CROSS THE SCAN S21 – Pascale & Thierry Nivaux / Bibliothèque historique de la ville de Paris (FR)

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Les Nivaux 
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CROSS THE SCAN S21
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07.10.17
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Pascale & Thierry Nivaux 

 Nuit Blanche 2017

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Bibliothèque Historique
de la ville de Paris
le 7 octobre 2017
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Après le succès de l’œuvre Cross the Scan – Abbey road , réplique du célèbre passage pié – ton des Beatles présentée lors de la Nuit Blanche 2016 au Centre Pompidou, le couple d’artistes Pascale & Thierry Nivaux est de retour pour l’édition 2017 avec une nouvelle création.

Baptisée Cross the Scan – S21, l’œuvre est l’exacte réplique « scannophoto – graphique » du sol d’une des salles de torture de la prison S-21 qui a servi le génocide des Khmers Rouges au Cam- bodge. Présentée dans la cour d’honneur de la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, lors de la prochaine Nuit Blanche à Paris, Cross the Scan – S21 rend hommage aux victimes des génocides au cœur d’un lieu d’archives, d’éducation et de culture.

Copier/coller les lieux forts de notre histoire contemporaine, c’est le pari fou tenu par Les Nivaux. Couple d’artistes voyageurs ils sillonnent le monde, et retournent leur scanner A3, vitre contre le sol. Ils numérisent ces sols, ils les « photoportent» sur d’autres territoires, et invitent le public à marcher sur l’oeuvre, à la vivre plus qu’à la contempler, inaugurant un concept novateur et audacieux de la photographie. Imposante par sa taille (7×3,60m), Cross the Scan-S21 l’est aussi par l’émotion qu’elle confère et la gravité du sujet abordé. S21 est la plus tristement célèbre des prisons de la révolution Khmer Rouge, au Cambodge dans les années 70. Basée à Phnom Penh, le bâtiment abritait un lycée, lieu d’enseignement et d’éveil des jeunes esprits avant de se muer en lieu d’effroi, de détention, de torture et d’exécution.

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Sans esthétisation, sans manipulation,ni perspective optique,
leurs images redonnent au réel force et authenticité.

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C’est en 2016, lors d’un périple en Asie du Sud- Est, que Les Nivaux obtiennent contre toute attente l’autorisation de travail- ler dans la prison S-21 à Phnom-Penh. 2 jours d’émotion totale, confinés entre les 4 murs d’une salle de torture khmère rouge. 16 heures durant, Pascale et Thierry Nivaux et leur fils Daë agé de 11 ans, numérisent morceau par morceau l’intégralité de ce sol. 238 scans au total, une fois assemblés un poids fichier de 26 Go et au final une photo – graphie monumentale de 25m 2 , aussi réelle que le réel lui même ! L’œuvre Cross the Scan- S21 est née, portant en elle la force unique de l’authentique, du réel cloné dans sa vérité la plus crue.

Imprimée sur un support adhésif, la photographie est vouée à être collée sur différents sols, dans le monde selon le procédé inédit de la « photoportation », pour que s’engage une rencontre entre ce moment grave de l’histoire, l’œuvre, le lieu d’exposition et le spectateur. Le public de la Nuit Blanche 2017 sera le premier à découvrir et expérimenter cette œuvre immersive. Une fois au sol, elle devient à son tour un nouveau lieu de recueillement sur lequel il est « recommandé » de marcher, s’asseoir, de s’allonger pour lier le corps à la pensée. En passant la mémoire collective au scanner, Les Nivaux nous font marcher une fois de plus, sur les traces de notre histoire collective en réactivant cet ADN commun qui nous unit. S21 « photoportée » à Paris ouvre le dialogue et la réflexion sur les basculements de l’histoire, le fanatisme, les radicalisations de toute sorte, les crimes de guerres… dans une résonance terriblement forte à l’actualité. Elle est une œuvre de remémoration d’une insoutenable histoire, porteuse d’un message de paix et de liberté.

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Naissance d’une oeuvre

Les Nivaux sont invités à exposer leur travail à Kuala Lumpur en Malaisie. Comme à leur habitude, ils saisissent l’occasion d’y asso – cier un road trip en faisant acheminer leur 4×4 équipé d’un studio numérique embarqué, à Singapour et de remonter jusqu’au Viet-Nam sur les traces du grand-père de Thierry, ancien maire de Saigon dans les années 20. Dès la frontière du Cambodge passée, dès même la première rencontre, l’atmosphère de la période sombre des Khmers rouges est pré – sente. C’est lors de leur visite à Phnom Penh des Killing Fields et enfin de la prison S21 que les artistes ne peuvent rester insensibles et sur – tout simples visiteurs. Après 15 jours d’attente, ils ont les autorisations et le travail peut com- mencer pour scanner la totalité d’une des salles de torture de S21.

S21 aussi appelée Tuol Sleng (colline empoisonnée) est maintenant un lieu de tourisme de mémoire en plein cœur de la capitale, Musée du génocide Khmer. On le visite pour tenter de comprendre ce qu’il s’est joué dans cette prison pendant le génocide Khmer rouge qui a fait près de 2 millions de morts soit 20% de la population cambodgienne. Ce lieu était originellement un lycée, jusqu’au 17 avril 1975, Day One, jour où les révolutionnaires rentrent dans Phnom Penh et vident la capitale de ses habitants. Les salles de classe se sont alors muées jusqu’en janvier1979 en « haut lieu » d’interrogatoire, de torture, d’emprisonnement, de mort, dirigé par « Douch le bourreau ». Pour presque 20 000 prisonniers seulement 11 rescapés. Des victimes qui avaient le tort d’être citadines, bourgeoises, intellectuelles, religieuses, fonctionnaires, artistes, de parler une langue étrangère, de porter des lunettes… souvent juste suspectées.

238 scans au cœur d’une prison Khmère Rouge

Les autorisations obtenues, Les Nivaux passent 2 jours surveillés et confinés dans les 25m 2 d’une des salles de torture, dans ce lieu « qui prend aux tripes ».16 heures d’émotion, pour scanner le sol de la salle de torture. Nus pieds et plaque de verre du scanner retour – née à même le carrelage, les artistes le déplacent 238 fois pour numériser l’intégralité de la pièce. Ils assemblent ensuite ces 238 scans en une image de 26 GO et 7×3,60m. Imprimée à l’échelle 1:1 elle est exacte réplique photographique de ce sol, témoin des pires cruautés humaines, il est comme un livre ouvert et le scanner en a mémorisé chaque mm 2 . Le pouvoir de cette œuvre réside dans son authenticité, dans cette faculté que le scanner a de nous livrer le réel tel qu’il est dans sa vérité la plus crue. Il apporte à la photographie une dimension tactile et une extrême précision capturant les moindres détails de la matière.

 

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https://levadrouilleururbain.wordpress.com/
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Bibliothèque historique de la ville de Paris
24 Rue Pavée, 75004
Paris, France
Tél. : 01 44 59 29 40
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