Art contemporain et coprophagie suggestion de Nicole esterolle (Billet d’humeur)

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Art contemporain et coprophagie

suggestion de Nicole esterolle

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Je ne résiste pas à l’envie de vous fournir une partie d’un gros paquet de mots que vient de m’envoyer mon ami FB, Dylan F. Reed , le critique d’art le plus célinien du grand Est. ( avec l’image qui convient d’une œuvre exposée dans un FRAC quelconque)

Ces Zartiss spécialisés en coprophagie y vont à fond si j’ose dire, prédisposés qu’ils sont par leur goût immodéré et insatiable pour les Vespasiennes les chiottes les étrons et autres menstrues. Le tout livré en vrac tout autant qu’en boite ou en flacon millésimé, en « pour-de-vrai », en performance-live, sous vide ou bien gonflable, en photos, films ou vidéos, à emporter ou à consommer sur place. Toute manifestinfection de l’A.C qui se respecte ne saurait faire l’impasse sur cette dimension scatologique. Arrêt sur image obligé sur l’excrémentiel donc. La fosse à purin est à l’AC ce que le football est au Brésil et le fromage à la France. Incontournable. De la part de Zartiss baptisés aux fonds baptismaux de l’urinoir de Duchamp le contraire eut été de la pure hérésie. Attendons-nous donc à bientôt les voir déposer une demande d’A.O.C. sur la bouse. C’est donc à tous les coups Pipi-Caca à tous les étages comme en sous-sols où, cela va sans dire, les lumières sont rares. Mais force est de constater que grâce à eux l’Argent-pognon a désormais une odeur.a transgresse en pour de faux mais ça engraisse en pour de vrai. Or la transgression n’est pas une régression au stade couche-culotte. Ça serait trop facile. La transgression est de première nécessité. Elle fait partie intégrante de la nature humaine. Elle en est une des facettes et un de ses constituants, sa face cachée. Une contradiction nécessaire. Explorer pour évoluer. Quoi de plus légitime au fond que de vouloir parfois pousser un peu les murs histoire de voir plus large plus loin et plus haut ? C’est une preuve de Vie. Un refus ou une obstination, une objection ou une affirmation, une ruade ou un pas de côté, un acte de résistance intime. Mais la transgression volontaire, revendiquée et assumée est rarissime. C’est un sport qui se pratique sans filet. Cela demande un sacré courage et met en place de vrais enjeux. Les risques peuvent s’avérer mortels. Pour oser affirmer que la terre est ronde mieux vaut choisir son siècle, son lieu et son auditoire. Quant à la transgression qui consiste à refuser de s’annihiler et se dissoudre sous un tchador en terre d’Islam et risquer la lapidation mieux vaut y avoir mûrement réfléchi. Il n’y a absolument rien de régressif là-dedans. Que du vrai courage. La transgression est de tous les temps et de tous les lieux. Mais plus près de nous et sur des modes plus artistiques comme à des degrés différents il n’y a pas si longtemps et en dépit des apparences le duo John Waters et Divine fut une preuve de santé mentale et un pied de nez anticorrosion bienvenu, la poésie de Lou Reed une respiration critique, cynique et grinçante; Franck Zappa incarna une belle et ébouriffante secousse qui restera une référence. Avec l’AC la transgression est siglée « Pamper’s »; C’est de l’infantilisme simplet chaussé de gros sabots histoire de « choquer le bourgeois » qui d’ailleurs n’en a cure. Vulgaire par facilité, presque par tradition maintenant tellement c’est prévisible. Vu et revu jusqu’à sa trame usée jusqu’à la corde de l’os du trognon. Faire ça à une époque où les seuls bourgeois qui puissent encore s’offrir le luxe de faire semblant de sursauter un tant soit peu sont les consommateurs d’A.C eux-mêmes c’est taquin. Ceux-là mêmes qui sont aussi et dans un même temps les grands initiateurs du consensus mou qui nous est imposé aujourd’hui et livré avec sa novlangue obligatoire. Il n’y a que les Zartiss de l’AC pour y croire. Réveillez-vous ! Tout le monde s’en tape de vos histoires de pissotière et de dernière gougoutte dans le slip. ‘Faut refaire la scène coco ! Plus que jamais le Roi est nu. Parce que cette société est usée et vieillissante elle a cessé d’aimer la lumière et se méfie de ceux qui voient clair. Elle n’apprécie guère que l’on démaquille ses rides ou dénude ses bubons. Plus fardée qu’une courtisane vérolée elle impose la veilleuse discrète et interdit les plein-phares. Toute critique est blasphème. L’hypocrisie généralisée propose la langue de bois pour toute liberté de parole et installe son corollaire le « politiquement correct » pour toute liberté d’opinion. En découle son goût prononcé pour l’abêtissement de masse et ses réticences pour la vérité simple. Elle impose son refus du bon sens et son révisionnisme généralisé (historique, artistique, politique) Le tout érigé en système. La confusion des genres est de mise. Que la Télé-Réalité s’incarne en Vérité révélée en est la preuve. Ces prétendus champions de la transgression sont parfaitement intolérants à qui ose penser différemment. Ils multiplient les contradictions y compris avec eux-mêmes mais c’est le cadet de leurs soucis. Ils insupportent les libres penseurs et les électrons libres. Au fond ils abhorrent la liberté. Ces pitoyables prestidigitateurs se rêveraient alchimistes mais l’unique transmutation qu’ils réalisent en mode sans échec consiste à transformer une petite crotte infime en grosse merde infâme au sens propre (si j’ose dire) comme au figuré. Gonflable si nécessaire. Cela n’est pas fortuit et a son importance car comme dans toute propagande qui se respecte il a été prouvé et démontré que plus c’est Enorme mieux ça passe (dixit Goebbells). Selon la tradition la chouette d’Athéna parce qu’elle est capable de voir et distinguer dans l’obscurité est l’animal totem des philosophes. Dans le cas présent une cocotte en papier-toilette ferait tout aussi bien