Inquiétante épidémie de streetartose dans le monde de l’art par Nicole Esterolle (critique)

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Inquiétante épidémie de streetartose

dans le monde de l’art par Nicole Esterolle

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La streetartose qui semble affecter aujourd’hui le monde de l’art, a des effets aussi funestes que le mildiou, l’oïdium, le botrytis, et le black-rot réunis, qui firent des ravages, naguère, dans le monde de la vigne et du vin.

Autant je peux aimer et me réjouir de quelques trouvailles de situation dans les productions streetartouilleuses tant qu’elles restent sur les murs des villes, autant je les trouve de l’ordre de la malhonnêteté et de la toxicité visuelle quand elles passent sur toiles pour être commercialisées pour faire un max de pognon puisque c’est la mode, parce que cela n’a plus aucun sens, parce que cela n’est plus drôle du tout et que cela me semble plutôt symptôme d’une maladie de l’art actuel, d’une sorte de parasitose galopante.

« en attirant la foule des quarantenaire mal rasés, mais bien dans leur pompes, middle – class bobos insoumis révolutionnaristes pigasse indéckrotuptibles, avides de signes de reconnaissance de leur petite réussite sociale et financière et d’appartenance à leur tribu d’amateurs éclairés de street-art rebelle »

Il suffit de trois galeries street – art post – pop warholé sur 100 galeries présentes dans une foire d’art , pour tout polluer et casser gravement l’ambiance. Car ce sont ces trois galeries qui vendront au maximum au détriment des autres, en attirant la foule des quarantenaire mal rasés, mais bien dans leur pompes, middle – class bobos insoumis révolutionnaristes pigasse indéckrotuptibles, avides de signes de reconnaissance de leur petite réussite sociale et financière et d’appartenance à leur tribu d’amateurs éclairés de street-art rebelle et de fromage cœur de lion malodorant….C’est comme si on mettait des stands Coca-Cola et Red Bull énergisant dans une foire au vins, pour faire « transgressif », donc créatif , et « casser les codes » du pinard bourgeois. Les amateurs de red bull branchouille sont au vin ce que sont les adeptes du street-art branchouille à l’art digne de ce nom.

Quand un streetarteur détruit ses œuvres

On connait trop Bansky, la méga-star rebelle, populaire et clandestine du street- financial -art, qui se fait des montagnes d’argent et dont les œuvres sont arrachées des murs qu’il a salopés, pour être vendues à des prix faramineux sur le marché spéculatif , avec 0% pour les bonnes causes qu’il détourne à son profit.

Mais on ne connaît pas assez cet anonyme pionnier en la matière, qui, en 1971, avait streetartouillé le ventre d’un paisible éléphant du zoo de Philadelphie. Et puis, il y a aujourd’hui l’autre street – arteur nommé Blu qui vient de se rebeller contre la marchandisation galopante de son art et contre l’insupportable cynisme de ses collègues .

« Quoi qu’il en soit de la complexité du problème qui se pose dans l’intellect déjà bien réduit des fans de street-art, il est certain que la « trahison » du nommé Blu, va faire perdre beaucoup d’argent aux spéculateurs spécialistes de cet art des rues… »

On a pu le voir détruire rageusement ses œuvres réalisées il y a quelques années à Bologne, pour protester contre une exposition promotion de stritart, où il figure contre son gré, avec une de ses œuvres arrachée d’un mur. La municipalité de Bologne proteste, elle, contre cet auto- vandalisme et cette destruction d’un patrimoine public, alors qu’il y a quelques années, cette même municipalité détruisait elle-même ces œuvres murales et punissait leurs auteurs… Quoi qu’il en soit de la complexité du problème qui se pose dans l’intellect déjà bien réduit des fans de street-art, il est certain que la « trahison » du nommé Blu, va faire perdre beaucoup d’argent aux spéculateurs spécialistes de cet art des rues…sauf si la cote du nommé Blu est multipliée par 10 à la faveur de cette opération d’autodestruction.…

Tout cela pour dire que je n’ai guère d’atomes crochus avec le street-art et les street-artist, où je ne trouve aucune inventivité formelle, mais beaucoup de répétitivité très ennuyeuse. (au mieux quelques bonnes trouvailles de « situation »…)

Ces gens sont d’abord des communicants en soi et pour rien , et ils utilisent la posture et le sensationnalisme provocateur. Leur transgressivité rebelle et pop bon marché, plait à une middle – class branchée révolutionariste, qui trouve, dans cet art des rues un alibi à bon compte pour son incompréhension foncière de l’art. L’épuisement du « filon » street-art est inéluctable à court terme. Une analyse sociologique de cette streetartose ou colique murale est à faire.

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nicole.esterolle@yahoo.fr 

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www.schtroumpf-emergent.fr

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Biographie de Nicole Esterolle
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Nicole Esterolle. Artiste, critique d’art, galeriste ?
peu de gens connaissent l’identité réelle de la personne connue ou non,
qui se cache sous ce pseudonyme…
mais ses chroniques irrévérencieuses font fureur sur le web depuis trois ans.

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