La création libre va bien, mais l’art dit contemporain va de plus en plus mal / La chronique n° 73 de Nicole Esterolle (critique)

Stefan Zsaitsits, Grete, Pencil on paper, 50 x 70 cm, 2012 © Stefan Zsaitsits

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 La création libre va bien, 
mais l’art dit
contemporain
va de plus en plus mal
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La chronique n° 73 de Nicole Esterolle

Edito

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Le contenu de ce magazine m’est fourni en grande partie, par mes lecteurs et mes amis facebook. Je les en remercie et leur demande de continuer à m’envoyer commentaires, suggestions, images (comme celle ci-dessus)  et informations sur FB et sur mon mail : nicole.esterolle@yahoo.fr

Ce présent numéro  du schtroumpf-emergent magazine comporte deux parties :

La première pour montrer la fabuleuse richesse et la diversité de la création actuelle, à travers les images des oeuvres d’une vingtaine d’artistes particulièrement remarquables et les liens vers plusieurs centaines d’autres tout autant remarquables, pris dans ma collection virtuelle.
La deuxième traitant de façon amusante, je l’espère, des aspects consternants et les délirantes pratiques de  l’appareil bureaucratico-financier, qui ne semble avoir d’autre fonction que d’empêcher la reconnaissance de la création vraiment actuelle évoquée plus haut, à seule fin de se préserver le plus longtemps possible en maintenant  la falsification du réel, les fausses valeurs artistico-boursières, les privilèges éhontés des réseaux institutionnels, les conflits d’intérêts à tous les étages, les rentes de situations et toutes les aberrations d’un système en place quasi-mafieux et totalement étranger à l’art..
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Au sommaire de ce n° 72 :

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A – Quelques  artistes que je trouve exceptionnels

Jonas Burgert, Volker Stelzmann, Stéphane Mandelbaum (1961-1986), Noviadi Angkasapura ,Delphine Cadoré ,John Hundt ,Lori Field ,Célestes anonymes de l’Ecole de Cuzco ,Pascal Vinardel ,Juliane Hundertmark ,Romualdas Petrauskas ,Les Clayton Brothers ;Jean-Christophe Clair ,Stefan Zsaitsits… Plus les liens vers 160 artistes que j’ai récemment découverts sur internet. Tous les artistes sur http://www.schtroumpf-emergent.com/blog/

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B – Mieux vaut en rire !

1 – Pourquoi l’éducation artistique en France est-elle aussi nulle ?

2 – Fellateurs du néant, jongleurs de zéros, dompteurs de concepts…

3 – Marcel Duchamp, inspirateur du sexiste, raciste et homophobe Marcelin Deschamps…

4 – Stupid art unlimited

5 – Inquiétante épidémie de streetartose dans le monde de l’art

6 – Squatologie

7 – Quand je vous disais que l’art dit contemporain allait très très mal !

8 – Bel art contemporain à vendre à bas prix

9 – Jeune peinture 1950-1983 : c’était le bon temps !

10 – Une nouvelle ligne de slips art contemporain au FRAC Rhone-Alpes

11 – Les syndicats d’artistes ne servent à presque rien

12 – Bigots et autres grenouilles de bénitier – pissoire de Marcel Duchamp

13 – De l’art monochromomaniaque et non représentationnel

14 – Festivalière pantalonnade au Château de Fontainebleau

15 –  Plus transgressif, donc plus contemporain

16 – Montpellier, ravagée par l’art dit contemporain et le polyperspectivisme abracadabrabourriaudesque

 17 – Le « cadavre exquis » le plus grand du monde, sera à Lyon, en Octobre 2017

18 – Le Ministère trouve que Nicole est « franchement nauséabonde »

19 – « Flamboyantes figurations » met le feu sur Drouot on line

20 – Et si la vocation internationale de l’art dit contemporain était inscrite dans sa consubstantielle vacuité?

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A –   quelques  artistes que je trouve exceptionnels

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Choisis parmi les centaines qui figurent dans ma collection, tous aussi surprenants, personnels, indépendants de tout,  chargés de nécessité et d’énergie intérieures, d’évidence et de sincérité dans l’action picturante
Pour vous donner envie d’aller à la découverte de chacun d’eux sur internet et pour vous inciter à explorer ma collection…
Collection que je peux vous envoyer gratis ( si vous me le demandez simplement par mail à nicole.esterolle@yahoo.fr, ou par contact FB) en totalité par wetransfer (fichier 300 mo)
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John Hundt

Des collages qui décollent

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Qui décollent bien la pellicule de préjugés que l’on a sur les yeux pour regarder le monde et qui nous empêchent de voir les choses de façon à la fois distanciée, approfondie et circonspecte.

http://www.johnhundt.com/

Pascal Vinardel

La lumière du songe

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Vinardel suspend son geste, il connait la ténuité de l’instant. Il sait, il sait qu’un seul coup de brosse superflu et la magie disparait. Cette insoutenable lumière de l’aube nous éclabousse, qui anoblit toute masure, transfigure le banal. Retenir son souffle, sa main, pour apprivoiser l’invisible, être ce passeur d’images furtives, la soie d’une aile de papillon.

Une couleur indécise, cette lumière nimbée de mystère et de poésie, c’est sa marque de fabrique et font des toiles du peintre une invitation au voyage immobile, tant il donne à voir dans cet espace qui ne se referme jamais. La pensée enfin se dénoue dans le sillage des navires en partance. Et d’un coup c’est l’aurore et ses trompettes, ses ors et son encens. Pourquoi alors ce divorce d’avec le réel ? Comme chez Racine, ici, toute question est affirmation. Parce que « plus l’âme est ambitieuse et délicate plus les rêves l’éloignent du possible. »

Gilles Ravry

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Juliane Hundertmark

Une peinture militant pour l’antispécisme

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L’antispécisme est un mouvement datant des années 70 qui affirme que l’espèce à laquelle appartient un animal n’est pas un critère pertinent pour décider de la manière dont on doit le traiter et de la considération morale qu’on doit lui accorder. L’antispécisme s’oppose au spécisme qui place l’espèce humaine avant toutes les autres.

En pratique, selon l’antispécisme, le spécisme justifie l’exploitation et l’utilisation des animaux par les humains d’une façon qui ne serait pas considérée comme acceptable s’il s’agissait d’humains . Ainsi, selon l’antispécisme, le spécisme est une idéologie condamnable, et un « mouvement de libération animale » est nécessaire pour y mettre un terme.

http://julianehundertmark.de/works/

Romualdas Petrauskas

La Lituanie vous salue bien !

