Michael von Graffenried – Changing Rio / Galerie Esther Woerdehoff‏ (FR)

Rio
Michael von Graffenried, Changing Rio, 2014-2016, #19

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von Graffenried
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Changing Rio
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22.06 – 13.07. 2016 
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Vernissage
22 juin 2016
18h à 21h
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Nous sommes heureux de vous présenter Changing Rio la nouvelle série de Michael von Graffenried.

Connu pour son travail sur la guerre civile en Algérie et au Soudan, ses installations en public sur la drogue en Suisse et sur la ville de Varanasi en Inde, et plus récemment sa série sur l’Oktoberfest à Munich (publiée sous le titre Bierfest aux Éditions Steidl), Michael von Graffenried avait voyagé dans le monde entier à l’exception de l’Amérique du Sud. Le photographe suisse a découvert récemment ce continent et ce portrait en images de Rio de Janeiro est le résultat de plusieurs séjours dans la mégapole pendant ces deux dernières années.

Alors que Rio de Janeiro, deuxième ville du Brésil, et ses 12 millions d’habitants a hébergé la Coupe du Monde de Foot il y a deux ans et s’apprête à accueillir les Jeux olympiques cet été et alors que le pays souffre d’une crise politique autour d’un énorme scandale de corruption, le photographe dresse le portrait de la transformation de cette métropole et de sa population dans sa diversité. Ouvriers du bâtiment s’affairant à construire la cité olympique – mais aussi de nouvelles autoroutes et des lignes de métro – enfants jouant dans les favelas (où vit près d’un tiers de la population), policiers et soldats en intervention musclée ou cariocas profitant de la plage, comme à son habitude le photographe met l’humain au centre de ses photos. Il décrit une cité de contrastes, brassage d’origines et de couches sociales, une ville engagée résolument dans la modernité, où la fête et la religion jouent un rôle majeur, où la nature exubérante n’est jamais loin du béton. La jeunesse est majoritaire, la violence banalisée et la plage et le carnaval rassemblent toujours une société éclatée. Bientôt, la ville devrait rayonner de toute la force et la beauté qui faisaient sa célébrité avant 1960, lorsqu’elle était encore la capitale du Brésil. Dans les favelas, une vaste politique dite de «pacification» a été mise en œuvre pour en finir avec l’image de la «Cidade Partida», la ville séparée entre riches et pauvres. Pendant longtemps Rio a été le symbole de l’injustice sociale. La métropole brésilienne sortira-t-elle grande gagnante des Jeux olympiques, transformée en une ville moderne et harmonieuse ? Ou ne nous souviendrons-nous que de ces deux grands événements internationaux mais sans que rien n’ait vraiment changé ?

Michael von Graffenried avec l’acuité d’un ethnologue a pris le prétexte de ce grand bouleversement pour concentrer son regard de photographe sur la mégalopole. Le résultat, fascinant, sera exposé sous la forme de grands tirages panoramiques, Rio de Janeiro à l’heure zéro. Cette exposition est accompagnée de la parution du livre Changing Rio aux éditions Slatkine. Une séance de signature aura lieu le soir du vernissage.

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Né en 1957 à Berne, le photographe Michael von Graffenried vit et travaille entre Paris, New York et la Suisse. Formé en autodidacte, il prend ses premières photos dans les années 1970, voyage dans le monde entier et commence à travailler comme photo- journaliste.

En 1991, il voyage en Algérie, suit les premières élections libres et fera ensuite une trentaine de voyages, de la guerre civile jusqu’en 2000. Ce travail photographique, dans un format panoramique qui devient sa signature, est suivi en 2000 d’un film documentaire long métrage Guerre sans images – Algérie, je sais que tu sais , co-réalisé avec Mohammed Soudani, et présenté au Festival du Film de Locarno en 2002. Publiées et exposées dans le monde entier, ses images ont intégré les plus grandes collections de photographie. Il a publié une trentaine de livres, dont Soudan, une guerre oubliée (1995), Nus au Paradis (1997), Algérie, Photographies d’une guerre sans images (1998), Cocainelove (2005), Eye on Africa (2009), Bierfest (2014, Steidl). et Changing Rio (2016).

Michael von Graffenried a reçu l’insigne français de Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres et, en 2010, il est le troisième photographe suisse, après Robert Frank et René Burri, à recevoir le Prix Erich Salomon de la Société allemande de Photographie. En 2010, la Maison européenne de la photographie à Paris lui consacre une grande exposition rétrospective.

Cherchant toujours à porter un regard incisif et singulier sur le monde, il a bifurqué vers une approche plus conceptuelle de la photographie et s’investit aujourd’hui dans plusieurs projets artistiques et médiatiques.

 

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Galerie Esther Woerdehoff‏
36 rue Falguière
75015 Paris
tél : + 33 (0) 9 51 51 24 50
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