95% de l’art d’aujourd’hui n’est pas contemporain / La chronique n° 67 de Nicole Esterolle

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95% de l’art d’aujourd’hui
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n’est pas
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La chronique n° 67
de Nicole Esterolle
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Cette chronique n° 67 est dédiée aux FRAC, en perspective de leur grande journée national , qu’ils organiseront en 2016 ( la date n’est pas encore fixée) pour faire connaître encore mieux leurs actions. .. (Une journée nationale des FRAC, qui viendra donc s’intercaler parmi les journées nationales de la chips, du fromage, des immeubles en fête, des gauchers, des bénévoles, des épileptiques, de l’herpès, du boudin blanc, etc…)

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Au sommaire
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1 – Le saviez-vous ? , 95% de l’art d’aujourd’hui n’est pas contemporain ! et donc exclu des collections des FRAC!

2 –  Oui, dans les FRAC, il y a de grands malades !

3 –  Un flagrant déni de la réalité toxique des FRAC

4 – Deux pétitions contre le sectarisme des FRAC

5 – Le mystère de la cuvette WC au FRAC-Dijon enfin levé !

6 – Contempurin en diable!

7 –  Le triomphe du parpaing en art contemporain

8 – Les FRAC , lieux d’une inquiétante radicalisation à l’art contemporain

9 – Le triste état de la critique d’art française

10 – La chute d’un baron de la culture-connexion lyonnaise

11 – Un Ricard sinon rien !

12 – Terrifiant baragouin à la galerie Art et Essai de l’Université de rennes

13 – Un professeur de foutage de gueule compissé par un de ses élèves

14 – Dessine – moi un cochon

15 – Bourriaud, la panacée

16 – Une censure insidieuse

17 – Monsieur Nimport’quoi, agent multi-casquettes de l’art officialo- contemporain

18 – Comment sauver les 8000 peintures de l’Atelier du non-faire ?

19 – Les ravages de l’internationalitude en art, et à Lyon tout spécialement

20- l’art contemporain comme malbouffe artistique et désastre environnemental : Mon entretien avec Elizabeth Schneiter pour le magazine Reporterre

21 – soutenons la revue du Comptoir, revue magico-socialiste anti-bien-pensance

22 – avec Franck Lepage l’art dit contemporain devient archi-hilarant.

1 – Saviez-vous que 95% de l’art d’aujourd’hui n’est pas contemporain ?

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Saviez-vous que 95% des artistes plasticiens actuels n’ont pas le droit au qualificatif officiel de « contemporains » et sont, de ce fait, interdits d’achat par les FRAC ? Nous venons en effet d’assister au plus énorme hold-up sémantique du siècle et même de l’histoire de l’art tout entière, à un stupéfiant détournement qui permet donc de réserver le mot et le label « contemporain » à l’usage exclusif des seules productions de l’appareil bureaucratico-financier en place depuis quarante ans et pour désigner les seules œuvres d’ordre conceptualo-postural à haute discursivité, échappant à tous les critères esthétiques connus… et que ne connaissent justement pas les farouches défenseurs de ce label, formant une caste de plus en plus fermée sur elle-même et n’échappant pas à cette dégénérescence liée à la consanguinit.

Ainsi, cette flore artistique sauvage constituant 95% de la création actuelle, est-elle totalement ignorée ou méprisée par les tarés endogames, sbires du système institutionnel et spéculatif, alors qu’elle n’a jamais été aussi belle, abondante et variée.

Pour faire contre-point à cette gigantesque aberration, je vous en offre ici les 600 images d’œuvres, que je vous ai déjà présentées sur facebook, pour le plaisir et pour dire la réalité de cette richesse…

Voici les 20 liens, vous ouvrant chacun sur une série de trente artistes. Vous pouvez conserver ces liens dans un coin de votre bureau, pour aller vous y promener au gré de vos disponibilités de temps. Vous pouvez les envoyer aux amis pour leur offrir cette promenade roborative. Car je crois qu’une heure passée avec tous ces artistes, est plus plaisante, oxygénante et instructive que d’aller machinalement se faire voir à la FIAC, à la Biennale de Lyon ou au Palais de Tokyo…

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https://www.facebook.com/photo.php?fbid=739945356135849&set=pcb.739947659468952&type=3&theater
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=739945356135849&set=pcb.739947659468952&type=3&theater

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=734711103325941&set=pcb.734712866659098&type=3&theater

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=737463789717339&set=pcb.737467119717006&type=3&theater 

