Thomas Jorion – Vestiges d’empire / Galerie Esther Woerdehoff‏ (FR)

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Thomas Jorion, Hôtel de la Marine ou hôtel des Mines, Antsiranana (Diégo-Suarez), Madagascar, circa 1920, 2014 Tirage fine art

Canson Infinity rag, 96 x 120 édition de 8 ou 120 x 150 édition de

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Thomas Jorion
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Vestiges d’empire
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18.10 – 26.11.2016
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Vernissage
17 octobre 2016
18h à 21h
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en présence de l’artiste
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Vestiges d’empire, les ruines de l’impérialisme français, voici la nouvelle série du photographe Thomas Jorion, exposée en exclusivité à la Galerie Esther Woerdehoff et accompagnée de la sortie d’un livre aux éditions de La Martinière. Déjà connu pour son travail sur les lieux abandonnés (publié sous le titre Silencio en 2013), le photographe français a parcouru le monde pour réaliser son nouveau projet sur l’histoire coloniale.

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Si on est facilement charmé par les couleurs pastels des murs décrépits, l’élégance surannée de l’architecture et l’atmosphère qui résonne de lectures et d’aventures exotiques, Thomas Jorion nous rappelle ce chapitre de l’histoire de la France. Il a sillonné les continents, de la Louisiane à Shanghai, de la Guadeloupe au Sénégal, à la recherche d’un patrimoine oublié, sans ambition d’exhaustivité mais avec la volonté de faire un portrait sincère de l’ancien empire colonial français et de ses ruines. Un abîme sépare les grilles du bagne Saint Joseph en Guyane, l’intérieur d’une villa d’Indochine ou la façade du cinéma Rex d’Oran, ce sont pourtant les dernières traces de cet empire colonial. Tribunal, église, palais, cour d’immeuble, abattoir ou usine, la végétation luxuriante a parfois envahi les bâtiments, jusqu’à engloutir les constructions humaines sous les lianes et les racines. Pourtant malgré les murs lépreux et les fissures, ils sont souvent encore fréquentés et leurs habitants animent certaines photographies, apparitions contemporaines qui semblent reprendre possession des lieux.

A la manière des photographes du XIXe siècle partis en expéditions pour capter l’autre et l’ailleurs, Thomas Jorion adopte un dispositif lourd et encombrant. Il utilise une chambre photographique sur pied et a fait le choix désormais radical de fixer ses images sur les derniers plans films négatifs argentiques. Les photographies de Vestiges d’empire sont des portraits de lieux, des paysages, des vues d’architectures mais aussi des témoignages, vanités de l’histoire et du passé « glorieux » de l’Empire français. Exposées sous la forme de grands tirages spectaculaires, les photographies de Thomas Jorion ouvrent des fenêtres sur cet ailleurs, un passé oublié dont le présent demeure marqué.

Séance de dédicace par l’artiste de son nouveau livre Vestiges d’empire, aux éditions de La Martinière, textes de François Cheval et de Thomas Jorion (à paraitre en octobre 2016), le soir du vernissage.

Florence Pillet, 2016

 


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Galerie Esther Woerdehoff‏
36 rue Falguière
75015 Paris
tél : + 33 (0) 9 51 51 24 50
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