Nous avons la tristesse de vous annoncer le décès du peintre Louis Nallard (1918-2016) / La Capitale Galerie (FR)

Louis Nallard et Maria Manton devant une toile de Blaise Jeanneret
au Salon Réalités Nouvelles, Parc Floral, 1972
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Nous avons la tristesse de vous annoncer le décès du peintre
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Louis Nallard
(1918-2016)
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Samedi 15 octobre 2016
à Paris
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Président d’honneur de l’association Réalités Nouvelles, il exposa au Salon de 1948 à aujourd’hui.

 

Ses obsèques auront lieu vendredi 21 octobre à 10h

au cimetière du Père Lachaise à Paris au crématorium – Salle du Dernier Hommage

NALLARD, LE CHANT DE LA TERRE

La peinture de Nallard oppose, impertubablement, sa fermeté à toutes les désorientations que l’art connaît depuis quelque temps. Vingt ans durant déjà, Nallard a maintenu dans une ligne continue, sans virage ni repentir, le développement d’une œuvre profondément enracinée dans ses expériences vitales et que, même à ses débuts, l’antinomie entre la figuration et la non figuration n’avait pu longtemps affecter. Ce dépassement des concepts contradictoires a mis très vite en situation exemplaire l’œuvre pictural de Nallard dont la réalité imprégnait la substance sans donner, pour autant, d’autres signes de reconnaissance que la vérité des accents de lumière ou d’ombre, de chaud ou de froid, de gras ou de sec, et la rigueur des structures et des rythmes ressentis au contact de la terre. Terrestre, terrienne, en effet, est la peinture de Nallard, peinture naturelle donc, qui s’établit entre ces éléments à plus d’amplitude, il est remarquable surtout que la liberté d’invention s’y manifeste avec plus de vigueur et s’affirme dans le déchaînement d’une écriture convulsive parfois, tandis que la composition générale prend de nouvelles dimensions magistrales. On voit aussi que, d’une toile à l’autre, sans que jamais l’unité fondamentale de l’œuvre se rompe, les thèmes se diversifient en se précisant et que leur résonance s’enrichit, tour à tour simultanément déchirante et harmonieuse. Il semble que Nallard exprime ses sentiments avec moins de retenue et atteigne maintenant au plus intime de son expression…

 

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 sans-titre

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MManton-La maison des oiseaux-HSP-1969-86

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Maria Manton 

& Louis Nallard

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“peintures, collages”
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Du 25 octobre au 19 novembre 2016
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Deux peintres non figurative française de la nouvelle École de Paris : MANTON-NALLARD Extraits : Maria Manton “Attirée dès ses débuts par Matisse et la couleur, Braque et la construction, Maria Manton peint des portraits, de sa famille… des natures mortes et des paysages « où la véhémence chromatique des fauves est harmonieusement ordonnée par une facture se rapprochant des tentatives cubistes », écrit en 1946 Jean Sénac. C’est déjà une semi figuration qui caractérise son travail…arrivée en 1947 à Paris, le dépouillement de ses gouaches comme de ses très grands formats peints sur isorel la mène dans la voie d’une rigoureuse abstraction. Dans ses constructions les surfaces équilibrées en aplats silencieux, dont un graphisme sensible souligne les frontières…

En 1953 la redécouverte par Maria Manton des terres et des lumières d’Algérie a pour retentissement un assouplissement des structures de ses œuvres. « J’ai été soudain choquée par la lumière. (…) J’ai alors commencé à casser la forme », confiera Maria Manton.

