La FIAC en diagonale par Philippe Godin / Libération (FR)

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Lázaro Saavedra « Carlos Marx » 2013 Résine acrylique et fibre de verre 60 x 40 x 45 cm
Edition 2/3 + 1 E.A Courtesy GP & N Vallois, Paris Crédit photo : André Morin
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La FIAC en diagonale

Jusqu’au 22 octobre

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L’auteur est professeur de philosophie, ancien rédacteur à paris-art.com, philosophe de formation et essayiste. Ouvert à toutes suggestions et rencontres. Prêt à travailler en rhizome, joyeusement et intensément… Essai : Asphyxiante santé réévaluations esthétiques de la maladie (L’harmattan) Catalogue à venir sur 100 artistes d’art brut qui ont bouleversé le monde l’art. Articles divers dans des revues comme Chimères, Illusio, etc.
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Plus sélective et plus chère que jamais, au risque de frustrer, la 44ème édition de la FIAC témoigne d’un art hésitant entre nostalgie et timides utopies.

Si le Grand Palais accueille les galeries d’art moderne et contemporaine d’une trentaine de pays du monde, le meilleur de la création exposé est aussi « hors les murs » et aux marges de l’exposition, comme avec « Rêver 2074, une utopie du luxe français », ou au premier étage au Secteur Lafayette. Ce dernier offre notamment une belle place à la création émergente avec la galerie GYPSUM (Stand : 1.G16), par exemple, et les œuvres de Basim Magdy.

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An Island Recalls the Tangled Details of Its Past Life as a Poem
of Solitude and Unrecorded Events 2016

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De son côté le Comité Colbert rassemble 81 maisons françaises du luxe et 14 institutions culturelles qui oeuvrent ensemble au rayonnement de l’art de vivre français. Ce collectif, espace de réflexion prospective, s’est projeté en 2074. Il a confié son utopie à des écrivains de science-fiction, publié l’ouvrage « Rêver 2074, une utopie du luxe français » et a initié en partenariat avec l’université des arts de Tokyo un dialogue entre littérature et arts plastiques, entre imaginaires français et japonais.

Ensemble, ils ont mis en place le concours « Rêver 2074 » dont les trois oeuvres lauréates, fruits de cet échange original entre luxe, littérature et arts plastiques, et points d’entrée vers un avenir optimiste, sont aujourd’hui présentées à la FIAC. Les trois lauréats sélectionnés cette année pour être exposés à la FIAC 2017 sont : Kanako Kitabayashi, Aya Kawato et Sayaka Shimada.

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ART, DESIGN, PUB : LE GRAND SUPERMARCHÉ DU LUXE

En revanche, on peut regretter que la FIAC réintroduise massivement le design, alors qu’elle ferme la porte à des galeries aussi importante que celle de Suzanne Tarasiève (pour ne citer qu’elle). Ce parti-pris n’est pas sans donner du grain à moudre à tous ceux qui ne peuvent accepter de voir l’art se dissoudre dans le design ou les métiers du luxe !

Toutefois, une fois que vous aurez payé les 37 euros d’entrée, vous aurez la possibilité de parcourir au gré de vos désirs les 193 galeries d’art moderne et contemporain présentes, au risque d’oublier les quelques perles à ne pas rater !

La Diagonale vous propose donc une choix subjectif et nécessairement incomplet…

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LES INCONTOURNABLES…

Parmi les incontournables galeries à voir et à revoir, il faut s’arrêter au stand de la galerie Templon ( Stand : 0. C41) qui condense plus de 50 ans d’art contemporain !

Quelle meilleure mise en bouche que cette pièce de l’américain George Segal qui sonne comme une origine de l’art aux yeux de Daniel Templon, figure inflexible et indéracinable de la scène contemporaine ?

Incontournable, la galerie Perrotin s’offre à l’entrée même du Grand Palais, avec son oeuvre emblématique de Takashi Murakami : Flame of Desire !

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Stand, Galerie Perrotin
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Autre galerie phare de la création contemporaine : Thaddaeus Ropac ( Stand : 0.C25) qui a ouvert l’un des plus grand lieu d’exposition au-delà du périphérique à Pantin, dans lequel on peut notamment retrouver les sculptures de Tony Cragg ou les peintures de Georg Baselitz.

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Tony Cragg, Sail 2016 Onyx, 500 kg 160 x 95 x 25 cm (62,99 x 37,4 x 9,84 in)
Courtesy Galerie Thaddaeus Ropac, London • Paris • Salzburg © Tony Cragg. ADAGP 2017, Paris
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Pour ceux qui auraient oublié qu’on fête ( dans la plus grande indifférence le centenaire de la Révolution d’Octobre ), il ne faut pas manquer d’aller se receuillir à la Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, entre deux imposantes sculptures de Niki de Saint Phalle et de César, devant la figure de Marx faite par l’artiste cubain Lázaro Saavedra !

Werner Gallerie ( Stand : 0.A36 ) offre, de son côté, aux visiteurs la possibilité de redécouvrir quelques chef-d’oeuvres de l’art allemand comme cette peinture de Markus Lüpertz :

Avec des artistes aussi importants que Michel Blazy ou le photographe Geert Goiris, Art Concept participe à la part la plus vive de la création contemporaine. Son directeur Olivier Antoine a été logiquement placé au comité de sélection de la FIAC, ce qui ne l’empêche pas de garder son sens de l’humour.

La galerie Nathalie Obadia poursuit également sa légende avec une sélection d’oeuvres toujours aussi pertinentes que celles de Keping Wang, Fabrice Hyber, et comme en écho aux soubresauts catalans, la pièce de l’artiste espagnol Josep Grau-Garriga hantée par le passé de la guerre civile.

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IN SITU

Nul que doute, que la galerie In Situ-Fabienne Leclerc placée dans le 18ème arrondissement de Paris à La Chapelle, va renforcer sa position avec le Prix Marcel Duchamp attribué ces jours-ci à son couple d’artistes Joana Hadjithomas et Khalil Joreige. À défaut de les voir, on pourra partir à la conquête de l’espace grâce aux oeuvres de Patrick Tosani !

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Suite de l’article (ici)

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