ROBERT RAUSCHENBERG – Salvage / GALERIE THADDAEUS ROPAC (FR)

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ROBERT RAUSCHENBERG
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SALVAGE
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20 OCTOBRE 2016 – 14 JANVIER 2017
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VERNISSAGE
JEUDI 20 OCTOBRE
18H30-22H
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La Galerie Thaddaeus Ropac a le plaisir de présenter la première exposition monographique de Robert Rauschenberg dans son espace du Marais. La galerie représente la succession de l’artiste américain depuis avril 2015.

L’exposition présentera des peintures de la série des Salvage (1983-1985), la dernière à avoir été réalisée sur toile par l’artiste. Composée de toiles peintes et sérigraphiées à partir d’images trouvées dans des magazines ou de photographies prises par Rauschenberg lui-même, la série est parcourue de diverses références autobiographiques qui évoquent les sujets et la composition des célèbres Silkscreen Paintings du début des années 1960. Bien qu’utilisant des techniques d’impression commerciale et recyclant l’imagerie issue des médias de masse, les Salvage demeurent expressionnistes, gestuelles et éclatées dans leur agencement.

Abordant des thèmes variés, la série des Salvage compte parmi ses plus grandes réalisations. L’ensemble des peintures présente des motifs récurrents (bicyclettes, voitures, animaux et architectures) qui reflètent le rapport renouvelé de Rauschenberg à la photographie au début des années 1980. Mélanger des sérigraphies de photographies avec l’abstraction gestuelle lui permet alors de développer une relation privilégiée à la mémoire et à l’archéologie du temps présent. Ses peintures en portent la trace et s’en font l’écho vibrant jusqu’à ce jour.

Rauschenberg aimait les jeux de mots et la signification exacte de Salvage demeure ambiguë. D’un point de vue historique, salvage est un terme emprunté au vocabulaire maritime qui désigne l’acte de secourir les rescapés d’un naufrage et, par extension, l’acte de récupérer les biens qui ont pu être sauvés. Le titre de la série, qui joue également sur l’ambivalence phonique avec le mot selvage, désignant un bord de tissu destiné à être coupé puis jeté, rappelle l’importance de l’utilisation d’images et d’objets trouvés dans la pratique de l’artiste depuis ses débuts. Dans ce cas précis, cela pourrait faire référence aux toiles de protection employées par Rauschenberg pour sérigraphier les costumes de Set and Reset (1983), la pièce chorégraphique de Trisha Brown, et qu’il a « sauvées » avant d’entamer ses peintures.

Un catalogue illustré avec des textes d’Hervé Vanel et de Mark Ormond sera publié à cette occasion.

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Né en 1925 à Port Arthur, Texas, USA, Robert Rauschenberg est l’auteur d’une œuvre à l’importance et à l’influence majeures sur l’ensemble du monde de l’art. Au cours de ses soixante années de carrière, il a fait usage d’une grande diversité de médiums ; de la peinture à la photographie en passant par la sculpture, la gravure et la performance, remettant inlassablement en question la manière dont le flot d’images, si caractéristique de la culture médiatique moderne, pouvait être transmis et transformé. En 1964, il devient le premier artiste américain à remporter le Lion d’Or à la Biennale de Venise.

L’exposition de la série des Salvage à Paris précède la première rétrospective d’envergure organisée depuis la mort de l’artiste en 2008. L’exposition Robert Rauschenberg sera présentée à la Tate Modern de Londres (30 novembre 2016 – 2 avril 2017), au Musée d’Art Moderne de New York (21 mai 2017 – 4 septembre 2017) et au Musée d’Art Moderne de San Francisco (4 novembre 2017 – 25 mars 2018).

 

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GALERIE THADDAEUS ROPAC
69, AVENUE DU GÉNÉRAL LECLERC
FR-93500
PANTIN
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HORAIRES D’OUVERTURE
MARDI-SAMEDI, 10H À 19H
CAFÉ BLEU : 11H Á 18H
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