Michel Parmentier – 17 juillet 1989 – 20 février 1990 / Galerie Loevenbruck (FR)

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Portrait de / of Michel Parmentier
Photo Malek Alloula, Paris
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Michel
Parmentier
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17 juillet 1989 – 20 février 1990
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03.06.2016 – 16.07.2016
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Vernissage
02.06.16
18h
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Opening on Thursday 2 June from 6pm
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Après avoir mis un terme à son activité de peintre entre 1968 et 1983, Michel Parmentier reprendra son travail sur le même principe, abandonné quinze années plus tôt, avec du noir, qu’il fera durer un peu moins de deux ans. Cette dérogation partielle à l’annualité de la couleur, à laquelle il s’était antérieurement astreint, achèvera le cycle des œuvres sur toile.

 

« 22 avril 1986 » titre sa première œuvre sur papier. Ce nouveau support se présente en rouleau, que Parmentier débitera en lés, d’égales longueur et largeur, pré-pliés et conservés vierges. L’assemblage des lés fluctuera d’une œuvre à l’autre, avec des variantes à l’intérieur des bandes horizontales couvertes de matière – non plus uniment peintes et colorées mais partiellement recouvertes dans les premières œuvres de traits de mine de plomb, qui laisseront volontairement entr’apercevoir des quasi-silences dans l’entremaillage des traits tracés et posés, régulièrement espacés.

Ainsi, « 17 juillet 1989 », avec de la poudre de mine de plomb frottée sur papier, convoque-t-il la mise sous-tension entre la matière étalée, frottée et le support. Cette dualité inscription/effacement est à l’œuvre, d’autre part, dans des pièces semblables avec toutefois de légères différences.

Au terme d’une période exploratoire déclinant les possibilités de mettre en avant les plis – la mécanique dont ils procèdent et dont ils sont issus –, Parmentier suspend le principe du all-over , du recouvrement complet de la surface apparente, par le seul motif d’un surlignement horizontal, surlignages des plis, grossièrement exécutés, à ces seuls endroits précis, répétés quatre fois et une fois l’œuvre dépliée, huit fois marqués ( 2 août 1989 ).

Ces tracés horizontalement divisés par l’opération du dépli – par la mise à plat d’un écart – font remonter par la bande les surfaces vierges issues du tréfonds où elles se tenaient forcloses. Occultées au regard, enfermées, consignées dans l’obscurité du dispositif général, elles réapparaissent, remises au jour, béantes.

Avec 12 octobre 1989 , il reprendra le principe appliqué à 17 juillet 1989 , à ceci près qu’il introduit pour la première fois le papier-calque comme intermédiaire/médiateur entre le mur sur lequel l’œuvre est fixée, lequel transparaît à travers ce nouveau support, et le « fusain frotté ». À la translucidité de la matière du papier-calque répond l’étalement de la matière du « fusain frotté », qui voile la transparence, alors que le « pastel blanc crayonné » de 20 février 1990 calque littéralement dans l’épaisseur du support les aspérités du mur. Ce même « pastel blanc » qui « frotté » sur papier ( 10 décembre 1989 ) inversera le contraste qui disjoint les bandes horizontales vierges de celles qui ne le sont pas.

 

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After a hiatus between 1968 and 1983 when he stopped painting, he resumed his activity on the same principles, now with black, which he maintained for a little under two years. This exception to his old rule of an annual colour marked the completion of his cycle of works on canvas.

« 22 avril 1986 » is the title of his first work on paper. This new support came in rolls, which Parmentier cut into strips of equal length and width and then he pre-folded and kept in unused state. The assemblage of these strips varied from one work to another, with variations inside the horizontal strips covered with matter and not just uniformly painted and coloured but partially covered in the first works with lines in graphite, deliberately allowing a glimpse of the quasi-silence in the mesh of regularly spaced drawn and placed marks.

For example, « 17 juillet 1989 », with its powder of graphite rubbed on paper, introduces the tension between the spread, rubbed material and the support. This inscription/erasure duality is also at work in similar pieces, albeit with slight differences.

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Galerie Loevenbruck
6, rue Jacques Callot
75006 Paris
t +33 1 53 10 85 68
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