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Voici une peinture robuste, anticapitaliste, antisoviétique et anticontemporaine, à faire rougir un inspecteur de la création française, et à faire verdir Mr Bernard de Faubournet de Montferrant, ex- ambassadeur de France en Allemagne, président du FRAC – Aquitaine et président de l’ association des directeurs de FRAC, appelée « Plateform »

 https://www.facebook.com/romualdas.petrauskas

Les Clayton Brothers Une peinture à quatre mains, c’est rare…Mais quand ça marche, ça propulse.

Pour les frères Rob et Christian Clayton, la collaboration est plus qu’un processus : c’est la symbiose sans ego ni retenue, pour des récits panique intensément compactés sur une base cadavre exquis.

Ils travaillent rarement sur la même toile en même temps, pour ne pas se gêner. Ils se relaient en s’ajoutant et s’effaçant l’un – l’autre, pour propulser des « histoires » foutraquement improvisées .

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Jean-Christophe Clair Reconstructions faciales

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Voici un peintre qui n’a ni site perso, ni galerie, qui a peur d’utiliser un téléphone (même pour parler à sa mère) et dont on ne connaîtrait pas le travail sans facebook…Merci Facebook !

Il y a une force et une mystérieuse vérité dans ces « gueules cassées » que l’artiste considère plutôt comme des « gueules reconstruites ». Et qu’importe d’où elles viennent, de quelles batailles intérieures, et pourquoi.

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Stefan Zsaitsits
Portraits d’enfants sages

Ce jeune autrichien né en 1981 a délaissé la peinture en 2010 pour créer cette fabuleuse et joyeuse galerie de portraits dessinés en noir et blanc.

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Nozomu Uchida
Tiens, un artiste animalier japonais !
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Les japonais aussi ont leurs artistes animaliers

« Je dépeint les animaux, comme ayant des compétences spécialisées telles que le vol ou la plongée; capacités que les humains ne peuvent pas imiter. J’ai donc visualisé une combinaison fusionnant la façon dont les humains ont compensé le manque de ces compétences en utilisant la technologie scientifique avec des animaux qui possèdent par nature ces compétences.»

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Et voici les liens vers 160 artistes que j’ai récemment découverts sur internet

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et offerts par séries de 40 à mes amis de facebook.

Ils s’ajoutent donc aux 2500 qui figuraient déjà dans ma collection virtuelle que j’aurais grand plaisir à vous envoyer.

Pour recevoir ( gratis bien sûr ) ce fichier d’environ 300 mo par wetransfer, il vous suffit de me le demander sur mon mail nicole.esterolle@yahoo.fr. Je souhaiterais en effet que cette « collection » ( non close) circule et soit partagée le plus possible . Ce fichier est une arme de “reconstruction massive” qui apporte la preuve que la création actuelle est étonnamment superbe et abondante, que la réalité de l’art est belle, qu’elle ne doit plus être déniée et cachée par l’appareil institutionel, que les bons artistes sont là, nombreux et solidaires , pour déjouer les stratégies des raréfacteurs d’art à visée élitaire financiéro-intello-spéculative et faussement historisciste .

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Série de 40 publiée sur facebook le

30 03 17

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=972274826236233&set=pcb.972275889569460&type=3&theater

23 03 17

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=967947736668942&set=pcb.967949323335450&type=3&theater

Le 13 03 17

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=961624813967901&set=pcb.961626180634431&type=3&theater

Le 04 03 17

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=955103324620050&set=pcb.955104307953285&type=3&theater

Le 21 02 17

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=948969965233386&set=pcb.948970861899963&type=3&theater

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B – MIEUX VAUT EN RIRE !

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1 – Pourquoi l’éducation artistique en France est-elle aussi nulle ? 

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C’est une question que chacun se pose depuis longtemps. Et l’on se demande aussi pourquoi il devient d’autant plus nul à mesure que les experts en pédagogie du Ministère en font une priorité.

On peut, je crois, trouver la réponse à ces questions avec ce document qui m’a été envoyé, qui date de 1992, signé du recteur de l’académie de Lille et donnant aux professeurs d’art plastiques quelques directives aussi absconses que terrifiantes pour eux et leurs élèves.

On y lit entre autres choses des plus croquignoles, ceci, du fameux écolo-pédagopathe, Philippe Mérieu, qui a inspiré les plus ébouristouflantes propositions pédagogistes du Ministère depuis 20 ans : « faire de l’énigme avec du savoir, faire du savoir avec de l’énigme. »

On y lit aussi , en exergue sur le haut de chaque page, des citations joyeusement tirebouchonnées du financial artist contemporain international Gerhart Richter (l’un des plus cher du monde) comme celle-ci : « Eux aussi ont cet aspect brouillé où il s’agit de montrer quelque chose, et en même temps de ne pas le montrer pour peut-être montrer autre chose »

On ne s’étonne pas que ces citations aient été extraites, d’ Art Press magazine de l’intelligentsia artolâtre autant qu’articide française, qui a tout fait pour tuer l’art et donc son enseignement depuis 40 ans. (il faudra s’interroger un jour sur les relais structurels existant entre le Ministère de la Culture et celui de l’Education Nationale, pour la propagation de l’idéologie esthétique d’État.)

Voici quelques petits extraits d’ une page concernant «l’éducation artistique » pour les classes de troisième des collèges.

« Conceptualiser

La problématisation sur une incitation précise supposait que les propositions plastiques qui lui répondaient, soient spécifiques et particulières. Désormais l’élève doit élargir ses points de vue et parvenir à les abstraire. Il sait donc osciller alternativement d’une problématique précise à une mise en œuvre plus généralisée des enjeux qu’elle recèle. Il opère ce déplacement vis à vis de son propre travail , de celui des autre élèves, comme de celui des artistes dont il côtoie les œuvres »

Intellectualiser

L’élève sait construire une réflexion centrée sur la formalisation, la formulation, la prospection et la problématisation, qui sont les seuls moyens possibles d’aboutir à une démarche. Il sait contextualiser et décontextualiser ses connaissances personnelles, scolaires ou strictement artistiques, pour les mettre en relation avec des concepts. Il peut alors émettre de nouvelles hypothèses (réponses multiples ou singulières) qui généraliseront ses propositions »

Postures esthétiques

Les postures élaborées par l’élève pour matérialiser des problématiques et des concepts en propositions plastiques interrogent nécessairement le monde. Elles sont donc signifiantes et destinées à des enjeux précis. La conception des postures concourent à l’émergence de positions surprenantes et pertinentes vis à vis de l’incitation thématique et des problématiques ou concepts qui en découlent »

Vous avez lu : c’est du très très lourd pédagogistiquement. Et l’on peut, dans ce salmigondis totalement foutraque, trouver tous les éléments de langage pour un précoce endoctrinement des enfants et des enseignants à l’art dit contemporain à travers l’initiation aux notions récurrentes en la matière: celles d’attitude, de posture, de conceptualité et de questionnement sociétal….

