David Armstrong Six & Paul Hardy / PARISIAN LAUNDRY (CA)

 

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David Armstrong Six, Sans titre | Untitled, 2016, techniques mixtes sur papier | mixed media on paper, 30 x 22″ | 76.2 x 55.9 cm

 

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David
Armstrong  Six
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Bracelets 
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13.17 – 02.11.17 
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Vernissage
01.12.17
18h à 21h
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Opening 12.01.17 from 6PM to 9PM
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Suivant un processus de création non linéaire, les œuvres de David Armstrong Six répondent avant tout à leur inhérente matérialité. La question de leur spatialité et de leur environnement immédiat guide conséquemment le travail de l’artiste en atelier. Sa production est ainsi dirigée par une sélection libre et intuitive d’objets, de formes, de textures et de contours regroupés à la manière d’un assemblage. En ce sens, les actions cumulatives et les agglomérations qui donnent forme à ses sculptures tiennent compte de la dimension physique de l’objet, mais aussi de l’observateur qui, avant d’être le public est l’artiste lui-même.

La spécificité tridimensionnelle de la sculpture en tant que médium est en cause dans l’attention que porte l’artiste pour le mouvement. Défiant la perspective unique de l’image, les sculptures se donnent rarement comme un tout au premier regard. Le spectateur doit engager son corps avec l’œuvre, et souvent se déplacer afin de recueillir les multiples points de vue, dont chacun peut différer et complexifier l’expérience immédiate. Par extension, la sculpture opère comme une somme d’images et de contenus, à la manière d’une entité polysémantique.

–Aseman Sabet

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Following a non linear process, the works of David Armstrong Six primarily respond to their inherent materiality. The question of their spatiality and immediate environment is consequently a decisive factor, which guides the artist in the studio. His creation process is thus directed by a reflexive selection of objects, forms, textures and figures that come together, in the manner of an assemblage. In this sense, the cumulative actions and agglomerations that give form to his sculptures take in account the physicality of the object, but also of the observer who, before the public, is the artist himself.

The tridimensional specificity of sculpture as a medium is in cause in Armstrong Six’s focus on movement. Defying the single grasp of an image, sculptures rarely give themselves as a whole. The viewer has to engage his body with the work, and most often walk around it to gather the multiple points of view, each of which may differ and complexify the immediate experience. To an extent, the sculpture becomes a sum of images and contents, a polysemantic entity.

–Aseman Sabet

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Paul Hardy, Untitled (l’heure bleue), 2016, techniques mixtes sur toile
mixed media on canvas, 84 x 72″ | 213.3 x 182.8 cm
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Paul Hardy 
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The Waves 
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01.13.17 – 02.11.17 
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Vernissage
01.12.17
de 18h à 21h
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Opening 12.01.17 from 6PM to 9PM
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Trois silhouettes cagoulées gisent immobiles sur une plage déserte. Au-dessus, la lueur des étoiles et de la lune est l’unique trace de lumière, étouffée sous de voluptueuses couvertures de ténèbres. Les corps célestes sont intimement liés au mouvement. Ils tournoient et poursuivent des orbites, attirent et repoussent les mers et les océans, s’organisent en constellation pour guider la navigation de la vie. Mais il n’y a toutefois aucune motion à observer dans la scène en question, un instantané d’eau stagnante et de corps inanimés.

Les objets célestes ne sont pas liés qu’aux mouvements dans l’espace, ils constituent également des repères du passage du temps. Et alors que les mouvements se traduisent en heures, le sombre ciel commence à s’illuminer, traversé par un brillant éclat de bleu royal. Un léger voile de lumière s’épaissit. Puis, ces lumières sont toujours perceptibles, mais ne ponctuent plus le ciel avec la même force, comme si elles admettaient qu’avec la clarté venait une vision accrue et par conséquent, une réduction du besoin d’avoir une carte pour déchiffrer sa surface.

Le soleil se lève alors, chassant toutes traces de couleur indigo, un orbe éclatant qui se reflète vivement sur les ondes d’eau salée. Son ascension est marquée par ses rayons qui réchauffent les trois corps assoupis, affirmant leur propre chaleur, dans un esprit de mouvement. Un à un, ils se relèvent et s’assoient, retirant leur cagoule sans le moindre mot, puis marchent vers les vagues. Lorsqu’ils flottent à la surface, ils remarquent le rythme des marées et des courants qui les bercent, véritable symbiose entre les silhouettes et la mer. Ils commencent alors à douter des démarcations de leurs frontières respectives.

L’artiste souhaite remercier le Conseil des arts du Canada pour avoir rendu ce projet possible.

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On an otherwise deserted beach, three cloaked figures lie completely still. Above them shine the stars and the moon, the only punctures of brightness in an infinite velvety blanket of darkness. Celestial bodies are intimately linked with movement. They orbit and rotate, they push and pull seas and oceans and they map in constellation, guiding the navigation of organic life. But there is no motion to be discerned in the scene in question—a capture of resting water and stagnant bodies.

Celestial objects are not just tied to movement in space however; they also indicate the motions of time. And as moments turn into hours, the sombre sky gradually begins to reverberate, eventually radiating a brilliant shade of royal blue. A veil of light thickens and slowly obscures the stars. They are still perceptible, but do not punctuate with the same clarity or force they had only a short while prior. As if the sky is able to acknowledge that with the flood of light comes an increase in the possibilities of vision, diminishing our need for an instructive map on its surface.

The sun now rises, erasing any traces of indigo; a glowing orb reflected in the undulating saltwater. As it ascends, its rays warm the three sleeping bodies, affirming their own heat, a sense of animation. One by one they sit up, remove their shrouds and altogether, without exchanging a single word, make their way toward the waves. When they float they notice their rhythms coordinating with the ebbs and flows of the water and with one another. Individually they begin to question the demarcations of their boundaries.

The artist would like to thank the Canada Council for the Arts for making this project possible.

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PARISIAN LAUNDRY
3550 St-Antoine Ouest
(entre Greene et Bel-Air)
Montréal, QC
H4C 1A9
Métro: Lionel-Groulx
T: (514) 989-1056
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Campagne de financement

du Vadrouilleur urbain
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e-shop 
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Boucher & Lecland
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(ici) 

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.1/ Fruits gourmands (jaune)

2/ Roses et feuilles (rose)

3/ Gingembre et thé blanc (bleu)

4/ Épices (rouge)

28$