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=721649751298743&set=pcb.721666181297100&type=3&theater

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=721215618008823&set=pcb.721217478008637&type=3&theater

https://www.facebook.com/photo.php?

fbid=720815704715481&set=pcb.720817858048599&type=3&theater

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=720431988087186&set=pcb.720433904753661&type=3&theater

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=720068484790203&set=pcb.720070818123303&type=3&theater

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=719690394828012&set=pcb.719698238160561&type=3&theater

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=719458728184512&set=pcb.719459948184390&type=3&theater

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=719373564859695&set=pcb.719376584859393&type=3&theater

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Mon amie Neo Blizzard , poète et chercheuse de peintres oxygénants

J’avais laissé un message à mon amie facebook Neo Blizzard pour la remercier de m’aider à trouver sur internet des artistes qui respirent bien la liberté…et je lui demandais comment elle faisait pour les dénicher…et voici ce qu’elle me répond qui est très sympa et poétique: « Oh bin en général je bulle un peu du dedans, et une fois que la vacuité improductive s’est bien installée, je prends un peu de pâté de tête – ou de comté c’est selon- que je boulotte en général avec les doigts, et après une fois sustentée, je me lance à l’arrache et en aléatoire sur tumblr, pinterest, flickr et je me laisse aussi dériver de photos en sites. Après pour le choix en lui-même, certains tableaux ça me fait comme un pote vu de loin dans une foule, qu’on salue et dont on se rapproche. Et paf, je mets dans la besace. Comme des petites retrouvailles, mais là avec des trucs qu’on aurait jamais vu avant. J’aime aussi, mon côté concierge, savoir un peu qui est le gars, d’où il aurait pu choper son besoin de créer, les qques racines du style enfin bref, m’approcher en toute pudeur des circonvolutions éventuellement perceptibles chez l’artiste. Le processus à l’oeuvre dans l’âme, le courage intérieur, les évolutions, les messages (ceux qui échappent et les intentionnels) etc. Bref, j’ai une admiration et une curiosité naturelle envers la capacité à faire des trucs qu’on n’est pas obligé. L’art dans l’absolu, personne te dit « hop va créer là ». Non, c’est à base d’alambics intérieurs. C’est émouvant Sinon, de loin on dirait juste une nana qu’a le regard un peu vide et la tête soutenue par le coude du bras posé sur la table, glandage level Platinium, au regard de l’agitation requise au sein d’une Sté dont tout mouvement hypra rapide serait la marque d’être. Bon en tout cas merci pour les noeillades jetées, je n’ai pas l’once du dixième de votre volonté et de votre ténacité, c’est vraiment important comment et pourquoi vous oeuvrez. Au chiottes les parasito-singeurs, ça prend la place de ceux dont l’âme et les trouvaillent vaillent :)»

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2 – Oui, dans les FRAC, il y a de grands malades !

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la machine à décérébrer avant endoctrinement à l’AC

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En partenariat avec 50°Nord, réseau transfrontalier d’art contemporain, la revue « Le chassis » a décerné cette année son coup de cœur pour l’installation « Killdozer » de Donovan Le Coadou qu’il a réalisée dans l’espace Fructose, et ce fut l’occasion de poser quelques questions à l’artiste et sur son projet. » Je vous joins aussi le lien vers ce très croquignol entretien et sur toutes les infos sur le sujet avec proposition pour une « Inscription au groupe de travail filière art contemporain » si ça vous intéresse autant que les filières bovines ou porcines…

Je vous avoue que quand je me plonge dans toutes ces choses liées au FRAC-Nord : réseau transfrontalier 50° Nord, Watch this space, fructose, killdozer, Eurorégion, Le Chassis, filière art contemporain, etc… j’ai le sentiment un peu vertigineux d’entrer dans un autre monde, un territoire hors- sol situé bien au-dessus de celui du commun des humains normaux et en bonne santé…

J’ai la conviction d’être en présence d’un pathos lourd dont l’origine ne peut être ailleurs que dans l’entre-soi psychogène où sont enfermés ces gens. Il y en effet pour expliquer ces bouffées délirantes, ce délâbrement mental bien connu en médecine , appelé « crétinisme » qui affecte les communautés repliées sur elles-mêmes et contraintes à la consanguinité ou à une sorte d’endogamie systémique dans le reproduction des idées, références, postures, habillement, textes et éléments de langage…

Et je pense qu’il suffirait de couper la perfusion d’argent public, pour que ces poches de pathos et de radicalisme duchampiste artificiellement entretenues disparaissent, pour que tous ces gens s’égaient dans la nature, retrouvent les réalités extérieures et une meilleure santé globale. En art contemporain aussi, le communautarisme est dangereusement pathogène.