Que cet effroyable galimatias soit utile pour renforcer le pouvoir l’ autorité des inspecteurs sur la gent enseignante, pourquoi pas…. mais on oublie les dégâts collatéraux sur élèves, non?

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2 – Fellateurs du néant, jongleurs de zéros, dompteurs de concepts

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… sodomiseurs de béance, branleurs de mouches, questionneurs d’absence, foutreurs de gueule, xyloglosseurs de l’abscons, salmigondeurs de l’inepte, gros niqueurs d’art, buréniseurs d’ambiance, tortionnaires du sens, propulseurs de glose, empapaouteurs d’abstrus, pompeurs de rien, bourreurs de mou, … (liste non-exhaustive que vous pouvez m’aider à compléter en m’envoyant vos qualificatifs à nicole.esterolle@yahoo.fr)

Voici, à ce sujet , un texte de Jean-Pierre Cramoisan

Les artistes du grand risque-creux contemporain nous apparaissent souventefois comme des jongleurs de zéros, des dompteurs de concepts. Quand on leur en donne les moyens, ils s’accrochent à tout ce qu’ils peuvent trouver de futile ou d’anodin pour entretenir quelque jeu de métamorphoses fantomales qui s’emparent de toutes sortes d’outrances, pour peu qu’elles siéent à l’exercice d’une attraction vers la mocheté provocatrice.

On loue alors le courage de ces grands épluchés de l’intérieur ; on les presse de tout un plaisant babil de compliments pour avoir atteint une zone de turbulence où la réalité se distend et se dissout dans la vacuité ambiante, ce quelque chose d’indéfinissable auquel personne n’avait jamais osé penser. Sauf eux, bien entendu !

Il s’est créé une telle béance à l’intérieur du zéro qu’il regorge d’un tas d’affutiaux et d’objets travestis en icônes ; mais, pour tourner, le zéro a besoin d’un axe, d’un point d’ancrage, et c’est précisément là qu’on nous ressert depuis des décennies du frelaté duchampien pour nous indiquer le sens de l’essentiel.

Ce peut être n’importe quoi, n’importe quelle quincaillerie, un manche à balai, un balai à chiottes ou les chiottes elles-mêmes, Maurizio Cattelan nous l’a démontré il y a peu dans sa course désespérée à vouloir dépasser le maître.

Il y a l’objet et la prosopopée qui l’accompagne pour faire prendre la farce, imposer l’idée que tout fait sens pour peu qu’on sache l’acclimater à l’air du temps.

L’artiste contemporain du zéro devenu bouffi bouffon de lui même, accroché à toutes sortes de cynismes narcissiques et d’acrobaties sociétales s’enivre d’une cure absolue de néant.* Loin des vieilles valeurs que sont la vérité, l’authenticité, la beauté, le zéro, lui, porte la marque de fabrique d’une erreur perverse, mais aussi d’un implacable pouvoir de s’engendrer lui-même, sa qualité première étant son extrême rapidité de reproduction.

La réalité qu’il nous refourgue à grand renfort d’arrogance devient quelque chose qui se dévoile de plus en plus comme le trou de l’insignifiance, une entrée dans le monde des idées qu’il traverse sans jamais le bouger ; il est là partout où on l’attend tout le temps tant les propositions qu’il incarne sont toujours les mêmes ; il est tantôt badin tantôt taquin, nous refaisant toujours le coup de la mauvaise blague, de la retenue salace, de l’ouvroir de consciences ; il traîne son courtisant petit courage bien savonné à l’enflure de discours dans les cocktails ; il resplendit d’une mystification sans égale dans les salles de marché où il prospère ; il pullule dans les sous-sols des FRAC, les entrepôts des musées pour retrouver un peu de poussiéreuse reconnaissance bien méritée.

Demain, il y aura tant de ces zéros d’un jour qu’ils finiront dans une inéluctable collusion artisticide, un court-circuitage formidable, inarrêtable ; les milieux de l’argent et du pouvoir le rejetteront ; et ils finiront par s’effondrer sur eux-mêmes, disparaissant comme s’ils n’avaient jamais été.

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 3 – Marcel Duchamp, inspirateur du sexiste, raciste et homophobe Marcelin Deschamps… 

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Mais oui ! mais c’est bien sûr ! Marcel-Marcelin, Duchamp-Deschamps…Comment n’y avais-je pas pensé ?

Mehdi Marcelin, un jeune écrivain surdoué selon les Inrocks.

J’avais pourtant lu l’article de Michel Guerrin dans le Monde du 24 02 2017 où j’avais appris que Medhi Meklat, le petit schtroumpf « écrivain » de banlieue, avait un double appelé Marcelin Deschamps, ordurier, sexiste, raciste et homophobe. J’y apprenais aussi que ce Medhi Marcelin, chouchou malgré tout de la gauche identitaire duchampo-islamo-gauchiste de l’Obs, de France Inter, des Indékrotuptibles, et du Monde dominical ramasse pub de luxe…était inspiré par Marcel Duchamp qui lui avait procuré une « certaine idée de la beauté »…

Je vous l’avais bien dit qu’il fallait se débarrasser au plus vite de cette sempiternelle et toxique (la preuve) référence à Marcel Duchamp.

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4 – Stupid art unlimited De la sur-intellectualisation de l’inepte

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Aujourd’hui, on apprend qu’il va s’installer une vingtaine de jours au Palais de Tokyo pour y couver des œufs de poules devant les visiteurs du lieu.

Ce monde (et de l’art plus spécialement) est décidément de plus en plus idiot. Et le journal Le Monde également, qui vient de consacrer 4 pages de son supplément dominical à l’artiste Poincheval.

Ce performeur postural français très en vogue dans les réseaux institutionnels a passé 15 jours à l’intérieur d’un ours au Musée de la Chasse et de la nature, le même temps dans un trou creusé devant l’Hôtel de Ville de Tours et une semaine sur une petite plate-forme à côté des aiguilles de l’horloge de la gare de Lyon.

