Les principes qui organisent une vision / Le plasticien Mehryl Levisse, fait la Une Du Monde Arts (FR)

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Épiphragme 2011 / Mehryl Levisse
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Les tableaux de chasse
du plasticien 
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Mehryl
Levisse
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LE MONDE / Par Clarisse Fabre

Bestiaire rime avec best year pour le plasticien Mehryl Levisse. 2017 s’annonce comme sa meilleure année, avec un carnet de commandes qui ne cesse de se remplir, et le sentiment qu’il est en train de se faire un nom. Né à ­Charleville-Mézières, l’artiste trentenaire a la moustache fine et un corps de danseur. Il est connu pour ses masques d’animaux, ses monstres, ses corps morcelés, ses tapisseries revisitées, son esthétique kitsch héritée des pavillons de chasse de son enfance, dans les ­Ardennes. « Tout ce que je crée tourne autour du corps. Le mien, celui que je connais le mieux », dit-il. Son corps est son « matériau » qu’il met en jeu dans ses créations, ­installations, photos, films…

On a découvert le travail de ce plasticien par hasard, fin 2016, à l’occasion d’un atelier au Fonds régional d’art contemporain d’Ile-de-France, le Plateau, à Paris (19e). Mehryl Levisse y dévoilait une grande marionnette en tissu, qu’il projetait d’animer avec dix interprètes, « afin d’être au plus proche du mouvement du corps humain ». En décembre 2016, il réalisait des performances photographiques avec des adolescents, au Studio 13/16 du Centre Pompidou – sous le commissariat de Martin Bourguignat. Mais il a aussi le ticket avec les vieilles dames. En 2014, dans une maison de retraite, à Marnay-sur-Seine (Aube), l’attirance qu’il suscitait chez certaines pensionnaires avait abouti à la création d’un tricot « sado-maso » de couleur rose dragée… Mehryl Levisse, artiste : « Un bon plasticien doit connaître l’histoire de l’art. On ne crée pas de nulle part, on se nourrit de tout »

Peu importe le médium, l’important, c’est le protocole. « Si je crée une image, je règle tous les détails, avec un faux plancher si besoin, comme pour un décor de théâtre. Je ne fais jamais de retouche sur logiciel. Ainsi, le corps mis en scène traverse une situation et il n’est plus tout à fait le même à l’issue de la performance », explique Mehryl Levisse…

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/arts/article/2017/02/08/les-tableaux-de-chasse-du-plasticien-mehryl-levisse_5076332_1655012.html#Y0dud156GG0g5XPg.99

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http://abo.lemonde.fr/#xtor=EREC-266-[les_tableaux_de_chasse_du_plasticien_mehryl_levisse]--[BLOC_RESTREINT_ABO]
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Biographie

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Mehryl Levisse (né à Charleville-Mézières) est un artiste français qui explore les frontières, les enjeux sociologiques et les représentations archétypales du corps, au travers de médiums tels que la photographie, l’installation ou les pratiques performatives. Dans son travail le corps n’est pas une fin mais un commencement, un matériau malléable et adaptable aux idées. Mehryl Levisse se met en scène dans des environnements de fortune inspirés par son histoire familiale, la littérature, les expériences de vie, la philosophie, la musique, la mythologie, le cinéma, les cultures populaires et beaucoup d’autres sources encore… Ses environnements entre parodie sociale et pathétisme critique, prennent les codes du théâtre et utilisent le corps comme s’il était un objet.

Mehryl Levisse considère son travail photographique comme la trace documentaire de situations s’étant déroulées dans l’intimité de son atelier. Il construit soigneusement et patiemment ses environnements pièce après pièce au sein de son espace de travail, dans la volonté permanente de n’utiliser aucune retouche informatique une fois la captation photographique réalisée.

Il vit et travaille entre Paris et Raillicourt (Champagne-Ardenne), France.

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