KOSUKE OKAHARA – FRAGMENTS & Jacob Aue Sobol – Arrivals and Departures / Polka Galerie (FR)

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KOSUKE OKAHARA
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FRAGMENTS
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Du 11 mars au 16 avril 2016
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La galerie Polka est heureuse d’annoncer la représentation du photographe japonais Kosuke Okahara. Pour sa première monographie dans nos locaux, il exposera Fragments, travail réalisé́ entre 2011 et 2015 à Fukushima.

 

Suite au séisme qui secoue la côte Pacifique du Tohoku, le vendredi 11 mars 2011, Kosuke Okahara décide de rentrer en urgence au Japon. Son but : prendre « des photos pour l’Histoire ». Pendant quatre ans, muni de son compteur Geiger, il collecte régulièrement des « fragments » photographiques du drame.

« Comment réagiront les gens qui verront ces photographies dans le futur et comment percevront-ils cette catastrophe ? » C’est en gardant cette question à l’esprit que Kosuke Okahara a arpenté Fukushima pendant 4 ans. Ses images, véritables documents photographiques, décrivent en monochrome une triste réalité. Winston Churchill a dit un jour qu’un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre. La démarche de Kosuke a pour ambition de lutter contre cette amnésie collective.

« J’ai commencé à photographier Fukushima à la fin du mois de mars. A mon arrivée, je fus saisi par le silence absolu. La ville était déserte, mais je percevais pourtant les traces d’une vie récente. En un éclair, tous les habitants avaient disparu. Un film d’horreur ou de science-fiction. Certains endroits connaissent une mort lente, leur population déclinant graduellement au fil du temps. A Fukushima, on aurait dit que tous avaient été kidnappés en quelques secondes. »

Les photographies de Kosuke Okahara ont été publiées dans un ouvrage éponyme paru aux éditions La Martinière en 2015.

Kosuke Okahara est né en 1980 au Japon. Après avoir obtenu son diplôme en 2003 à l’université Waseda de Tokyo, il entame une carrière qui va le mener aux quatre coins du monde. S’il réalise, à ses débuts, des photographies couleur, il opte très rapidement pour le noir et blanc. Membre de l’agence VU’ jusqu’en 2010, Kosuke Okahara a reçu plusieurs récompenses dont le prix W.Eugene Smith Fellowship (2010) et le prix Pierre & Alexandra Boulat (2014).

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Jacob Aue Sobol
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Arrivals and Departures
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Du 11 mars au 21 mai 2016
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« C’est un voyage que j’ai toujours voulu faire, prendre le légendaire Transsibérien. Je suis né au Danemark, un pays que l’on traverse en cinq heures. Mais la Russie, c’est autre chose: c’est un pays immense!»

– Jacob Aue Sobol

La galerie Polka est heureuse de présenter le premier opus de Arrivals & Departures, une épopée photographique initiée en 2012 par Jacob Aue Sobol.

L’artiste danois est monté à bord du Transsibérien avec l’intention première de photographier le quotidien des voyageurs. Mais, au fil des 10000 kilomètres du parcours, entre Moscou et Pékin, il se heurte à un problème : le train est désert. Alors, il tourne son objectif vers les fenêtres, et ce qu’il découvre dehors le fascine : «Ce froid fait bouillir mon sang.»

A chaque arrêt, Jacob prend le temps d’explorer les grands espaces, les paysages enneigés, les forêts russes, les déserts de Mongolie et les montagnes chinoises. Il part également au contact des hommes et des femmes. «Je souhaite rencontrer les habitants, afin de m’approprier les lieux, même si cela n’est que pour un court instant. »

Jacob Aue Sobol photographie des sœurs jumelles chez elles à Moscou, suit des chasseurs dans les montagnes près d’Oulan-Bator, ou des piétons pressés dans un Pékin effervescent. Il se livre ainsi à un voyage photographique, les rails du Transsibérien lui servant de fil rouge.

Ce voyage est également un périple intérieur, une investigation émotionnelle. Chaque image renvoit l’artiste à ses peurs, à ses sentiments, à ses désirs. Il cherche à capter l’essence des émotions humaines, en transcendant les frontières et en repoussant la barrière de la langue. «Ce qu’on dit avec les mots est, pour moi, moins fort que ce qu’on exprime avec les yeux, le corps. L’image est sans parole, la rencontre doit l’être aussi. »

Né en 1976 à Copenhague, Jacob Aue Sobol intègre en 1998 l’école danoise de photographie documentaire et artistique Fatamorgana. Il y développe le langage photographique qui rythmera ses images de Tiniteqilaaq, un campement situé à l’est du Groenland, où il vit entre 1999 et 2002. Jacob Aue Sobol a rejoint Magnum Photos en 2007 en tant que photographe nominé. Il est récompensé du prix Leica European Publisher’s Award pour I, Tokyo (exposé en 2015 à la galerie Polka) et d’un World Press en 2006.

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Cour de Venise
12, rue Saint-Gilles
75003 Paris, France
T +33 1 76 21 41 30
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OUVERTURE

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Mardi – Samedi11 h – 19 h 30
ou sur rendez-vous
Entrée libre
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