Plus d’infos : http://lechassis.fr/watch-this-space-8-coup-de-coeur-lechassis/

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3 – Un flagrant déni de la réalité toxique des FRAC

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Mr de Montferrant ( photo jointe), ex- ambassadeur de France en Allemagne, est président du FRAC – Aquitaine et président de cette association des directeurs de FRAC, appelée « Plateform »… Voici un texte de lui, particulièrement croquignol, mais que le Monde a cru bon de publier récemment, pour vanter les mérites des FRACs et les soutenir en ce moment de profonde crise existentielle pour eux. « Plateform » est un réseau de plus parmi l’Inextricable enchevêtrement des autres réseaux constituant l’appareil « art contemporain » en France… un lobby de plus pour soutenir le moral d’une corporation en perte de repères et de légitimité, « au bord de la crise de nerfs », qui en a en effet de moins en moins de moral, ainsi que d’énergie pour défendre l’indéfendable ineptie globale que sont les FRACs et nier leur malfaisance d’ordre structurel envers l’art et 95% des artistes.

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Monsieur de Montferrand
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(Je vous joins aussi la photo d’une des acquisitions 2015 du FRAC Aquitaine œuvre de Katinka Bock, déjà lauréate du Prix du Pastis Ricard)

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Oeuvre de Katinka Boocke. Coll FRAC-Aquitaine
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(Je vous joins aussi la photo d’une des acquisitions 2015 du FRAC Aquitaine œuvre de Katinka Bock, déjà lauréate du Prix du Pastis Ricard)

Ce texte d’une ignorance distinguée autant que d’une pétillante niaiserie de classe , publié par le bien-pensant journal Le Monde est l’expression de cette bien-jactance politiquement correcte en vigueur dans l’appareil étatique de type totalitaire pour l’administration et l’éradication de l’art de ce pays…C’est un modèle du genre dans l’enfilage de tous les poncifs du déni des réalités, dont sont coutumiers dans d’autres domaines aussi, le Monde, Libé, l’Obs et le indéckotuptibles et autres porte-parole de ce qu’on appelle maintenant « la gauche identitaire » et sa culturosphère, anti-fachosphère forcenée, mais alliée objective de cette dernière ( Le Monde a refusé de publier le droit de réponse à Mr Montferrant que lui avait envoyé Aude de Kerros…c’est dire le degré « d’ouverture » de ce journal)
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Je vous livre ici ce texte de Mr de Montferrant… assorti de mes commentaires en italique que j’enverrai moi aussi au Monde.

« Peut-on comprendre le monde dans lequel nous vivons sans s’intéresser à l’art et aux artistes d’aujourd’hui ? (mais, cher Monsieur, vous ne comprendrez rien au monde si vous ne vous intéressez qu’à l’art des FRACs , parce que celui-ci n’est pas représentatif des artistes d’aujourd’hui, mais qu’il est seulement le symptôme d’une folie passagère des systèmes de reconnaissance français,de la même nature que celle qui existait en Russie soviétique qui ne comprenaient rien à l’art ni au monde)

A la veille des élections régionales, la question mérite d’être posee.( A cause bien sûr du risque apporté par ces élections, de réactivation de cette « bête immonde » qui, comme chacun sait, n’aime pas l’art contemporain et va détruire les FRACs de toutes les régions où elle sera majoritaire en élus)

Jusqu’ici, toutes les régions, chacune avec leur propre sensibilité, et malgré les alternances politiques, ont considéré qu’il était essentiel de rendre accessible au plus grand nombre, non seulement les grandes œuvres du passe? mais aussi la création d’aujourd’hui (« la création d’ aujourd’hui », c’est-à-dire celle agréée par la FRAC et reconnue par ses « inspecteurs » comme conforme au label « contemporain » officiel).

Elles ont mis les Fonds régionaux d’art contemporain (FRAC) au cœur de cette volonté de démocratisation et de soutien aux créateurs.( autrement dit : cette volonté d’imposer l’idéologie esthétique des classes exploitantes aux classes exploitées…et volonté de soutenir les créateurs conformes à cette norme officielle)

L’Etat de son côté, dans la loi pour la liberté de la création, veut consolider leur position dans le paysage français en créant pour eux un label (le label « contemporain » résultant du détournement ou du hold-up sémantique du mot).

