Exposition collective Du 07 Avril au 28 mai 2016 / Galerie Pascal Vanhoecke (FR)

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Unfaithful, 2013, 100X67cm
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Du 07 Avril au 28 mai 2016  
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Vernissage le 7 avril 2016
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Exposition collective – Michael Burges, François Calvat, José Manuel Ballester, Robert Gligorov, Frédéric Lecomte

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À la suite d’Art Paris au Grand Palais du 30 mars au 3 avril, la galerie Pascal Vanhoecke organise une exposition collective, l’occasion de découvrir davantage d’œuvres des artistes exposés à Art Paris, ainsi que celles de Frédéric Lecomte.
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Abstraction picturale avec François Calvat depuis 1997, Michael Burges depuis 2006 et José Manuel Ballester depuis 2008. Enfin, décalage et transgression avec Robert Gligorov et Frédéric Lecomte. La rencontre entre Calvat, Burges, Ballester, Gligorov et Lecomte ouvre un espace de questionnements, de rencontres artistiques et de découvertes esthétiques. Entre recherches formelles, matérielles, et réflexions sur le monde, chacun de ces artistes nous donnent à voir une vision inédite de leur rapport au monde et participent du renouveau de la scène artistique internationale.

L’œuvre de José Manuel Ballester nous porte à la frontière du figuralisme et de l’abstraction. Dans ses photographies pas de déconstruction apparente, pas de rencontre chaotique des couleurs, mais une ligne droite, une forme épurée, une palette quasi monochrome qui semble toujours au service d’une même intuition. De toutes ses œuvres ressort en effet une même obsession : la recherche métaphysique sur les propriétés de l’espace et de la géométrie. Le carré, le cercle, la ligne tout convergent vers une représentation épurée, sombre de l’environnement dans lequel l’homme se meut. Œuvres non pas figuratives mais suggestives, Ballester nous entraine dans les tréfonds d’une réalité abstraite où l’environnement semble avoir pris le pas sur l’individu. Aux côtés des échafaudages sombres et grandiloquents du Rijksmuseum du madrilène où le vide se déploie pour ne laisser plus aucune place à l’émergence de la vie, surgit la peinture de Michael Burges.

Odes colorées nées d’une intuition réfléchie, ses œuvres oscillent entre « tout-peinture » et « non-peinture ». Fasciné par les liens entre vision, perception et phénomènes de reconnaissance, Michael Burges instigue un jeu entre actuel et virtuel, intuition et Page 1 sur 2 Page 2 sur 2 réflexion, œuvre et spectateur, peinture généreuse et peinture minimaliste qui disparaît au profit d’un objet métallisé. Les œuvres de sa série “Self-Emergent Painting Reverse Glass”, utilisent une technique unique montrant l’envers de la peinture s’immisçant dans les fissures des feuilles d’argent, d’or et de platine, participant ainsi à l’étude de l’aspect formel de la matière picturale, ses effets de lumière et de réfraction.

François Calvat, 90 ans cette année, nous ramène quant à lui à la matière brute. Dans un processus de transformation des résidus de la société de consommation, il redonne vie à l’ancien, au refoulé, au passé ; son intérêt se focalisant non plus sur l’aspect chromatique de l’œuvre mais sur son aspect formel. Il met en place un langage plastique inédit exclusivement à base de matériaux abandonnés par les paysans et lui permettant de mettre en scène les effets de la lumière s’accrochant sur les matières telles que le zinc, l’acier rouillé, le bois brûlé etc. En recherchant dans le rebut la trace d’une histoire et les stigmates de la destruction, François Calvat nous emporte sur les chemins tortueux des manifestations et traitements infligés par l’homme au monde qui l’environne, traitements qu’il sublime et donne à voir sur la toile

Artiste internationalement reconnu depuis les années 1995, Robert Gligorov vit et travaille à Milan. À travers l’utilisation de différents médiums – la photographie, la sculpture, la vidéo, les installations ainsi que son propre corps – Gligorov cherche à prévenir ses contemporains de la banalisation du monde créée et entretenue par les images médiatiques, nous donnant ainsi à voir des images bien léchées à l’instar des images publicitaires mais dont la violence explicite bouscule les normes aseptisées de la représentation. Ses œuvres, voyageant entre réel et imaginaire, nous mènent ainsi vers une expérience limite et suggèrent une réflexion sur l’existence de l’Homme et sa façon d’intervenir sur le réel qui l’englobe.

Dans ce cheminement, l’œuvre de Lecomte vient semble-t-il parfaire et ouvrir la série de questionnements et de rencontres esthétiques. Rien d’identifiable chez Frédéric Lecomte, rien de traditionnel ou d’assimilable mais plutôt un jeu déroutant où l’opposition, la linéarité, le connu n’existent plus ou pas, voire n’ont jamais existés. Pas non plus de médiums phares mais une pratique artistique qui évolue au contact de matières et de médiums nouveaux lesquels s’animent et se fixent dans leur rencontre frontale avec d’autres. Entre nuage atomique rouge sang où des points liés subissent la violence d’une guerre anarchique, ballons de baudruche symboles d’une explosion toujours latente et fragiles baguettes chinoises courant après une pierre, Frédéric Lecomte nous offre une vision ludique et déroutante, alliant combat et légèreté. Une étrange éphéméride où le temps, les jours, les évènements se déboitent, s’annihilent et se mélangent déstructurant ainsi notre horizontalité temporelle et nous donnant à voir un objet-temps, une ampoule à baïonnette empli d’eau qui se pend.

 

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Galerie Pascal Vanhoecke

14, bis rue du Docteur Gosselin

94 230 Cachan
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Horaires

Mardi à vendredi, de 13h à 18h

Les autres jours Sur RDV