Ces visiteurs, tous fervents adeptes , comme on sait, du duchampo-gauchisme radical en art et dans la vie, constituent nouvelle variété de bigots culturolâtres, qui ne va ni à l’église, ni à la mosquée, ni à la synagogue, mais régulièrement se ressourcer au Palais de Tokyo, ce temple de la vapeur culturelle branchée, pour y célébrer , le Monde et les Indékrotuptibles sous le bras en guise de missel, les vertus de l’inepte comme nouveau signe d’appartenance de classe, de distinction sociale et de parisianité germano-pratine internationale de bon aloi.

Aucune dimension transcendantale dans cette effarante liturgie , aucun humanisme revendiqué, aucune poésie, aucun humour, aucune spiritualité ou métaphysique sous-jacente, non, l’inepte y reste en l’état, car c’est en l’état qu’il est en l’occurrence, le plus efficace médiatiquement.

Simplement, on fait maintenant les choses à l’envers au nom de la transgression systématique érigée comme acte libérateur et créateur. L’imbécillité brute de décoffrage devient la forme supérieure de l’intelligence et de la délicatesse d’esprit et de cœur. La bêtise et le ridicule deviennent qualifiants, propulseurs de goût et arguments de marketing. L’incompétence et la cécité artistique deviennent critères de sélection et de cooptation dans la communauté des adorateurs du Rien, et justifient un pic d’arrogance corporatiste ou de caste jamais atteint jusque là.

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5 – Inquiétante épidémie de streetartose dans le monde de l’art

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La streetartose qui semble affecter aujourd’hui le monde de l’art, a des effets aussi funestes que le mildiou, l’oïdium, le botrytis, et le black-rot réunis, qui firent des ravages, naguère, dans le monde de la vigne et du vin.

Autant je peux aimer et me réjouir de quelques trouvailles de situation dans les productions streetartouilleuses tant qu’elles restent sur les murs des villes, autant je les trouve de l’ordre de la malhonnêteté et de la toxicité visuelle quand elles passent sur toiles pour être commercialisées pour faire un max de pognon puisque c’est la mode, parce que cela n’a plus aucun sens, parce que cela n’est plus drôle du tout et que cela me semble plutôt symptôme d’une maladie de l’art actuel, d’une sorte de parasitose galopante.

Il suffit de trois galeries street – art mâtinées pop-art warholé sur 100 galeries présentes dans une foire d’art , pour tout polluer et casser gravement l’ambiance. Car ce sont ces trois galeries qui vendront à fond au détriment des autres, en attirant la foule des quarantenaire mal rasés, mais bien dans leur peau, middle – class branchouille pigasse inrockuptibles avides de signes de reconnaissance de leur réussite sociale et financière et d’appartenance à leur tribu d’amateurs éclairés de street-art et de fromage cœur de lion….C’est comme si on mettait des stands Coca-Cola et Red Bull dans une foire au vins.

Les amateurs de red bull énergisant sont au vin ce que sont les adeptes du street-art à l’art digne de ce nom.

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6 – Squatologie Un sujet pour les psycho-sociologues

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Très rares les squats hébergeant des artistes de bonne tenue et travaillant vraiment. On y trouve presque toujours le même type de faune artistique en rupture d’on ne sait quoi, posturaux bidons même pas subventionnés, fumeurs de poils de rats, graffeurs incontinents, salopeurs de murs… Mais dans cette cour des miracles, le bobo-culturo-gauchisme aime bien venir s’encanailler et prendre posture d’insoumis, rebelle et résistant , au sortir du Palais de Tokyo.

Bien sûr que les psycho-sociologues devrait s’emparer du sujet dès qu’ils seront un peu moins squatophiles eux-mêmes

Et je reçois justement ce message très drôle d’un ami de facebook, psycholoque de son état : « Chère Nicole, merci de fustiger l’art contemporain. Je me suis senti moins seul en lisant votre livre. Je n’ai effectivement que très rarement ressenti autant de colère, de désespoir et de mépris que dans une « expo » mongoloïde boboisante d’art conceptuel dont ma condition de snob parisien m’amena parfois.

Pour la petite histoire j’ai été, lors d’une soirée d’un squat « d’artistes parisiens », physiquement agressé par un de ces ego qui exposait une œuvre d’un de ses amis. Cette oeuvre consistait en une page vierge de partition de musique avec 3 vulgaires couteau plantés dedans.

Cette unique merde était disposée, sans mention aucune de sa qualité divine, dans la cage d’escalier en travaux épinglée sur le coffrage de liège qui protégeait le mur.

La soirée arrosée je fanfaronnais au bras d’une demoiselle et lui proposait de jouer au lancé de couteau.

5 minutes de jeu plus tard, le drame! Je me suis vu empoigné traité de vulgaire péquenot, sommé de balancer ceux qui m’avaient invité et menacé du poing par un de ces gros bras, fils à papa qui se sentait propriétaire d’un squat illégal, rebelle du bon sens et de la dignité. Si je le retrouvais, je lui offrirai votre livre. »

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7 – Quand je vous disais que l’art dit contemporain allait très très mal !

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1-Je vous avais parlé de cette riche collectionneuse d’art conceptueux qui se provoquait des orgasmes mentaux en regardant les petits carrés de Toroni… Voici, ci-dessous, une jeune performeuse qui, lors d’un vernissage collectif au FRAC Auvergne, se roule toute nue sur des bandes de Buren fraichement peintes…Est-ce grave docteur? Oui, c’est grave! Et les contemporanolâtres auvergnats, eux aussi vont très très mal!

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gravement burénopathe
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2 – Le type que vous voyez de dos, assis par terre, avec un chiffon entre les jambes, c’est Niele Toroni. Il a 80 ans et cela fait donc cinquante ans qu’il fait les même petits carrés… ça va vraiment pas sa tête, non ?

N’empêche qu’il a obtenu en 1995 le Grand Prix National de la Peinture en France, (Merci Jack Lang), et qu’il est un des artistes majeurs de la collection Yvon Lambert en Avignon (merci la ville d’Avignon)…C’est combien l’art dit contemporain est mal, très très mal !

Une qui ne doit pas aller bien non plus, c’est Madame Billarant, célêbre collectionneuse d’art uniquement conceptuel, qui parle avec enthousiasme de l’œuvre de Toroni qui, dit-elle, lui procure en la regardant un plaisir cérébral extatique proche de l’orgasme spirituel des grands mystiques.

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50 ans de petits carrés
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3 – Le veau d’or dans le formol de Damien Hirst et son requin dans je ne sais quelle sauce sont tous les deux en voie de décomposition en dégageant de fortes vapeurs toxiques , en même temps que sa cote dégringole sur le grand marché de l’inepte artistique international.

