Elene Usdin – Les Habitants / Galerie Esther Woerdehoff‏ (FR)

 
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Elene Usdin, Benjamin d’après Brueghel
(La chute des anges rebelles), 2017
Peinture acrylique sur tirage pigmentaire,
cadre blanc, 65 x 65 cm, pièce unique

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Elene Usdin
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Les Habitants 
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Peinture sur photographie
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21.06 – 13.07.2017
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Vernissage
21.06.17
18h à 21h
et concert acoustique du groupe
LES ARGONAUTES 
Le champagne Nicolas Feuillatte sera servi
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Nuit de juin ! Dix-sept ans ! – On se laisse griser. La sève est du champagne et vous monte à la tête… On divague ; on se sent aux lèvres un baiser Qui palpite là, comme une petite bête…

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Elene Usdin prouve qu’elle n’est pas seulement une excellente photographe, mais qu’elle sait également manier le pinceau comme les grands maîtres classiques. Premières oeuvres de sa nouvelle série, Les Habitants, ces pièces uniques créées par l’artiste française ont été exposées en exclusivité l’automne dernier à Paris Photo. Partant du genre intemporel du portrait, Elene Usdin le bouleverse en peignant à la main – sur la photographie – les émotions cachées derrière le visage calme de ses modèles adolescents. L’artiste révolutionne aussi une certaine idée de la photographie – presque un cliché – qui définit une photo par sa reproductibilité. Déjà avec Femmes d’intérieurs, série exposée à la Galerie Esther Woerdehoff en 2015, elle utilisait la peinture en rehaut pour fabriquer des originaux à partir de tirages photographiques. À nouveau, les photographies des Habitants sont devenues pièces uniques, mais l’écart se fait encore plus grand entre l’instant de la prise de vue et les longues heures qu’Elene Usdin passe ensuite, le pinceau à la main, à orner méticuleusement chaque portrait d’une multitude de figures merveilleuses.

Elene Usdin peint des costumes chimériques à ses modèles photographiés, dans un dialogue fantasmagorique avec l’histoire de l’art. Surpris à l’âge fragile de l’adolescence, ce moment si bref mais si dense du passage entre l’enfance et l’âge adulte, filles et garçons extériorisent un chaos intérieur à travers leurs parures peintes. Sur chacune d’elles, la photographe fait référence à une oeuvre de la peinture classique ou moderne, scènes sombres de l’histoire ou de la mythologie qu’elle noie dans un bouillonnement de minuscules personnages imaginaires, sorcières et démons, végétations débordantes et plantes carnivores, comme un écho inquiétant et visionnaire aux esprits habités des adolescents. Pourtant issus de la culture savante, celle qui nous modèle et nous éduque, ces œuvres d’art qui les habillent forment une parure sauvage par l’émotion et la violence que les artistes du passé parviennent à évoquer.

L’artiste a choisi de faire poser ses modèles toujours au même endroit, à la lumière d’une fenêtre qui rappelle l’atmosphère des tableaux flamands. Contemporaine, instantanée d’une pureté presque documentaire, cette photographie s’offre en décalage avec l’imagination dévorante de sa peinture, sa sophistication aristocratique et le passage incompressible du temps qu’exige la création de ces œuvres uniques – 250 heures pour enluminer chaque portrait avec la patience et la délicatesse d’une orfèvre et la fantaisie d’une rêveuse éveillée …

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Née en 1971, Elene Usdin sort diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs en 1996. Travaillant d’abord comme illustratrice et décoratrice pour le cinéma, elle publie régulièrement ses illustrations dans la presse et les magazines. Artiste plasticienne, illustratrice et photographe, elle construit depuis 2002 une oeuvre multiple, à la fois précise et légère, d’une grande délicatesse. La femme est le sujet favori de ses séries, dans une approche qui se joue du genre et des stéréotypes et elle n’hésite pas à se mettre elle-même en scène, dans des autoportraits entre dérision, hommage aux grandes figures féminines de l’histoire ou clins d’oeil aux contes de fées. Récompensée en 2006 par le Prix Picto de la Jeune Photographie de mode puis en 2008 par une mention à l’International Photo Award, elle publie sa première monographie, Stories, aux éditions Contrejour en 2013. En 2014, le Museum of New Art de Detroit lui consacre une grande exposition rétrospective : Awake While I Am Dreaming. Sa dernière série, Les Habitants, fusionne portraits d’adolescents et hommage aux grands maîtres de la peinture, dans des photographies peintes uniques et spectaculaires.

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Galerie Esther Woerdehoff‏
36 rue Falguière
 75015 Paris
 tél : + 33 (0) 9 51 51 24 50
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Achat (ici)

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