Wood Land School : Traçant la ligne – janvier à décembre / SBC galerie d’art contemporain (CA)

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Wood Land School: 
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Traçant la ligne
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January – December 2017

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Launch of the 1st gesture | Lancement du 1er geste

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21.01.2017, 4  6 pm

 

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Durant toute l’année 2017, SBC galerie d’art contemporain sera renommée Wood Land School et opérera comme telle. Ceci marque la continuation d’une conversation déjà entamée et l’élaboration de nouveaux liens. Partant d’une position d’autodétermination et de collectivité autochtones, nous nous positionnons comme subissant l’impact de forces à la fois nourrissantes et destructrices ; nous œuvrons afin de nous rendre conscients de notre propre participation dans la dépossession ; et nous considérons notre capacité à articuler de nouvelles façons d’être en relation. Conçue comme une seule exposition se déployant sur un an, Wood Land School : Traçant la ligne de janvier à décembre reconnaît la puissance que possède la ligne pour marquer l’histoire et invoquer la mémoire, proposant une ligne sans début ni fin, qui agira comme un espace dans lequel imaginer de façon collaborative l’avenir autochtone.

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Les institutions civiques et structures sociales contemporaines sont bâties sur des systèmes qui ont tu, ignoré et classifié de façon destructrice les peuples, idées et objets autochtones. En réponse à cette histoire, Wood Land School enjoint les institutions à donner de leur labeur intellectuel et physique, de leur espace philosophique et physique, de leur temps et de leurs fonds afin de soutenir les idées, les objets, la discursivité et la performance autochtones. Au cours des six années de son histoire, Wood Land School est entrée en contact avec plusieurs sortes d’institutions en utilisant comme cadre le traité, où nous avons accepté et partagé les responsabilités pour réaliser ces nombreux projets. En mettant de l’avant l’histoire et la présence autochtones sur cette terre maintenant connue sous le nom de Canada, dans un endroit maintenant connu sous le nom de Montréal, Wood Land School : Traçant la ligne de janvier à décembre vise à créer un espace de réflexion et de ré-imagination critiques, dans lequel les principes du traité – soit la responsabilité mutuelle, la réciprocité, la relation face à la différence et la gestion des ressources – peuvent être mis en œuvre.

Wood Land School est un espace expérimental dans lequel la pensée et la théorie autochtones sont centrées, incarnées, mobilisées et prennent forme en tant que pratique au moyen d’expositions et de pédagogie. Wood Land School ne tente pas de résumer l’identité autochtone, mais d’honorer des expressions spécifiques incarnées de l’héritage et du devenir.

La portée des contextes dans lesquels nous travaillons et en lien avec lesquels nous œuvrons inclut l’historique, comparable à la théorie, et le contemporain, comparable à la pratique. Wood Land School veut être un espace pour l’écoute, où nous pouvons nous occuper de l’urgence des conditions actuelles – systémiques comme matérielles – au fur et à mesure qu’elles se déploient en vue de comprendre de quelle façon (et de quelles autres façons) ces circonstances façonnent notre quotidien. Elle opère avec la conscience que le colonialisme de peuplement est toujours présent et qu’il est mis en œuvre sur l’Île de la Tortue, et dans celle-ci, sous diverses formes. Wood Land School est la théorisation et la pratique de placer l’indigénéité au centre. Nos liens premiers sont d’autochtone à autochtone, ce qui inclut la terre et les non- humains. Nous poursuivons également nos conversations avec d’autres communautés et publics, travaillant dans et à travers un lien de traité, afin de recadrer les conversations de sorte que l’agentivité autochtone se retrouve au centre. L’impact de ce projet sera déterminé par les regardeurs au fil du temps.

Nous nous demandons : comment les liens entre la théorie, la pratique et la pédagogie se manifestent-ils sur toute la complexité et la diversité des identités autochtones, et par rapport aux positionnements colonialistes de peuplement ? Que signifie qu’une institution coloniale de peuplement désache son pouvoir ? Que signifie mémorialiser et rêver en relation ? Comment s’occuper de façon collective du devenir de l’avenir ?

— Duane Linklater, Tanya Lukin Linklater et cheyanne turions avec Walter Scott janvier 2017 Tiohtià:ke/Montréal

Traduction Ersy Contogouris

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Wood Land School: Drawing a Line from January to December

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For the duration of 2017, SBC Gallery of Contemporary Art will be renamed and operate as the Wood Land School. This is the continuation of a conversation, and it is the forging of new relationships. From an initial position of Indigenous self- determination and collectivity, we situate ourselves as impacted upon by forces both nurturing and destructive; we work to be aware of our own participation in dispossession; and we consider our capacity to articulate new ways of being in relation. Structured as a single exhibition unfolding over the course of a year, Wood Land School: Drawing a Line from January to December recognizes the power of line to mark history and invoke memory, proposing a line without beginning or end as a space to collaboratively imagine Indigenous futurity.

Contemporary civic institutions and social structures are built upon systems that have silenced, ignored and destructively classified Indigenous people, ideas and objects. In response to this history, Wood Land School calls upon institutions to give intellectual and physical labour, philosophical and physical space, time, and funds to support Indigenous ideas, objects, discursivity and performance. In Wood Land School’s six-year history, it has come into relation with many kinds of institutions through a framework of treaty, wherein we have accepted and shared in the responsibilities of realizing these many projects. Foregrounding Indigenous history and presence on this land now known as Canada, in a place now known as Montreal, Wood Land School: Drawing a Line from January to December attempts to create a space of critical reflection and re-imagination, where the tenets of treaty—mutual accountability, reciprocity, relation across difference and stewardship of resources—can be enacted.

Wood Land School is an experimental space where Indigenous thought and theory are centred, embodied, mobilized, and take shape as practice through exhibition and pedagogy. Wood Land School does not seek to summarize Indigenous identity, but rather to honour specific, embodied expressions of inheritance and becoming.

The scope of the contexts we operate within and in relation to include the historical, which is akin to theory, and the contemporary, which is akin to practice. Wood Land School aims to be a space for listening, where we can tend to the urgency of current conditions as they unfold—both systemic and material— with an eye to how (and how else) these circumstances can shape our everyday lives. It operates with an awareness that settler colonialism is ever present, enacted in and on Turtle Island in various forms. Wood Land School is the theorization and practice of centering Indigeneity. Our primary relationships are Indigenous to Indigenous, which includes land and non-humans. We also extend our conversations with and to other communities and publics, working in and through a treaty relationship, to re- frame conversations in a way that centres Indigenous agency. The impact of this project will be determined by many viewers over time.

We wonder, how do the relationships between theory, practice and pedagogy manifest across the complexity and diversity of Indigenous identities, and in relation to settler colonial positionings? What does it mean for a settler-colonial institution to unknow its power? What does it mean to memorialize and dream in relation? How to collectively tend to the becoming of the future?

— Duane Linklater, Tanya Lukin Linklater and cheyanne turions with Walter Scott

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SBC galerie d’art contemporain
372, rue Sainte-Catherine O., suite 507
Montréal (Qc)
 H3B 1A2
514.861.9992

 

 

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http://www.sbcgallery.ca/support-sbc


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