Une situation financièrement alarmante pour les collectionneurs de Hirst, dont François Pinault, qui lui organise donc une énorme expo dans deux lieux situés de part et d’autre du Grand Canal à Venise, pour essayer de sauver du désastre la cote de son poulain …Cette démonstration de force va-t-elle sauver l’art dit contemporain ou bien parachever sa décrépitude en termes de valeur argent, mais aussi en termes de crédibilité chez ses adeptes qui vont plus en plus mal eux aussi, à force de respirer ses vapeurs toxiques.

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Damien Hirst et son requin tout pourri

Pour plus d’infos, lisez ce texte de Tancrède Hertzog sur le blog « La règle du jeu »

http://laregledujeu.org/2017/03/22/30994/vanite-de-damien-hirst/

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8 – Bel art contemporain à vendre à bas prix 

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de l’art contemporain à céder pas cher pour nettoyer l’endroit
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Voyez-vous sur la photo ce bâtiment métallique, pas tubulaire mais presque , à côté du pont? C’est la « Maison du projet » construite en 2012 pour présenter les différentes œuvres d’artistes contemporains « de renommée internationale »( qui ont tous palpé un max ) , qui allaient être réalisées sur une vingtaine de km en amont de Lyon pour embellir la Saône.

Voilà trois ans que cette « maison » ne sert plus a rien, puisque le « projet » a été réalisé. Elle a couté 800 000 euros. ( une bagatelle dans le budget global de l’opération ) . On ne sait plus quoi en faire et il faut l’enlever d’urgence car elle défigure les quais de Saône et les lyonnais commencent à rouspéter.

Connaissez-vous quelqu’un pour la racheter à bas prix et qui pourrait , par la même occasion, se charger d’enlever tout l’enchevêtrement de poteaux (œuvres d’art contemporain aussi) qui ne va plus servir plus à rien non plus quand le parking St Antoine sera terminé ?

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9 – Jeune peinture 1950-1983 : c’était le bon temps !

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Voici l’histoire d’un salon inspiré et d’une époque où les artistes visuels n’avaient pas froid aux yeux et où leur « questionnement sociétal » était sincère, n’était pas stratégie de com et n’était pas subventionné…

Ce livre (Editions Patou) ne figure pas dans les « Archives de la critique d’art (officielle pourrie et corrompue » de Saint Girond. On n’en parlera pas non plus au grand « Festival de l’histoire de l’art » , en Juin à Fontainebleau avec Koons en vedette américaine et où il sera question de la nature…

Dites – donc, vous, les vieux artistes de la jeune peinture qui sont encore en vie, vieilles canailles, vous ne pourriez pas ressortir vos kalachnikovs pour vous occuper des tulipes de Koons ?

LE SALON DE LA JEUNE PEINTURE, UNE HISTOIRE, 1950-1983

de Francis PARENT et Raymond PERROT (1983)

augmenté d’Annexes, à l’initiative d’un collectif constitué de

Pierre Bouvier, François Derivery, Claude Lazar et Francis Parent.

Format A4, cartonné, relié. 272 pages, avec index des noms cités, impression noir et couleur. Editions PATOU, ISBN 979-10-93708-00, juin 2016. Prix : 39 €

Ce livre rend compte, à l’intention des acteurs de l’époque, des historiens et des chercheurs, des intenses débats ayant agité le milieu artistique, notamment entre les années 1964-1980, autour du Salon de la Jeune Peinture. Cet ouvrage était depuis longtemps introuvable. Le texte original est augmenté d’annexes précisant des points qui n’y avaient pas été traités ou l’avaient été insuffisamment. Elles apportent de nouveaux éclairages sur les problématiques artistiques, idéologiques et politiques de l’époque, ainsi que sur l’importance du travail collectif.

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10 – Une nouvelle ligne de slips art contemporain au FRAC Rhone-Alpes

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C’est sur une idée conjointe de Mesdames Catherine M. et Agnès B. , que le FRAC Rhône-Alpes développe cette ligne de calfouettes contemporains en diable, et la vend en ligne pour renflouer les caisses de son « laboratoire- espace – cerveau »

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11 – Les syndicats d’artistes ne servent à presque rien 

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Le territoire des plasticiens qu’on dit visuels (qui englobe d’ailleurs les conceptuels qui ne voient rien), c’est un peu comme la Somalie, avec des multitudes de groupuscules syndicaloïdes comme autant de factions rivales qui n’arrêtent pas de s’entretuer.

Il y a le CAAP, le SNAP-FO, le SNAP-CGT, l’UNPI, le SNP, le SNSP, le SMDA (et j’en oublie sans doute) qui agrègent chacun quelques dizaines de personnes, mais qui ont représentivité dans les différences instances ministérielles où elles sont conviées pour rien, puisque leurs différentes propositions s’autodétruisent les unes dans les autres, au plus grand bonheur des agents de l’art d’Etat qui font ensuite ce qu’ils veulent. (Alors que la MDA, Maison des Artistes groupant plus de 20 000 adhérents , n’a , en tant qu’association et non syndicat, aucune représentativité dans ces mêmes instances)

Aucune cohésion donc, ni volonté fédératrice, hors cette apparition récente de l’USOPAV, regroupant CAAP, UNPI, SNP et SNPC…mais qui exclut SNAP-CGT, SNAP –FO et SMDA…Soit un foutoir total, coiffé par une idéologie globale hamono-mélenchonesque…farouchement insoumise, rebelle et résistante comme il se doit et comme se qualifient les fonctionnaires de l’art ministériel.

Tout cela est bête à pleurer bien évidemment. Aucune autre profession n’a un syndicalisme aussi, divisé, hébété, impuissant, lobotomisé et manipulé par le « système » qu’il veut amender…Alors qu’en principe et par définition un artiste est libre et non manipulable…Au secours Gustave Courbet !

Toute solidarité et possibilité de pensée et d’action collectives organisées étant réduites à néant, pour de mystèrieuses raisons de fond qu’il devrait être permis d’explorer ( au secours Mrs les sociologues !). Les réseaux ou bandes mafieuses duchampo-conceptualo-verbeuses, para-institutionnelles et lièes au grand marché spéculatif font la loi, terrorisent les artistes, et s’accaparent de l’argent public et des lieux institutionnels dédiés à la reconnaissance et à la diffusion de l’art d’aujourd’hui…Dans toute autre profession, un tel détournement du bien public vers un petit nombre de privilégiés, donnerait lieu à des révoltes sanglantes. Imaginez, par exemple, une aide aux viticulteurs réservée aux seuls producteurs de piquette conceptuelle labellisée « vin contemporain »… C’est pourtant ce qui se passe dans le champ de l’art, où 95% des achats FRAC et musée et des 1% sont réservés aux 5% d’artistes agréés par l’appareil d’ État pour leur « processualité discursive » toxique et sans contenu artistique véritable.