Car les FRAC assurent une mission de service public. Ils ont constitué en trente ans des collections reconnues dans le monde entier ( le monde entier s’en fout, quand il ne trouve pas ça ridicule et prétentieux ou même dénonce les méfaits de ce dirigisme d’Etat), qu’ils mettent à disposition des publics les plus variés : écoles, services sociaux, entreprises, hôpitaux, associations de toutes nature et bien sur musées en région.(Oui, on y emmène de force pour faire du chiffre, le « public captif » constitué par les enfants des écoles et des collèges, les vieillards des maisons de retraite, les gens emprisonnés, etc…quant aux musées il ont déjà leur réserves pleines de choses aussi ineptes et contondantes que celles des FRACs)

Le regroupement des régions ne change pas cette mission ( oui, mais le problème à résoudre est que cela va faire 22 FRACs pour 14 régions…!).

Les FRAC vont utiliser cette occasion pour engager un renouveau de leur action. Ils vont proposer un plan triennal pour intensifier encore la diffusion de leurs collections qui sont déjà les plus montrées de France, pour développer leur travail en réseau – entre eux mais aussi avec tous les autres acteurs dans les régions -, pour s’engager dans le monde digital et pour enfin donner un nouvel élan à la médiation et à l’éducation artistique qui est leur domaine d’excellence. ( autrement dit, pour à la fois compenser l’absence d’objet de l’ « action » et parachever la fuite du public, on va épaissir le réseautage en tous sens et dans tous les circuits institutionnels et « digitaux ».…et cela nous rappellera les plans quinquennaux des plus belles années du soviétisme)
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En 2016, ils organiseront une grande journée nationale des FRAC, pour faire connaître encore mieux leurs actions. .. (Maman, au secours !… on a déjà les journées nationales de la chips, du fromage, des immeubles en fête, des gauchers, des bénévoles, des épileptiques, de l’herpès, du boudin blanc…alors non, pitié, on sature, épargnez-nous cette journée supplémentaire de l’installation de parpaings, de bouts de bois, de chaises écrasées et de tas de charbon !)

Pour réussir demain, il faudra préserver la diversité de ces institutions afin qu’elles restent proches de leurs publics et de leurs partenaires les plus divers (diversité dans l’absolue similitude et proximité avec un public aussi lointain qu’ inexistant).

La diminution du nombre des régions n’entraîne pas la diminution du nombre des lycées.( Là, je ne comprends pas bien l’ argument…car autant que je sache, les lycées ne sont pas dits « régionaux »)

Si l’on veut continuer à irriguer tous les territoires, la même règle vaut pour les FRAC.( Ah bon ! mais peut-on imaginer qu’il y ait des FRACs dissidents ou désobéissants, qui n’irriguent pas comme il faut ?)

Cela exige naturellement que dans les nouvelles régions ils coopèrent pour faire plus ensemble qu’ils ne faisaient séparément.( soutien, connivence, solidarité, l’union fait la force devant l’adversité et face au hordes d’immondes réactionnaires qui nous menacent…)

Il faut enfin que les FRAC restent des structures légères, donc réactives et peu coûteuses. Rappelons qu’aujourd’hui, en moyenne, leurs budgets sont d’un million d’euros et leurs équipes de dix personnes.( Un million …Certes, cela fait de l’emploi pour 10 personnes, mais calculons à combien d’euros revient le visiteur ?)

Comment rendre cette politique culturelle plus vivante encore ? Comment faire en sorte que les publics se l’approprient davantage ? ( C’est bien ce que je disais : la question est celle du non public se non-appropriant des non-œuvres de non-artistes)

La réponse est dans le débat (un débat dès lors vertigineusement illimité, de par son absence d’objet).

La culture est faite pour susciter la réflexion, l’esprit critique, la remise en cause (OK, Bernard, mais il faut voir comment vous traitez ceux qui osent réfléchir et critiquer l’art d’Etat)

Au moment où le populisme semble avoir trouvé un beau matin son nouveau mouton noir avec les FRAC, osons débattre de leur action et de l’art contemporain ( et nous voici arrivés au moment de cet inévitable débat-procès en réactionnariat et en prolétarisme visant les ennemis des FRACs… menacés comme des barbares par une récente loi pour la « liberté d’expression »…garantissant la liberté de pression d’un art d’Etat pour l’aider à mieux interdire la visibilité et l’expression de 95% des artistes libres)