Après un voyage en Allemagne, en 1955,( Berlin et Cologne)…qu’elle intitule Villes détruites, vers un art plus informel. À partir des années 1960… dans les années 1970 les titres de ses toiles en lesquels Maria Manton évoque ses voyages avec Nallard…(Espagne,Égypte, origine à partir de 1978 d’une longue suite, en Italie, particulièrement à Venise, et en Cappadoce)« En renouant avec ses origines méditerranéennes, elle retrouve la lumière sur laquelle s’ouvrent dès lors ses œuvres. (…) Sa peinture se libère…

Chez Maria Manton, couleurs, lumières et motifs évoquent indistinctement, plus que des paysages naturels, des éléments architecturaux ou des motifs de la Méditerranée… À l’opposé de toute description anecdotique, l’allusion sensible qu’y fait Maria Manton à travers des tons chauds et des lignes nerveuses est plutôt celle « d’une atmosphère, d’une sensation de fraîcheur ou de chaleur qui devient comme palpable pour le spectateur »”

“Dans les toiles de Nallard les facettes des choses…se désarticulent dès 1945 en surfaces autonomes. Le poète Jean Sénac place alors Nallard «au premier rang» des «Jeunes tendances picturales»…«une synthèse de la véhémence chromatique du fauvisme et de la solide architecture du cubisme »…dans des toiles désormais abstraites, de toute évocation lisible du réel, c’est la réalité de son langage que Nallard entreprend, en une deuxième époque de son travail, de reconnaître…

École d’Alger qui s’est développée, teintée d’orientalisme, en marge des mutations survenues en peinture depuis le début du siècle, ses toiles sont accueillies avec suspicion. «Depuis quelque temps, Nallard est l’enfant terrible de la peinture en Alger», la ville ne lui ménageant «ni les coups d’encensoir ni les coups de griffe», observe Sénac.

Installé en France L.Nallard continue de construire des visions volontairement soustraites à toute expérience sensible spontanée…refuse de s’engager pour autant dans une abstraction purement géométrique…«L’abstraction m’avait un peu réfrigéré», confie Nallard.

Autour de 1953 sa peinture connaît en effet une sensible bifurcation. En s’appuyant sur les possibilités, négligées lors de son long périple dans le monde parallèle des formes, de son expérience préalable de la couleur, Nallard accomplit une synthèse des deux premiers moments de son cheminement…

Formes et couleurs s’entrouvrent à nouveau sur autre chose qu’elles-mêmes, mais l’objet qu’elle vise en le construisant s’est désormais élargi à la présence du visible tout entier.

En une nouvelle approche Nallard invente un sentiment neuf de la Nature qu’il ne cessera plus d’approfondir, une dimension indistinctement paysagiste demeurant l’axe majeur de sa non-figuration.

Au début des années 1960, Nallard … diversifie en un large éventail la gamme de leurs lumières, des plus irisées aux plus sourdes…Un graphisme discret les accompagne, souligne leurs contoure…des formes allusivement anthropomorphiques. Le plus fréquemment figures et objets se trouvent associés, se mêlant les unes aux autres en un même espace.

«Je suis sorti de cette période parce que j’ai ressenti que je m’enfermais dans ces figures, que j’aurais bientôt tout dit, que je n’avais plus d’ouverture, alors que dans le paysage, j’avais encore beaucoup à dire », dit Nallard.

Sur la fin des années 1970 il reprend, à travers de nouveaux paysages, un voyage qui s’inscrit dans la peinture autant que dans le monde, l’Espagne, l’Égypte, ou la Cappadoce…La lumière s’éclaircit, réapparaissent aux horizons de ses toiles d’indistincts lointains…dans les années 1980 un nouveau développement de son art, les formes s’agglomèrent en un tissu plus compact d’écorces…graphisme parcourent comme bribes d’une écriture à épeler.

Au-delà de la diversité des apparences la peinture de Nallard semble tenter de saisir le flux continué qui les entraîne dans l’apparaître…

Dans son innocente inhumanité, en marge de toute joie comme de tout drame, à jamais indifférent, énigmatique ce serait l’improbable Paysage de l’être que découvrirait au regard la peinture de Nallard.”

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La Capitale Galerie

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Tél. 01 42 21 19 31
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