J’ai parfois envoyé certains de mes textes à quelques responsables de syndicats d’artistes de diverses obédiences, en leur proposant de les diffuser à leur adhérents pour stimuler réflexion et prise de conscience et ouvrir le « débat »…J’ai toujours eu le même type de refus poli, voire amical, devant mes propos jugés excessifs, simplistes, contre-productifs, fascisants, faisant le jeu du FN, etc. Mais surtout risquant, pour qui les publie, d’avoir le reproche de prendre un parti esthétique ou politique….

Nous en sommes donc là : Surtout, surtout, ne rien dire, ne rien penser, ne pas réfléchir, ne pas s’informer, langue de bois à tous les étages, rester neutre, n’exprimer aucune opinion d’ordre esthétique, éthique ou politique… C’est le credo de tout syndicat qui ménage ses adhérents, qui ne veut pas heurter leur âme sensible, qui les prend pour des idiots et tient à ce qu’ils restent dans leur hébétude et leur prostration.

Et c’est ainsi que les artistes français, grâce aux sages recommandations de leurs prudents syndicats, vont accepter sans broncher, les tulipes de Koons, comme symbole du triomphe de la laideur et de l’inepte en art, comme insulte à leur égard avec la complicité des sbires du ministère et de la Maire de Paris

Grâce à cette neutralité éthique et esthétique bien installée des syndicats d’artistes, le totalitarisme artistique d’Etat a encore de beaux-jours pour continuer d’agir contre l’art et les artistes en leur imposant, lui, impunément et sans aucune vergogne, sa propre esthétique ahurissante et l’éthique qui complète, nourrit et justifie cette dernière.

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12 – Bigots et autres grenouilles de bénitier de Marcel Duchamp

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devant la sainte pissoire

La bigoterie art contemporain est sans spiritualité et radicalement anti –laïque

La religion de l’art contemporain a ceci de particulier que Marcel Duchamp, son prophète, n’est pas religieux, qu’il ne prône aucune spiritualité, qu’il n’a produit ni sourates ou épitres, et qu’il n’a fait aucun miracle, hors la transmutation de quelque porte-bouteilles, pissoire ou roue de bicyclette en objets liturgiques pour la célébration d’une sorte d’ agnosticisme anartistique totalement ahurissant et barbare.

Mais l ‘autre particularité de cette religion, et qui vient assurément de ce qu’elle est sans sacré ni transcendance, c’est qu’il n’en existe aucune autre aussi sectaire, fanatique, anti-laïque, totalitaire et aussi prompte à condamner pour fascisme et apostasie tous ceux qui en dénonce l’inanité.

Une bigoterie pour rien donc, sinon pour les divers privilèges professionnels et avantages et en termes de distinction sociale, procurés par l’appartenance à cette caste d’initiés au rien subventionné ou à cette communauté des ayatollahs fonctionnarisés adorateurs de l’inepte artistique bureaucratico-financier.

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13 – De l’art monochromomaniaque et non représentationnel

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Olivier Mosset et son O monochrome, roue de moto.
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C’est nouveau et ça se passe dans le coin des galeries top niveau international du quartier St Claude à Paris. C’est une expo à la Galerie Houg, qui s’est installée tout près de celle de Perrotin , la big financial art international gallery, pour ramasser quelques miettes de la clientèle de collectionneurs hyper-riches passant par là. Cette exposition est curatorée par Marie de Brugerolle elle-même . Elle est intitulée « le petit A de O » autour du fameux tableau A ( un A majuscule noir sur feuille A4 blanche) du célèbre monochromiste motocycliste Olivier Mosset .

Et l’on peut lire ceci dans le dossier de presse :

« Cette exposition convoque l’art non représentationnel, l’abstraction trouvée, le monochromaniaque, l’impertinence et la marge, mais avant tout la volonté manifeste de peindre et de voir de la peinture. C’est aussi la tension de la lisibilité et de la visibilité, de la toile et de l’écran qui sera en jeu ici. Tous les artistes de l’exposition ont un lien avec le A de O, avec l’œuvre d’Olivier Mosset. Directement ou indirectement, leurs travaux résonnent avec le sien, sans aucune volonté d’hommage ou désir de faire école, mais des échos surgissent entre les pièces. C’est à partir de ce petit tableau A «perdu», au sens où durant des années sa localisation n’était pas connue, et de sa trouvaille par le galeriste Olivier Houg, que l’idée d’une nouvelle rencontre s’est imposée. Celle de ce A perdu/trouvé et d’œuvres d’artistes qui, de près ou de loin, ont des choses en commun avec le travail d’Olivier Mosset »

Je note : « la volonté manifeste de peindre et de voir de la peinture. »…alors qu’on ne voit aucune peinture digne de ce nom. Et je note aussi : « C’est aussi la tension de la lisibilité et de la visibilité, de la toile et de l’écran qui sera en jeu ici. » alors que c’est parfaitement inregardable et illisible

Un sommet de cuistrerie

http://galeriehoug.com/fr/projet-curat/petita

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14 – Grosse pantalonnade au Château de Fontainebleau

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Un festival de l’histoire de l’art sur le thème de la nature… avec Jeff Koons en vedette américaine !

Visites guidées, conférences, débats, concerts, spectacles, tables rondes, et même « déjeuners avec un génie »…La grande fête quoi ! L’entre-soi festif et autocongratulatoire donc de toute la culturocratie française, à laquelle s’ajoutent la ploutocratie collectionneuse, l’intellocratie universitaire et des écoles d’art, et tous les historiscistes forcenés de l’appareil bureaucratico-financier.

Et pendant ce temps là, 95% de la création naturelle, vivante, libre et actuelle est exclue cette histoire inventée contre nature par ceux-là mêmes qui festoient sur le thème de la nature…Ahurissant, non ?

Voici le communiqué de presse :

Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, annonce la 7ème édition du Festival de l’histoire de l’art, qui se déroulera du 2 au 4 juin 2017 au Château et dans la ville de Fontainebleau, sur le thème de la nature, avec comme pays invité les États-Unis.

Le Festival de l’histoire de l’art

300 intervenants

200 conférences et débats

70 films

80 visites guidées

80 éditeurs

70 activités jeunes public

25 spectacles et concerts

Le thème : la Nature

Le Festival de l’histoire de l’art propose d’explorer le thème de la nature dans ses aspects les plus variés.

