La satire de l’art dit contemporain obtient la palme d’or à Cannes… Tiens, tiens! Les temps sont-ils en train de changer ? Avant propos Nicole Esterolle (Critique)

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 Photo Plattform Produktion
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La satire de l’art dit contemporain

obtient la palme d’or à Cannes…

Tiens, tiens! Les temps sont-ils en train

de changer ? 

Avant propos Nicole Esterolle

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Auprès du tas convenu (ici de chaises) le héros, “parfait nombriliste qui se réclame de «l’esthétique relationnelle» de l’inénarrable Nicolas Bourriaud et fraie avec une faune d’artistes cuistres et de pubards crétins, fait dès lors figure d’emblème et symptôme d’une classe dominante dont la culture trop design et le progressisme so chic feraient écran à la lâche et complaisante inhumanité sous vernis argenté.” Nous dit l’article de Libération…Tiens tiens! Libération serait-il en train de retourner sa veste?

(Nicolas Bouriaud viré de l’ENSBA Paris pour difficultés relationnelles justement avec autres profs et élèves)  

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«The Square», galerie de glace

Par Julien Gester 21 mai 2017 à 20:06

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Après «Play» et «Snow Therapy», Ruben Ostlund singe le milieu de l’art dans une farce lourdingue.

Invité de dernière minute parmi les candidats à la palme d’or, Ruben Ostlund se serait sans doute mordu les coudes (par exemple) d’avoir manqué la fête tant son nouveau film, The Square, comme conçu en miroir moqueur du cirque cannois, ses vanités, ses affectations et ses hypocrisies bourgeoises, aurait souffert de se révéler au monde ailleurs qu’en la bulle dorée du Festival. Révélé sur la Croisette avec Play, puis Snow Therapy, pour accéder cette année à la compétition pour la première fois, le cinéaste suédois s’immisce ici dans le sociotope policé du milieu de l’art, sondant les lézardes invisibles qui gercent et minent peu à peu, à partir d’un larcin quasi gag, la vie d’un commissaire de musée (l’irréprochable acteur danois Claes Bang). Le type, parfait nombriliste qui se réclame de «l’esthétique relationnelle» de Nicolas Bourriaud et fraie avec une faune d’artistes cuistres et de pubards crétins, fait dès lors figure d’emblème et symptôme d’une classe dominante dont la culture trop design et le progressisme so chic feraient écran à la lâche et complaisante inhumanité sous vernis argenté.

La farce s’étire exagérément à force de séquences scandées de lents grincements, codées et cadencées presque à l’identique, où le personnage, confronté à un déraillement des conventions de son confort, s’efforce de sauver la face – et où le cinéaste ne se prive d’aucune gausserie éculée pour refaire le portrait à l’art contemporain et ses accès de cérébralisme creux. The Square ronronne ainsi de tout son rictus, jusqu’à ce qu’une aberrante scène d’attentat artistico-simiesque lors d’un dîner de gala entre généreux donateurs du musée, à l’évidence pensée comme l’apogée et le dépassement du système impassible qui les usinaient toutes jusqu’alors, vienne crever la glace des apparences polies sous laquelle le film travaillait à déposer une à une ses charges explosives.

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Suite de l’article (ici)

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