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Premier débat : l’inaliénabilité des collections. Depuis trente ans certains nous disent : « vous avez des collections trop importantes, il faut les vendre ! » Depuis trente ans que d’arguments échangés avec forces rapports à l’appui ! La question a toujours été tranchée en faveur de la protection de ces collections , qui représentent pour chaque région un patrimoine considérable, ne serait-ce que par leur valorisation financière. ( En effet, la plupart des œuvres des FRACs n’ont même pas la valeur marchande nécessaire pour payer le coût de leur restauration, alors, à quoi bon les vendre et à qui ? Quant à celles qui ont encore quelque reste de « valorisation financière » sur le marché de l’inepte international, il est inéluctable qu’elles vont le perdre très vite comme se dégonflent les bulles spéculatives, et qu’elles n’ont jamais eu ni n’auront jamais aucune valeur patrimoniale… alors , la question de l’inaliénabilté du néant est aussi d’une vertigineuse absurdité)…Le vrai problème qui va se poser inéluctalement dans quelque temps, ne sera pas celui de l’inaliénabilité, mais celui de savoir que faire de ces milliers de tonnes d’oeuvres insensées et sans aucune valeur bourrant les réserves des FRAC…

Rappelons-nous, nos musées n’avaient acheté aucun impressionniste, ni aucun cubiste ou fauve… Ils s’en sont mordu les doigts ( Ici nous atteignons un sommet dans la méta-crétinerie de haute lignée consanguine et endogamique…car il est évident que nos actuels musées se « mordront aussi les doigts de pieds » d’avoir acheté eux aussi nos actuels pompiers conceptualo-posturaux officiels, au lieu d’acheter la création d’aujourd’hui bien vivante, novatrice et vraiment contemporaine)

Second débat : la nature de l’art contemporain. Depuis trente ans on nous dit « n’achetez-vous pas un art trop contemporain, trop ésotérique , trop éloigné des préoccupations du public ? » Mais quel art faudrait-il alors acheter ? Sous Louis XV on ne faisait pas du mobilier moyenâgeux ou des châteaux forts mais de l’art « contemporain », c’est-à-dire du Louis XV ! ( Vous voyez ici comme moi la malice de cet argument aussi croquignol qu’acrobatique et sternutatoire…pour justifier que les FRACs doivent acheter du post-duchampien début vingtième, faussement déclaré « contemporain », plutôt que la création vraiment actuelle)

Quant au public, il semble bien qu’il s’intéresse à l’art d’aujourd’hui, puisque en 2013, pour leur 30 ans, les FRAC ont eu près de 2 millions de visiteurs et en 2014, 1,6 million. Beaucoup d’institutions et de musées aimeraient en accueillir autant.( sauf que l’art des FRACs n’est pas l’art d’aujourd’hui, puisque celui-ci en est absolument exclu…Sauf qu’on aimerait bien disposer de chiffres exacts pour le nombre de visiteurs dont on sait que 40% est fait du public captif évoqué plus haut)


Troisième débat : le monde de l’art contemporain est clos. Depuis trente ans, on nous dit « les FRAC sont un système ou? quelques directeurs avec des galeries décident de façon opaque d’achats coûteux et font « la mode ». Depuis trente ans les FRAC ont apporté la preuve de leur transparence. Leurs comités d’achat sont totalement indépendants. Ils regroupent des directeurs de musées, des commissaires d’expositions, des collectionneurs ou encore des critiques d’arts et bien sûr des artistes eux-mêmes qui ont procédé à des acquisitions extrêmement judicieuses à des prix très raisonnables.( nous atteignons là encore un sommet dans le déni de réalité d’un cynisme et d’une impudence assez incroyables…car il est avéré maintenant que les FRACs , outils d’exclusion et de ringardisation de 95% de la création indépendante, sont partie intégrante d’un appareil ou entre-soi, autophagie, consanguinité, collusion, copinage, corruption, népotisme, poly-incompétence, tautologie, redondance, intertextualité, logolalie, schyzoïdie, endogamie, abus de biens publics et conflits d’intérêts s’épanouissent à tous les étages… car cette consanguinité est la seule façon d’expliquer la nature monstrueuse de la plupart des œuvres dénuées de toute émotion poétique, et les ahurissantes bouffées conceptualo-délirantes des discours qui les accompagnent.)