l’affaire. Profitant de l’aveuglement général quelques manipulateurs formatés en école d’art, mentant mieux que Bush père et fils et plus âpres au gain que Cahuzac et les Balkany réunis nous sont imposés et donnés en exemple. Dans un même enfumage tout Zartiss comptant-purin se réclamera héritier direct du siècle des Lumières avec facture EDF à l’appui. Assuré 100% ! Garanti Pur Jus alternatif. C’est un Must estampillé made in France et re-colorisé Droits de l’Homme. Tous terrains et facile à refourguer. Décoratif un max tout autant qu’anesthésiant. Et luxe suprême ça disculpe de tout à tous les coups et à grande eau. Une vraie baguette magique antiseptique. Le Zartiss en question sera alors anobli d’un vague vernis libertaire de bon ton fort prisé de ceux qui passent la nuit debout à se les geler place de la raie-publique. Le choix du lieu n’est pas anodin bien-sûr, pendant que leurs potes plus frileux affichent une solidarité nocturne de bon aloi en regardant « On n’est pas couché » à la télé avec Angot dans le rôle hystérique du Grand-Inquisiteur. C’est beau comme de l’Antique comme on disait aux Beaux-Arts il y a longtemps. Par effet rebond et par contraste cela offre l’occasion de traiter d’obscurantiste attardé métissé de néo-fasciste nauséabond quiconque lèvera un sourcil. La moindre interrogation aussi légère soit-elle et c’est le procès en hérésie ; Immédiat, direct, sans appel et sans avocat. Aujourd’hui comme hier y excellent tous les coupeurs de têtes et autres amateurs de barbecues à viande humaine qui théorisent la liberté des uns et le bonheur des autres. Avec les « Questionneurs sociétaux » l’injure est toujours furieusement « casque à pointe » Cela procède du réflexe Pavlovien. C’est immanquable mais c’est un Hit qui ne se démode pas. Bruts de décoffrages les « points Godwin » se distribuent en gestes larges façon « la semeuse ». Mieux encore que la distribution des légions d’honneurs en mauvais chocolat. C’est dire si ça y va à la pelle. Ce vieux plat a tellement été servi et resservi qu’à l’instar d’un vulgaire chewing-gum il a fini par perdre toute saveur. Baudruche convenue et éculée elle est bien trop lourdingue et bien trop lente pour surprendre encore et faire mouche un tant soit peu. Point d’invention ni d’humour pas plus que de dérision, de distance ou de second degré. Au fond ces clowns tristes sont aussi peu raffinés qu’une méchante gueule de bois. Ne nous reste donc qu’à constater la disparition quasi-totale de cette qualité si prisée autrefois que l’on appelait avec une discrète mais non-feinte admiration (y compris chez son pire ennemi) : Avoir de l’esprit. N’allons pas non plus nous imaginer qu’ils philosophent ou pensent par eux-mêmes. Ce n’est qu’une pose. Ils passent bien trop de temps à faire des ronds de jambes en parties carrées, à boire en bande organisée et à se cocaïner les naseaux pour phosphorer vraiment. Ils sont les acteurs et le public d’un seul et même spectacle. Code-Mental strict. En y regardant de plus près force est de constater qu’ils seraient assez amateurs du « garde à vous » tellement ils sont rigides. Au chevet de cette société qui crève de ses boursouflures excessives comme de ses manques se bousculent les habituels abuseurs des états de faiblesse qui jouent des coudes et se piétinent, se bouffant sans vergogne le nez comme la politesse. D’urgence gratter encore quelque ultime rognure sait-on jamais ; Sans perdre une seconde extorquer in extremis une dernière signature au bas d’un chèque. Ils sont tous là bien sûr. Même ceux du Sud de Lampedusa ou d’ailleurs, mondialisme financier oblige. Grâce à eux si maintenant l’argent a une odeur il n’a par contre absolument plus de frontières. Tant mieux pour les pros de la blanchisserie en tous genres. En bons parasites ils ont bien l’intention de morpionner la scène jusqu’à la dernière réplique et de siphonner la veine jugulaire jusqu’à la dernière goutte. Diantre la place est bonne. Ces escrocs sermonnent en rond des phrases sans queue mais nous inventent des maux qui leurs font la grosse tête. Ils tartinent de l’escamotage compulsif là où il n’y a pas de sujet. Eux-mêmes ne croient pas à ce qu’ils professent doctement du haut de leur mépris puisqu’ils savent qu’ils ne disent rien. Ils refourguent leur camelote voilà tout. Les paroles s’envolent parait-il…Avec eux pas forcément car pour cela il faudrait que leurs logorrhées verbeuses aient un brin d’esprit, un tant soit peu de légèreté. Mais que nenni ! Trop gros, trop lourd, trop typé. Les écrits restent dit-on. Là encore c’est à voir… Que restera-t-il donc des papiers noircis à l’encre de l’esperanto-bricolage pontifiant et indigeste de ces précieuses ridicules ? Et dans la mémoire de qui ? Mis à part pour en rire lors d’un grand bêtisier de fin d’année entre initiés je ne vois pas. Or si les mots ont un sens ils ont aussi un poids, tout autant qu’ils savent être ailés. Mais pour cela il faut une vraie pensée. Le talent d’écrire viendra de lui-même. Disant cela je m’efface respectueusement devant Boileau qui déclara :  » Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément « . Qui dit mieux ? Dans le cas de l’onanisme culturel c’est précisément le sens de la mesure, de la bonne mesure, de la juste mesure qui fait le plus défaut et que méconnaissent les faisandés consanguins de l’AC. Avec ces défonceurs de portes ouvertes les mots se multiplient à l’envi, débordent en bande organisée, inflationnent en profusion, partouzent en carnaval, copulent et coagulent tout autant qu’ils s’agglutinent en phrases alambiquées. On en est englué. On en a plein les doigts. Et si ce n’est pas encore assez ces impénitents bavards en inventeront. C’est de la rhétorique hochet. Du joujou sur les mots. Chez ces gens là pour qu’il y ait du plaisir il faut qu’ il y ait de la fumigène et de la poudre aux yeux en quantité suffisante pour camer toute la haute-finance et son hyper-marché.

