Questions aux élus au sujet de l’art dit contemporain par Nicole Esterolle

 

 

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Objet : questions aux élus au sujet de l’art dit contemporain

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Par Nicole Esterolle

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Madame la Députée, Monsieur le Député, » Nous vous joignons ci-dessous la lettre assortie de questions que nous envoyons à tous les candidats à la présidentielle. La question que 95% des artistes de ce pays se posent en effet est celle-ci : Que peuvent faire les responsables politiques pour réguler les dérives de l’art institutionnel bureaucratico-financier, dit « contemporain » ? Les réponses éventuelles seront publiées sur : http://www.schtroumpf-emergent.com , blog lu par 30 000 personnes environ.

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Un état des lieux catastrophique pour l’art et les artistes Quand on voit le Château de Versailles mis à disposition par un ancien ministre de la culture pour la valorisation des produits artistico-financiers de type Jeff Koons ou Murakami…Quand on voit , à Lyon, une sculpture publique, payée 750 000 euros d’argent du contribuable à Ugo Rondinone, financial-artist helvetico-américain, alors que pour le même prix il aurait été possible d’obtenir, avec une vingtaine de sculpteurs , autant d’œuvres d’une qualité esthétique beaucoup plus évidente….Quand on voit la commande publique réservée exclusivement aux artistes agréés par les réseaux des affairistes culturels entourant les DRAC…..Quand on voit 95% des artistes plasticiens d’aujourd’hui ignorés et disqualifiés par les mêmes réseaux bureaucratico – financiers s’accaparant la quasi totalité du dispositif institutionnel des Musées, FRAC et Centre d’art…Quand on voit les effets désastreux de cet art dit contemporain comme produit de la collusion éhontée des pouvoirs publics avec les grands réseaux d’intérêts spéculatifs privée, etc…

On se dit qu’il est temps que les politiques ( les seuls à pouvoir le faire) bloquent cette logique destructrice, arrêtent le carnage, reprennent le contrôle de l’appareil et de la pensée artistique d’Etat livrés à eux-mêmes et aux appétits du grand capital hors contrôle.

Qu’il est temps qu’ils prennent conscience que la spéculation en art tue la création artistique réelle, comme la spéculation financière tue l’économie réelle.

Qu’il est temps qu’ils empoignent le problème de cet art de classe, arrogant, élitiste, démagogique, cynique, qui ringardise l’émotion, qui exacerbe les différences sociales, qui détruit les valeurs patrimoniales, qui exclut, disqualifie et paupérise une majorité des artistes d’aujourd’hui, qui a tué la libre critique d’art, qui désoriente et écoeure une majorité des amateurs d’art, qui est inéluctablement ressentie comme une monstrueuse injustice par une égale majorité des citoyens , et qui fait les beaux jours du Front National.

Mais le problème des dérives bureaucratiques et financières de l’art dit contemporain, fait partie des sujets tabous dont la réalité semble déniée par tous les partis, au nom de ce qui est appelé le « politiquement correct ». ..Ce problème est donc laissé à l’extrême-droite , qui s’en nourrit goulument.

Alors voici donc quelques exemples de questions que nous vous posons:

– Ce qui est écrit plus haut est-il recevable, crédible, intéressant et susceptible d’ être le sujet d’un travail, d’une réflexion collective , d’une prise de position claire de votre part? Et cette prise en compte ne serait-elle pas bonne pour votre image auprès des artistes de ce pays ?

– Quelles sont parmi ces mesures ou réformes structurelles proposée ci-dessous , celles qui vous paraissent les plus envisageables et utiles : – Faire en sorte que le Ministère de la Culture, n’ait plus aucun moyen d’intervention de type totalitaire sur la création plastique actuelle, pour mieux privilégier la sauvegarde de l’art « durable » à valeur patrimoniale ?

– Rendre aux régions, aux départements, aux villes, leur indépendance pour leurs politiques culturelles

– Restituer chaque FRAC à sa région pour résoudre le problème de ces « patates chaudes » au cas par cas

– Supprimer le pouvoir des DRAC et de son conseil artistique pour l’attribution des subventions et le remplacer par celui de commissions ou instances d’expertise, d’évaluation paritaires, ouvertes à la diversité de la création et représentatives de l’ensemble les acteurs de l’art dans une région

– Voter une loi de défiscalisation pour les achats d’œuvres d’art par les particuliers à hauteur de 3000 € par an

– Inciter les DRAC à ne plus ignorer les artistes dits « régionaux », dans la mesure où il n’y a, comme chacun sait, d’universalité dans une culture que si celle-ci est bien ancrée dans un territoire et ses particularismes, et qu’elle n’est pas l’émanation de logiques bureaucratiques ou financiers aussi hors-sol et sans contenu vivant, qu’internationaux.

Nous vous remercions pour l’attention que vous aurez pu porter à cette lettre et pour votre aimable réponse.

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Biographie de Nicole Esterolle
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Nicole Esterolle. Artiste, critique d’art, galeriste ?
peu de gens connaissent l’identité réelle de la personne connue ou non, qui se cache sous ce pseudonyme…
mais ses chroniques irrévérencieuses font fureur sur le web depuis trois ans.

Schtroumpf Emergent

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