Car ils achètent les œuvres en moyenne moins de trois ans après leur production et pour beaucoup d’artistes, être acheté par un FRAC a été un premier pas dans leur carriére. Comment d’ailleurs 23 comités différents, renouvelés régulièrement, qui ont acheté à près de 5 000 artistes depuis trente ans pourraient-ils faire le marché alors que leurs budgets d’achat individuels sont en moyenne de moins de 130 000 euros par an ? C’est une goutte d’eau sur dans le marche? de l’art ! Mais à l’étranger on nous l’envie ! ( Non, certes, ils ne font pas le marché, mais leurs quelques gouttes d’esthétique toxique suffisent à entretenir un climat délétère, à occulter la flore artistique naturelle, à exclure la quasi-totalité des artistes libres, à disqualifier les galeries prospectives, etc… et à ridiculiser la France sur le plan international…quand elle est incapable malgré l’argent qu’elle dépense pour ça, de placer un seul de ses artistes d’Etat dans le top 100 des stars du financial – art)

Quatrième débat : le public est toujours le même C’est à mon sens la question la plus importante car il est vrai que malgré leurs énormes efforts, tous les musées et en premier lieu le Centre Pompidou, rencontrent une grande difficulté à élargir leur public au-delà des classes privilégiées, déjà introduites à la culture. Mais quelles institutions plus que les FRAC font l’effort d’apporter des œuvres majeures de notre temps au plus près de nouveaux publics ? On l’a vu leurs résultats en termes de nombre de personnes atteintes est loin d’être négligeable. Mais c’est un effort jamais termine?. Toutes ces questions se posent. Discutons donc pour continuer à améliorer le travail et la réflexion des FRAC avec l’Etat et les régions qui les financent conjointement mais aussi avec tous leurs partenaires. Car ils sont un ferment du lien social dont nous avons tant besoin, et qui donne à l’étranger l’image d’une France ouverte et créative (nous parvenons ici au « bouquet final » de ce très laborieux exercice de déni des réalités, de torsion du sens, d’empilage de contre-vérités et d’erreurs d’analyses,Etc….car en fait de « œuvres majeures », on ne voit guère de choses échappant à la même et répétitive typologie du terrifiant bâton de chaise processualo-discursif et conceptualo-postural en diable… car en fait de nouveau public on ne voit guère que les mêmes contemporainolâtres locaux, employés de DRAC et artistes locaux reconnus par cette dernière, post-diplômés de Beaux-Arts en recherche de contacts pour leur future carrière, dans des vernissages comme cérémonies autocongratulatoires et auto-célébratoires de l’entre-soi de caste, après avoir reçu le rituel carton portant les invitations conjointes du Président de Région, du Maire, du Préfet et du Président du FRAC ( tous absents cependant pour autres chats à fouetter par ailleurs)… Une cinquantaine de personnes au maximum, dont on peut mesurer le nombre exact en comptant les gobelets plastiques usagés répandus autour des cadavres de vieux cubis vidés du méchant pinard du coin qu’ils contenaient…Alors de grâce, ne parlons pas ici « ferment du lien social dont nous avons tant besoin » quand nous n’avons affaire qu’à une triste arrogance de caste particulièrement destructice de lien social….Alors , ne parlons pas de « donner à l’étranger l’image d’une France ouverte et créative », quand nous avons affaire au seul symptôme de la maladie dégénérative produite par la reproduction et la multiplication consanguine des œuvres et des discours dans cet entre-soi coupé des réalités extérieures à son délire interne.)

Je conseille donc à son Excellence Mr Bernard de Faubournet de Montferrant, de lire en urgence les excellents livres de Nathalie Heinich, Jean-Philipee Domecq, Aude de Kerros, Christine Sourgins, et d’autres…

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4 – Deux pétitions contre le sectarisme des FRAC

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FRAC-Nord

Franck Longelin, un artiste -peintre du Nord, a pris l’initiative de lancer une pétition, lettre ouverte à Xavier Bertrand, nouveau président de région, pour lui signaler ce mépris du FRAC-Nord pour la richesse et la diversité de toute la création alentour. Il faudrait qu’une initiative comme celle-là puisse naître dans chaque région, et que soit interpelé sur le sujet chaque président de Région, puisque presque tous les FRACs présentent le même type de malfaisance criminelle envers la création vivante, positive, à contenu et à valeur patrimoniale.