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(je peux vous envoyer l’intégralité du texte si vous me le demandez à nicole.esterolle@yahoo.fr )

 

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Découvrir le livre de Nicole Esterolle

Cet ouvrage se propose comme remède reconstituant, régénérant, reconstructif, pour panser les plaies vives résultant de quarante années de « déconstruction », de « burénisation », de « désartification » systématique de l’art, et de persécution de la peinture.

Il apportera, je l’espère, informations et éléments de réflexion, de façon aussi ludique et roborative que possible, afin de nettoyer le paysage de l’art de ses monstrueuses enflures dites contemporaines, lesquelles, en obstruant la vue, la vie de la pensée, et la respiration des citoyens, empêchent la révélation de la création d’aujourd’hui, qui n’a jamais été aussi belle, abondante et diversifiée.

La preuve de l’existence et de la richesse de cette création est donnée à la fin de ce livre, avec une liste, non exhaustive, de quelques 2500 artistes que j’ai « cueillis » en me promenant sur internet, et que j’aime. Chacun d’eux est libre, habité, inventif, courageux, généreux, déterminé, sincère, intègre, unique, surprenant, et réellement « contemporain ».

Je souhaite que ce livre, qui est l’indispensable « matérialisation papier » souhaitée par beaucoup des lecteurs de mes chroniques sur internet, puisse bénéficier de votre amical soutien pour sa diffusion auprès de tous ceux que le sujet est susceptible d’intéresser. Grand merci à vous tous.

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Je remercie mes amis

Aude de Kerros, Christine Sourgins, Jean-Pierre Cramoisan, François Derivery et Christian Noorbergen, pour leur aimable et complice contribution aux définitions de quelques-uns des mots de cet abécédaire.

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boucheretlecland.com
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