2016

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6 – Une galerie d’un nouveau type à La Baule

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Un lieu d’étude et d’analyse tant économique que sociologique
pour un nouveau type plus humain et réaliste de commerce de l’art
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Philippe Sauvan-Magnet, directeur d’Active-art, explorateur, inventeur et expérimentateur infatigable de tous les moyens possibles et inédits pouvant donner plus de visibilité à tous les artistes visuels d’aujourd’hui, vient d’ouvrir une galerie expérimentale ou « laboratoire d’exposition » comme il dit, appelée « Concept store gallery ».

En cette période où les logiques, pratiques, habitudes, et systèmes de diffusion et de reconnaissance de l’art ne fonctionnent plus, où les galeries ferment les unes après les autres, où les critères esthétiques sont détruits par l’intellectualisation et la financiarisation galopantes de l’art de ces dernières années, il faut en effet tout repenser, reprendre à zéro, renouveler les pratiques et comportements marchands, oublier les modèles convenus, revenir au fondamentaux, retrouver tous les artistes et réhabiliter leur public naturel.

Dans cette galerie de 300 mètres carrés sur deux étages, située avenue De Gaulle en plein centre de la Baule, et qui a reçu de puis son ouverture une moyenne de 140 visiteurs par jour, Philippe Sauvan-Magnet assisté de Charlotte BRICE explore de nouvelles façons d’approcher et accueillir le public et un autre type de collaboration avec les artistes.

Il y a des fauteuils, un coin café, une bibliothèque… Il y a en permanence une vingtaine d’expositions individuelles simultanées d’artistes de tendances différentes. … Il y a des grands et des petits formats, des estampes numériques…il y a pour toutes les sensibilités et pour tous les prix.

Pour plus d’infos :

http://www.club-ateliers-artistes.com/?page_id=1365

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Découvrir le livre de Nicole Esterolle

Cet ouvrage se propose comme remède reconstituant, régénérant, reconstructif, pour panser les plaies vives résultant de quarante années de « déconstruction », de « burénisation », de « désartification » systématique de l’art, et de persécution de la peinture.

Il apportera, je l’espère, informations et éléments de réflexion, de façon aussi ludique et roborative que possible, afin de nettoyer le paysage de l’art de ses monstrueuses enflures dites contemporaines, lesquelles, en obstruant la vue, la vie de la pensée, et la respiration des citoyens, empêchent la révélation de la création d’aujourd’hui, qui n’a jamais été aussi belle, abondante et diversifiée.

La preuve de l’existence et de la richesse de cette création est donnée à la fin de ce livre, avec une liste, non exhaustive, de quelques 2500 artistes que j’ai « cueillis » en me promenant sur internet, et que j’aime. Chacun d’eux est libre, habité, inventif, courageux, généreux, déterminé, sincère, intègre, unique, surprenant, et réellement « contemporain ».

Je souhaite que ce livre, qui est l’indispensable « matérialisation papier » souhaitée par beaucoup des lecteurs de mes chroniques sur internet, puisse bénéficier de votre amical soutien pour sa diffusion auprès de tous ceux que le sujet est susceptible d’intéresser. Grand merci à vous tous.

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Je remercie mes amis

Aude de Kerros, Christine Sourgins, Jean-Pierre Cramoisan, François Derivery et Christian Noorbergen, pour leur aimable et complice contribution aux définitions de quelques-uns des mots de cet abécédaire.

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