Alors, même si vous n’êtes pas du Nord, et comme le recommande le Secrétaire Général de la Maison Des Artistes, signez cette lettre ouverte qui aura ainsi valeur nationale ! Je vous joins les images de deux pièces majeures de la collection du FRAC Nord, expliquant à elles seulss que la présence de tout autre type d’ œuvre, porteuse de sens d’émotion et de poésie soit inimaginable dans cette collection.

https://www.change.org/p/xavier-bertrand-conseil-r%C3%A9gional-du-nord-pas-de-calais-minist%C3%A8re-de-la-culture-changer-la-politique-d-acquisition-du-f-r-a-c-nord-pas-de-calais recruiter=46860443&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=share_email_responsive

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FRAC Bretagne

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et puis voici celle initiée par une artiste de Bretagne dont je vous joins le lien* Il faudrait que dans chaque région soit lancée une protestation identique, car dans chaque FRAC on retrouve le même type d’oeuvre occupant 90% des collections, monstrueusement délirantes dans le registre du processualo-discursif, du conceptualo-installationnisme, du sociétalo-questionnant, du warholo-duchampisme, etc comme les 4 ou 5 que je vous joins, extraites de la collection du FRAC breton…(dans l’ordre : oeuvres de Bauduin, Ristelhueber Sophie , Rivet, Schwartz Johannes)

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œuvre de Bauduin

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Œuvre de Rivet Colle Frac Bretagne

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œuvre Sophie Ristelhuber Frac Bretagne
 
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Alors vous pouvez signer, que vous soyez du nord ou du sud , de l’est ou l’ouest…car il faut absolument extraire l’art de l’emprise de ce délire totalitaire!

e.avaaz.org/fr/petition/JeanYves_Le_Drian_president_du_conseil_general_de_Bretagne_Changer_la_politique_dacquisition_du_FRAC_Bretagne/?nEacicb

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5 – Le mystère de la cuvette WC au FRAC-Dijon enfin levé !

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c’est quoi cette cuvette de WC ?…
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Dans un de mes précédents facebook, je vous avais présenté cette présence énigmatique d’une photo de cuvette WC, dans une œuvre de l’artiste émergente Marylène Négro, accrochée dans le foyer d’un établissement scolaire de la ville pour initier les élèves à l’art contemporain…

Suite à ce facebook, un ami m’envoie la réponse de l’attaché de presse du même FRAC à la question qu’il lui avait envoyée après avoir reçu son dossier de presse…question que voici « c’est quoi ce WC que l’on aperçoit ?)

A cette question on ne peut plus concise, lui fut répondu ce qui suit de façon moins succinte, mais intéressante, et qu’il m’envoie comme morceau d’anthologie de la bien parlance artistiquement correcte : « Monsieur, Oui il s’agit bien d’une vidéo dans laquelle l’artiste Marylène Négro explore un appartement via une vidéo. Voici quelques informations complémentaires sur l’artiste et son œuvre : « …s’en sortir sans sortir », 2003, la seconde œuvre acquise par le Frac, marque une étape importante dans l’observation attentive par Marylène Negro de son environnement « étrange et familier». C’est une vidéo qui dessine la déambulation patiente dans un appartement dont on devine aisément qu’il s’agit du sien. La caméra avance d’une pièce à l’autre, d’objets en objets, scrutant au plus près l’apparence des choses qui, de regardées, regardent à leur tour. Et c’est un défilé d’yeux qui renvoient leur regard : deux patères, la symétrie d’un élément de décor, les deux vis d’un taille-crayon, deux enceintes, etc. D’une certaine manière, on a affaire ici à un pendant de Girafe, un nouveau vis-à-vis, ce va et vient qui fonde le rapport au monde, le lieu de l’échange : une position. Du réel d’où ces formes et ces situations proviennent, Marylène Negro saisit avec une étonnante assurance les connecteurs qui font que ces quelques ingrédients du monde basculent dans la sphère de l’art. Je reste à votre disposition pour de plus amples informations si vous le souhaitez. Bien à vous » Carole Grandgirard Chargée de la médiation, de la communication et du mécénat

Ainsi le mystère est levé…

Voir le dossier de presse https://www.facebook.com/149091085256947/photos/a.152031718296217.1073741828.149091085256947/548020355364016/?type=3&theater

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6 – Contempurin en diable!

