Léon Herschtritt – Photographe à vie ! / Galerie Esther Woerdehoff (FR)

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Léon Herschtritt, Serge Gainsbourg, vers 1969
Tirage argentique de Philippe Salaün, 50 x 60 cm, édition de 25

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Léon Herschtritt, Les amoureux de Paris – Café de Flore, 1967
Tirage argentique de Philippe Salaün, 50 x 60 cm, édition de 25
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Herschtritt
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Photographe à vie !

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06.12 – 23.12.2016
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Vernissage
06.12.16
18h à 21h
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Pour fêter les 80 ans du photographe, la galerie lui consacre une rétrospective. Passionné dès son jeune âge par la photographie, Léon Herschtritt se forme au métier à l’Ecole nationale de la Photographie. Parti en Algérie en tant que détaché de l’éducation nationale, pour enseigner la photographie, Léon Herschtritt s’ennuie, rencontre Nicole, qui deviendra sa femme, et photographie les enfants des rues d’Alger. Avec Les Gosses d’Algérie, son premier reportage publié dans le magazine Réalités, il reçoit en 1960 – à 24 ans ! – le prestigieux Prix Niépce de l’association Gens d’images. De retour à Paris, il travaille comme reporter photographe indépendant et correspondant parisien de l’agence Camera Press. Il publie ses reportages et ses portraits de célébrités dans les magazines de l’époque et fait partie du fameux club de photographie 30×40.

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Au hasard des amitiés, des rencontres ou des commandes, le jeune Léon prend son petit déjeuner chez Jacques Prévert tous les dimanches, photographie Gainsbourg, Sartre ou Jane Fonda, témoigne de Mai 68 ou documente la prostitution. Avec un regard profondément humaniste, un sens inné de la composition et une vraie éthique du reportage, Léon Herschtritt photographie la France des années 60, un monde en transition, entre le Marché des Halles et les manifestations contre la guerre au Vietnam, entre les mini-jupes et le Café de Flore, entre les bidonvilles de La Courneuve et le Jardin du Luxembourg. En 1961, il part photographier le premier Noël du Mur de Berlin, tragédie en devenir entre sapins illuminés et bonhomme de neige. En Afrique, il documente la fin des colonies pour la photothèque du Ministère de la coopération. A Paris, il photographie les rues, les cafés, les enfants et les célébrités …* Au début des années 70, Léon et Nicole se détachent du reportage et ouvrent un café-restaurant qui devient vite un lieu de rencontre pour le milieu de la photographie, entre discussions, projections de diapos, expositions … Ce bistrot, heureusement situé à côté de la salle des ventes de Drouot, les mène vers la collection d’appareils et de photographies anciennes. En 1993, pionniers du marché de l’antiquité photographique, ils ouvrent une galerie au marché aux puces, puis au marché Paul Bert et enfin à SaintGermain des Près, avec leur fils Laurent.

A la retraite, Léon Herschtritt s’est replongé dans ses négatifs et ses planchescontacts.Depuis quelques années, grâce à des expositions aux Rencontres d’Arles, à la BnF ou au Musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône, on redécouvre son travail photographique d’une grande sensibilité, un regard en noir et blanc à la fois tendre et direct sur les années 60.

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Né à Paris en 1936, Léon Herschtritt devient photographe à 20 ans, après des études classiques et un bref passage par l’Ecole nationale de photographie. En 1960, il est le plus jeune lauréat du Prix Niépce, décerné par l’association Gens d’images, pour son reportage « Les Gosses d’Algérie », réalisé pendant son service militaire. Il travaille ensuite comme photojournaliste pour la presse et devient reporter indépendant en 1962. Il photographie ses sujets dans le monde entier avec une approche humaniste, sociale et documentaire du reportage d’actualité. En 1963, il ramène ainsi plusieurs milliers d’images d’un séjour en Afrique qui seront exposées au Musée de l’Homme et intègreront la photothèque du Ministère de la coopération. En 1967, son travail figure dans l’exposition Tendance de la jeune photographie française à la Bibliothèque nationale. A la fin des années 60, il travaille comme cinéaste, réalise plusieurs reportages pour le cinéma et la télévision et abandonne progressivement le métier de photographe en pleine mutation. De 1976 à 1993, il devient antiquaire, expert en photographie et appareils anciens et ouvre la première galerie consacrée à la photographie aux Puces de Saint-Ouen, qui sera transférée en 1998 à Saint Germain des Près. Ces dernières années, le photographe redécouvre ses archives. Ses reportages, portraits de célébrités et témoignages en noir et blanc sur le Paris des années 60, la guerre d’Algérie ou le premier Noël du Mur de Berlin, ont fait l’objet de nombreuses expositions, en particulier aux Rencontres d’Arles en 2009 et au Musée Niépce de Chalon-sur-Saône en 2016.

 

 

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Galerie Esther Woerdehoff‏
36 rue Falguière
75015 Paris
tél : + 33 (0) 9 51 51 24 50
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