Le Pays invité : les États-Unis

En 2017, les États-Unis sont à l’honneur. L’artiste américain iconique, Jeff Koons ouvrira le Festival. La programmation du festival sera tournée vers les États- Unis : conférences sur l’art entre les États-Unis et la France, portraits d’artistes, de collectionneurs, conférences sur la place de l’artiste dans la société américaine, l’actualité des musées américains, des « déjeuners avec un génie » pour découvrir les univers de Mary Cassatt, Cy Twombly et Edward Hopper.

Le Forum de l’actualité

Volet exclusivement consacré à l’actualité de l’histoire de l’art, le Forum de l’actualité propose une trentaine de conférences et de tables rondes sur l’actualité des expositions, des musées, du patrimoine, de la recherche et de l’enseignement, mais également celle de l’édition et du marché de l’art. L’objectif est d’offrir un espace de débat et d’accueillir les réflexions de l’ensemble des acteurs du monde de l’art.

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15 – De plus en plus contemporain donc de plus en plus transgressif

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Justin, le jeune cochon peintre prodige, récemment diplômé de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de la Villa Arson à Nice, vient d’être nominé pour le prix ADIAF-Marcel Duchamp

Voici les membres du comité de sélection de l’ADIAF, qui ont établi la liste des artistes nommés : Iwona Blazwick (Royaume Uni), directrice de la Whitechapel Art Gallery, Londres – Bernard Blistène (France), directeur du Musée national d’art moderne, Centre Pompidou, Paris – Manuel Borja-Villel (Espagne), directeur du Musée national centre d’art Reina Sofía, Madrid -Laurent Dumas (France), collectionneur, président d’Emerige -Gilles Fuchs (France), collectionneur, président de l’ADIAF – Erika Hoffmann (Allemagne), collectionneuse, Sammlung Hoffmann, Berlin – Akemi Shirana (France-Japon), représentante de l’association Marcel Duchamp pour le prix

Fruit d’une collusion exemplaire privé/public, le Prix Marcel Duchamp mobilise un réseau du monde de l’art d’une qualité exceptionnelle : artistes sélectionnés selon les critères les plus rigoureux, conservateurs de grandes institutions, collectionneurs français et étrangers, critiques et experts reconnus.

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16 – Montpellier, ravagée par l’art dit contemporain et le polyperspectivisme abracadabrabourriaudesque

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Une œuvre sur le thème de l’emploi…lourdement sociétal!
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Philippe Saurel, le plus fameux maire dissident socialiste de Montpellier à choisi Nicolas Bourriaud, le plus calamiteux des curators d’art officiel français pour faire rayonner l’art dit contemporain dans sa ville (et au-delà tant qu’on y est). Les premières expos de sa programmation donnent la mesure du désastre. Avec notamment « Retour sur Mulholland Drive » ; une sélections d’œuvres autour du thème de l’emploi… Oui, l’emploi , car il est sociétalement engagé ce Mr Bourriaud, qui, par ailleurs, veut « replacer le sud de la France sur la carte de l’art contemporain » et, ce faisant, « prendre acte de la situation d’un monde de l’art globalisé dont les formes, logiquement, ne se laissent appréhender que dans la pluralité de leurs occurrences. »… Ben voyons tant qu’on y est !

« Novateur, dit-il, mon projet l’est, parce qu’il joue d’emblée la carte de l’éclatement et du polyperspectivisme, car le MoCo est une hydre à trois têtes, composé du centre d’art La Panacée, d’un « musée sans collection » et de l’école des Beaux-Arts . »

Plus d’infos sur ce MOCO , dans zerodeux, magazine gratuit autocongratulatoire de la culturocratie subventionnée du sud – ouest

 

http://www.zerodeux.fr/interviews/nicolas-bourriaud/

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17 – Le « cadavre exquis » le plus grand du monde, sera à Lyon, en Octobre 2017

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Cette œuvre collective au format 150×600 cm sera réalisée par les 60 dessinateurs exposant au Salon Art Paper au Palais de Bondy : ludique et konvivial comme jamais à Lyon…

Le précédent Art Paper 2016, avec des pointures comme Simon Pasieka, Daniel Flammer, Nuvish, Didier Estival, Hélène Lagnieu, Didier Hamey était déjà très « décoiffant »… Cette édition 2017 est annoncée par les organisateurs comme encore plus échevelée.

https://slba.fr/Lyon-Art-Paper-2017

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18 – Le Ministère trouve Nicole “franchement nauséabonde”

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“Nauséabonde” est la “bête immonde”… et c’est le qualificatif le plus utilisé par les tenants de la bien-pensance duchampo-bureaucratique, quand il s’agit de fustiger toute critique de leur “art contemporain” venant de ce qu’ils appellent la fachosphère et/ou néo-réacs de droite où de gauche comme moi.

En voici un bel exemple venant de Monsieur Oudart, délégué aux Arts Plastiques au Ministère.

C’est un message adressé à ses collaborateurs et subalternes dont je possédais le mail @culture.gouv.fr, et à qui j’avais envoyé mon texte sur l’OPA sur l’Académie des Beaux-Arts, avec Monsieur Bustamente en cheval de Troie ( voir le chapitre “Troie de ce présent ouvrage )

Voici donc le mail de Mr Oudart à ses services :

“Bonsoir, la lettre de la supposée Nicole Esterolle, qui est en fait un mauvais critique homme lyonnais, est connue pour défendre des positions haineuses aux antipodes de ce que le monde de l’art défend. Cette lettre comme les ouvrages qu’il/elle signe sont franchement nauséabonds. Il importe évidemment de n’apporter aucun crédit à ce torchon.Bien à vous”

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19 – « Flamboyantes figurations » met le feu sur Drouot on line le 22 mai.

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Oeuvre du jeune Cédric Georgel
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Cette vente de 150 œuvres d’une trentaine d’artistes « figuratifs flamboyants » est d’un type inédit dans le monde des ventes aux enchères. C’est en effet la première fois qu’une vente va au-delà de ses fonctions habituelles qui sont de vendre et de fixer la cote de l’artiste sur les serveurs spécialisés.

Voici ces artistes de grande qualité (vous pouvez vérifier sur internet):

Bruno Almayer, Dominique Albertelli, Bernard Briantais, Stéphanie Chardon, François Duboc, Myriam Feuilloley, Berchère, Laure Bouin, Matthieu Fappani, Cédric Georgel, Eveline Gerbaud, Heriberto Cogollo, Marc Giai-Miniet, Jean-Noel Jenola, Marc Lemoine, Michael – Vincent Mamalo, Taprah, Xavier Jambon, Joel Lorand, Valéry Vécu-Quitard, Eric Meyer, Sophie Morisse, Evelyne Postic, Laimonas Smergelis, Bernard Le Nen, Viviane Sermonat, Julia Sisi, Bernard Dumaine, Anne Van Der Linden, Jean- François Veillard,

Il s’agit ici, sans doute, de donner sens, contenu, dimension prospective, prise de position esthétique, et « âme » en quelque sorte à ce qui est habituellement de l’ordre du mécanisme simplement vendeur.

