APPEL A PROJETS ARTISTIQUES EDITION 2017  » JEU & DIVERSION » / Art Souterrain (CA)

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Photo : www.artsouterrain.com/

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THÈME 2017
Jeu et diversion

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9e édition

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Du 4 au 26 mars 2017

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«C’est rendre un homme heureux, de le divertir de la vue de ses misères» (Pascal)

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La volonté de se divertir est inexorablement liée à la nature humaine. Chaque époque et chaque peuple se caractérise par ses jeux, ses fêtes, ses musiques ou ses danses. Synonyme de plaisir, de détente et de partage, le jeu est une action limitée dans le temps, sans utilité apparente et suivant des règles librement consenties.

La nature et la place des activités de loisirs ont évoluées au fil des siècles. Le déclin des religions dans les sociétés occidentales, le dogme hédoniste des Lumières ou, plus proche de nous, la modification de l’organisation du travail ont amené à l’avènement d’une « civilisation des loisirs » (J. Dumazier), forgeant un nouvel ordre social.

C’est aujourd’hui une véritable industrie à l’écoute de nos désirs, et nous semblons plus que jamais entourés de propositions pour occuper notre temps libre : Salles de jeux, spectacles, parc à thème, jeux vidéo (aujourd’hui secteur principal devant le cinéma ou la musique), sport, grandes expositions, télévision, internet …

Le succès des jeux sociaux sur téléphone, accessibles en tout temps, redéfinit les limites spatiales, temporelles et sociales du jeu et transforme nos poches en casino géant. Cela s’étend même au magasinage, aujourd’hui considéré comme une activité de détente, ou encore aux rencontres, qui ont leurs applications ludiques.

En parallèle, ces procédés « ludiques » qui développeraient logique, mémoire et concentration sont de plus en plus utilisés comme moyens de communication pédagogiques dans divers domaines : médecine, écoles, entreprises, compétitions…

On parle alors de « gamification » ou « ludification » de la société et tout semble s’accélérer dans un tourbillon agréable où l’effort est indésirable. Cette évolution influe inévitablement sur notre développement en tant qu’individu et sur nos relations.

L’être humain a besoin de se divertir, mais où se trouve le point de rupture entre activités synonymes d’émancipation ou de réflexion et activités qui seraient considérées comme aliénantes ou régressives ? Avons-nous développé « l’amour de notre servitude » comme l’évoque Aldous Huxley dans son ouvrage Le meilleur des mondes, nous laissant guider par des règles définit par d’autres et nous détournant de tout ce qui demande attente et maturation?

Cette quête perpétuelle d’évasion dénonce-elle uniquement une frustration grandissante du réel ou redéfinit-elle notre nature même? Sommes-nous devenus les « Homo Ludens » évoqués par l’auteur J. Huizingua pour qui le jeu est consubstantiel à la culture ?

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THEME 2017
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PLAY & DISTRACTION
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“To make a man happy is to distract him from the sight of his miseries.“ (Pascal)
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The will to have fun is inexorably linked to human nature.

Every period and nation is characterised by its games, its celebrations, its music or its dance. Synonymous of pleasure, relaxation and the sharing of experiences, playing is an action restricted by time, that has no obvious utility and that follows freely formed rules.

The nature and the position of leisure have evolved over the centuries.

The decline of religions found in Western societies, the hedonistic dogma of Lights, or even more relevant to us, the modification of work organisation, have brought us the arrival of a « civilization of leisure », creating a new social order.

Today, it is a true and real industry that listens to our desires, and it seems that we are now, more than ever, presented with proposals that can fill up our free time: games rooms, shows, theme parks, video games (which today is the biggest sector, taking over cinema and music), sport, big exhibitions, television, the internet?

The successes of multiplayer games available and accessible at all times on our phones, redefine the spatial, temporal and social limits of games and transform our pockets into giant casinos.

This extends even to shopping, which today is considered to be an activity of relaxation, and even to encounters, which have their own playful operations.

In addition, these “playful“ procedures that would develop logic, memory and concentration are increasingly used as an educational means of communication in a variety of domains: medicine, schools, businesses?

We are therefore speaking of the ?gamification? of society, and everything within it appears to be accelerating without effort, into a pleasant whirlwind.

This evolution of society and culture inevitably influences our development on an individual basis.

The human being needs entertainment. But what is the tipping-point between activities synonymous of emancipation or reflection and activities that are considered alienating and regressive? Have we developed a ?love for our servitude?, as evoked by Aldous Huxley in his work Le meilleur des mondes, letting ourselves be guided by rules defined by others and turning our backs on everything that requires patience and maturation?

Does this perpetual quest for escape solely denounce an increasing frustration of reality or does it redefine our own nature? Have we become the “Homo Ludens“ evoked by the author J. Huizingua for whom play is consubstantial to culture?

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 APPEL A PROJETS ARTISTIQUES

EDITION 2017  » JEU & DIVERSION »

La 9ème édition du festival aura lieu du 4 au 26 mars 2017

et l’appel à projets artistiques est ouvert.
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La date limite de dépôt est le 15 juillet 2016.

 

Vous pouvez trouver le dossier d’application ICI

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CALL FOR ARTISTIC PROJECTS

2017 FESTIVAL « PLAY AND DISTRACTION ».

Open until July 15th 2016..

You can download the application form HERE

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