Nathaniel RACKOWE – Signs of a City / Galerie Jérôme Pauchant (FR)

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© Nathaniel Rackowe. Courtesy Galerie Jérôme Pauchant, Paris
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 Nathaniel
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RACKOWE 
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Signs of a City 
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Du 31 mars
au 13 mai 2017
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« Nous ne pourrons jamais expliquer ou justifier la ville. La ville est là . » 1 Georges Perec

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À travers l’exposition consacrée à l’artiste londonien Nathaniel Rackowe le néon reconquiert la ville qui l’a vu naître 2 et la galerie Jérôme Pauchant s’illumine d’ un halo de pulsations lumineuses fluorescentes. Dans ces nouvelles créat ions, lÐartiste koorsoit son inlassale erkloration `es stroctores eristantes et `es signaor offerts kar lÐenpironnehent or^ain, fetant cette fois son `…polo sor la station serpice cohhe terrain `e création `ans one o^session s…rielle . Si la station service nous renvoie inévitablement à l’histoire de l’art, à l’atmosphère blafarde des tableaux de E. Hopper, à Ed Ruscha et ses fameuses Twentysix gazoline stations , Nathaniel Rackowe ne nous propose pourtant pas une déclinaison des spécificités du bâti, ni le récit d’une expérience particulière: relevant l’esthétique spécifique qu’elle développe dans une forme générique, il l’abstrait . Dépouillée de sa valeur d’usage, elle devient un signe vi de, défonctionnalisé, le module d’un jeu de construction, de déconstruction et de recomposition.

À l’entrée de la galerie s’érige le portique d’une station service presque aussi grand que nature. Deux poutres métalliques soutiennent une structure désossée couronné e de néons et d’une plaque de plexiglas jaune acide, comme un fragment d’enseigne affranchi de tout signifiant. En anglais, le baldaquin est nommé « canopy » : comme une involontaire coïncidence , l’usage français du terme « canopée » renvoie moins à cette architecture- type qu’à l’étage sommital de la forêt influencé par le rayonnement solaire, à une notion de paysage donc et à la lumière elle- même. Et c’est bien de paysage dont il s’agit, non d’une intégration dans le tissu urbain, mais d’une extraction . La lumière blanche transperce la structure, l’irradie, et s’impose au spectateur dans tout e son évidente et criante vérité. L’œuvre devient l e ciborium de sensations visuelles, l ‘élément de décor du théâtre de la vie moderne.

Conservant ses caractéristiques formelles, la canopée est alors rejouée, renversée. L’artiste éprouve son armature, la met au sol, l’accroche au mur, et crée ainsi des objets en trois dimensions entre architecture, sculpture et peinture, comme un entrecoupement des lignes noires d’un Kandinsky, de la couleur vibrante et la profondeur d’un Fontana dont les lacérations auraient été remplacés par les tubes lumineux de Dan Flavin. L’aspect épuré des œuvres est contrecarré par une certaine brutalité des matériaux issu e d’une esthétique du chantier. L’artiste use d’un matériau de cerclage utilisé pour maintenir les matériaux de constructions sur palettes. Les systèmes d’accrochage, les attaches des néons et les fils électriques ne cherchent pas à masquer leur présence. Car pour Nathaniel Rackowe la ville elle-même peut ainsi être perçue, un chantier pour la création où les signes se déploient pour réorienter l’espace, structurer la perception, et rompre l’unidimensionnalité du réel

Si l’artiste développe une sorte de fétichisation pour ce qu’il nomme « l’honnêteté des matériaux », il ne s’agit pourtant pas de s’inspirer des sites industriels désaffectés 3 à partir desquels lesquels Robert Sm ithson théorisait l a notion d’entropie dans Entropy and the Newer Monuments . Si il s’intéresse aux « nouveaux monuments », aux matériaux industriels et à la lumière électrique, qu’il convoque les mêmes créateurs, Dan Flavin, Sol LeWitt, Donna ld Judd, les œuvres de Nathaniel Racko we renversent l’équation posée par Smithson: « l’énergie se perd plus facilement qu’elle ne se capte » 4 . L’environnement urbain n’est pas interprété par l’artiste selon les sombres démons de l’asphalte et de la dégradation mais selon cette sorte beauté qui transcende l’espace, offrant une forme concrète aux impressions suscitées par les signes qui rythment nos quotidiens, comme la distillation d’une ambiance familière, une ode à l’énergie contemporaine. Et l‘entropie de Smithson fait place à l’anthropie de Rackowe. Car à travers cette poésie de l’espace, c’est avant tout d’humanité dont il s’agit. À la manière dont Anatole France, décrivant le livre comme « une suite de petits signes », invitait son lecteur « à tirer lui-même les formes, les couleurs et les sentiments auxquels ces signes correspondent» , l’artiste invite le spectateur à réinterpréter les signes de la cité selon ses propres critères et états d’âmes; «il dépendra de lui que ce livre soit terne ou brillant, ardent o u glacé » 5 . Raphaëlle Romain Historienne et Critique d’Art

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1 Georges Perec, Espèce d’espace, Paris : É ditions Galilée, 1974. p. 122 2 Georges Claude est l’inventeur du tube au néon. Il a été présenté pour la première fois au public en 1910 lors d’un Salon de l’automobile au Grand Palais. La société des Lampes Claude installa le premier néon publicitaire au monde en 1912 sur la devanture d’un coiffeur le Palais Barbier au 14 boulevard de Montmartre, puis une réclame pour l’apéritif Cinzano sur les Champs -Elysées en lettres de néon blanc de 1 mètre de haut. « Qui se souvient aujourd’hui que Paris fut la capitale absolue des enseignes de né on avant Los Angeles et Las Vegas, puisque le brevet de Claude ne fut vendu aux Etats -Unis qu’en 1923 ? » Yann Moulier -Boutang, préface à l’ouvrage de intitulé L’être et le néon. Paris : Max Milo Éditions, 2012. p.6. 3 Robert Smithson réalisait d es excursions dans des sites industriels désaffectés en compagnie de Carl André, Michael Heizer, Robert Morris ou Claes Oldenburg 4 Robert Smithson, essai publié dans la revue Artforum , juin 1966. On line: https://www.robertsmithson.com/essays/entropy_and.htm 5 Anatole France, Le Jardin d’Épicure . Paris : C. Lévy, 1895 [6 e édition] p. 17 .

 

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Galerie Jérôme Pauchant
61 rue Notre Dame de Nazareth
75003 – Paris
+ 33(0)1 83 56 56 49

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Tuesday – Saturday / 11am – 7 pm

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Accroche cœur 

16,00 CA$ – 11,71 €

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Accroche cœur en taffetas rayé,

ruban velours noir, parfumé

VERVEINE ET CITRON

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Achat

(ici)

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http://boucheretlecland.weebly.com/
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