Cette vente événement a en effet valeur de témoignage et de manifeste :

Témoignage de ce retour en force et en grâce de la peinture figurative ( que beaucoup cependant disent n’avoir jamais vue partir …), et de la présence permanente d’une grande majorité de créateurs dont l’approche poétique du monde, la générosité narrative et l’expression libre de l’imaginaire se conjuguent à merveille avec la fabuleuse maîtrise technique du dessin et de la mise en forme plastique .

Manifeste pour une meilleure reconnaissance – voire une réhabilitation – de l’expression sensible et du savoir – faire en art qui ont été quelque peu « ringardisés » ces dernières décennies, au profit d’une production plus conceptuelle, posturale et discursive.

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Cette opération permettra de découvrir quelques merveilleux représentants, français pour la plupart, de cette extraordinaire floraison internationale, d’origine naturelle, parfaitement indépendante des diverses « doxas » en cours et des réseaux

Car il y en a partout de ces néo-ultra-figurateurs flamboyants : aux USA, en Chine, au Japon, dans les pays de l’est… C’est une génération sauvage, insolente, incontinente, insubventionnable, résolument libre, indépendante, foutraque, outsider, populaire, narrative comme c’est pas permis, onirique, poétique, fantastique, hypo-surréaliste , low-brow, magico-socialiste, bravant courageusement les interdits…Une nouvelle génération qui préfigure le contenu d’un proche marché de l’art à venir.

L’intérêt particulier de cette vente, est donc qu’elle permet à ses acheteurs d’être acteurs des mutations en cours dans le marché de l’art, pour l’ouverture et le renouvellement du regard, pour l’indispensable reconstruction des critères de reconnaissance et de valorisation marchande du contenu sensible, de l’imaginaire et du savoir peindre et du plaisir immédiat de l’art.

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20 – Et si la vocation internationale de l’art dit contemporain était inscrite dans sa consubstantielle vacuité?

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Si l’art contemporain a autant décroché du local et de toute inscription dans une culture enracinée quelque part et vivante, s’il est devenu hors-sol, s’il s’est débarrassé de tous critères esthétiques et moraux, s’il s’est vidé de toute substance vraiment sensible, poétique et artistique, pour n’être que pure absence, c’est tout simplement parce que, seul, le Rien peut être totalement intemporel, avoir valeur universelle et donc… internationale.

L’internationalité va avec la contemporanéité et lui est indissociable.

Buren est un «plasticien français reconnu internationalement ». Point barre . Il est connu pour être connu. Son absence d’art revendiquée dès le départ lui a permis de s’internationaliser très rapidement car le rien est facile à faire circuler, transporter et à échanger.

Le schtroumpf est émergent « sur la scène artistique internationale ». Le schtroumpf doit se déraciner, se distancier, se déterritorialiser, se formater à l’espace illimité et inter-planétaire de l’inepte, pour mieux s’envoler vers l’universalité du Rien. Ses textes sont toujours assortis de la traduction en anglais, langue de l’international. Art Press, organe officiel de l’art contemporain français, contient une traduction simultanée en anglais de ses cuistreries langagières. La moitié des titres d’expos en FRAC, musées et petites galeries municipales subventionnées sont en anglais, idiome du chic branché, de la distinction de classe méprisant le local, le vicinal, le départemental, le régional et même le national…méprisant donc le bouseux régionaliste, voire nationaliste, franchouillard et « réactionnaire ».

Cette double dimension internationale et/ou contemporaine de l’art officiel, ne pourrait exister s’il était encombré du moindre contenu tangible, de la moindre substance vivante.

Et c’est bien cette double aptitude, ainsi acquise par l’art quand il se vide de toutes entrailles et se réduit à son seul concept, qui en fait un surpuissant instrument de pouvoir et de coercition aux mains des fonctionnaires, professeurs, bureaucrates et autres nervis patentés du ministère de la culture, qui peuvent, dès lors, combler cette absence par un discours d’autant plus terrifiant et sophistiqué qu’il est sans objet, ou qu’il n’a d’autre objet que lui-même. …C’est le principe des logiques totalitaires et de certaines psycho-pathologies.

Et c’est bien également cette double dimension qui fait de l’art contemporain un vecteur privilégié de marketing « de luxe » et de communication « à l’international », aussi bien pour les politiques culturelles municipales, que pour les sacs Vuitton et les champagnes Machin.

Et c’est bien enfin cette double évanescence, qui fait de cet art le produit spéculo-boursier idéal pour une « titrisation du néant » d’autant plus fulgurante et performante dans ses possibilités d’ enflure exponentielle, qu’elle n’est alourdie d’aucune matière artistique et qu’elle n’est attachée à aucune réalité.

Le Schtroumpf-émergent-magazine est publié par l’association loi de 1901 Nic & Cole – n° SIRET 822 659 892 00019 Adresse postale : 29 rue de Saint Cyr – 69009 Lyon Pour vos commentaires et réactions , et pour demander à recevoir notre newsletter, voici notre adresse mail : nicole.esterolle@yahoo.com

nicole.esterolle@yahoo.fr 

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www.schtroumpf-emergent.fr

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Biographie de Nicole Esterolle
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Nicole Esterolle. Artiste, critique d’art, galeriste ?
peu de gens connaissent l’identité réelle de la personne connue ou non,
qui se cache sous ce pseudonyme…
mais ses chroniques irrévérencieuses font fureur sur le web depuis trois ans.

Schtroumpf Emergent

 

ACTIVE – ART

De multiples outils au service des artistes

Active-art est l’accompagnateur, l’hébergeur et le diffuseur, du magazine du Schtroumpf émergent… le taxi perso et exclusif donc de Nicole Esterolle.

Ce soutien privilégié d’Active-art donné à un magazine qui travaille à une meilleure reconnaissance des artistes d’aujourd’hui dans leur immense diversité, s’inscrit en parfaite cohérence avec l’ activité d’Active-art au service des artistes également.

Je vous invite à découvrir leurs propositions sur www.active-art.net

Une initiative à découvrir : l’ouverture à La BAULE d’une galerie d’un nouveau genre, qui mêle exposition et pédagogie. A découvrir sur www.club-ateliers-artistes.com.

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 Nouveau Webzine

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