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contempurin sociétalement pertinente

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Oui, je sais , excusez-moi, le jeu de mot est assez lourd, voire nauséabond et populiste pour certains…Il n’est pas de moi…Mais il m’a fait bien rire, quand j’ai l’image reçu d’un ami facebook, accompagnée du commentaire suivant : A Nancy , les habitants ont cru que ce déversement de fumier était encore une oeuvre d’art contemporain venant du FRAC Metz , bien connu pour ce genre de performance…mais non, c’était une performance d’agriculteurs non subventionnés pour ça…

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7 – Le triomphe du parpaing en art contemporain
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Je vous avais déjà signalé cette prédilection qu’ont les petits schtroumpfs bousculeurs de code, subventionnés et frénétiques questionneurs sociétaux, pour le parpaing, cet objet devenu emblématique et signe de ralliement. Le critique d’art – motocycliste Paul Ardenne a curaté la Biennale du Littoral d’Anglet qui « entend pérenniser les points forts de son identité avec la proposition d’un regard sur la diversité de la création contemporaine » et « s’interroge sur les tensions dont les rivages maritimes font aujourd’hui l’objet » . « S’émerveiller n’est pas interdit, mais s’émerveiller avec intelligence est préférable » conclut Paul Ardenne…Et c’est l’intelligence pure qui permet en effet de s’émerveiller au spectacle de ce parpaing géant …pour affirmer la toute puissance de la contemporaniéité en Art…y compris en bords de mer. Par ailleurs, Paul Ardenne, entreprend en moto une tournée hexagonale de séminaires sur le thème « Résister en solitude. L’individu créatif comme élément micropolitique complexe »…« Il veut interroger une réalité simple, que tout créateur aura vécu en son for intérieur : comment marier, comment abouter création personnelle, nourrie de singularité, d’histoire personnelle, de ressentis parfois incomparables, avec un idéal de résistance et une forme concrète de résistance, à l’oppression notamment ? »….Autrement dit comment les artistes peuvent-ils résister à l’oppression de type totalitaire qu’exercent sur eux les réseaux et l’appareil dont Paul Ardenne lui-même est un des importants rouages ? …Et comment tous ces « rebelles » de salon et « résistants » à on ne sait trop quoi, dument fonctionnarisés , pompiarisés et grouillant comme crabes dans les paniers intitutionnels et para-institutionnels, vont-ils bien pouvoir enseigner aux artistes libres la résistance à leur propre et asphyxiante stupidité ?

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le parpaing figure emblématique de l’art de FRAC

 

 

https://paulardenne.wordpress.com/2016/01/26/resister-en-solitude/

https://levadrouilleururbain.wordpress.com/2016/01/21/la-biennale-dart-contemporain-danglet-devient-la-littorale-une-sixieme-edition-internationale-concue-par-paul-ardenne-fr/

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8 – Les FRAC , lieux d’une inquiétante radicalisation à l’art contemporain

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Les FRAC sont des lieux fermés, propices à une forte radicalisation à l’art contemporain, encore plus performants que ne le sont les prisons à l’intégrisme islamiste…

Pour preuve, cette boite à radicaliser , que vient d’acquérir le « Laboratoire espace cerveau » du FRAC Rhône-Alpes –Auvergne, pour un procédé tout nouveau d’essorage du cerveau avant endoctrinement.

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http://i-ac.eu/laboratoireespacecerveau/index.php?/stations/station2/

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9 – Le triste état de la critique d’art française

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Quand les grands médias sont aussi débiles que serviles… Je vous avais déjà signalé cette photo du financial artist sino-américain Ai Wei Wei, couché sur le sable , imitant celle de l’enfant mort noyé échoué sur la plage. Une nouvelle « performance » de Cet odieux opportuniste récupérateur de l’impact médiatique des plus terribles souffrances du monde en les détournant à son profit pour se faire de la notoriété et faire monter sa cote sur le marché. Il a atteint là le sommet de son abjection…au point que certains journaux osent dire qu’il peut-être été un peu loin dans la récupération immonde…mais le Monde lui, sous la plume de Philippe Dagen, pense que non, et qu’heureusement que Wei Wei est là pour « agir », « puisque les hommes politiques sont incapables de le faire »… Encouragé par Dagen, Wei Wei envisage une prochaine photo, couché par terre au Bataclan et sur la terrasse du café mitraillé..
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le récupérateur des souffrances du monde
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10 – La chute d’un baron de la culture-connexion lyonnaise
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un baron de la culture-connexion lyonnaise devant sa villa
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Négligemment assis sur les marches de son superbe Hôtel particulier dit « Villa Gillet », look « art contemporain » de rigueur ( casquette prolo, barbe mi-rasée, foulard soie triple enroulement pour l’été et blouson veste multiples poches post-mao en satinette de Maubeuge), voici le très élégant Guy Walter, directeur de la dite Villa et des Subsistances, autre lieu de puissant rayonnement culturel lyonnais à l’international, rattrapé par la Chambre régionale des comptes pour salaire personnel excessif, gabegie financière et notes de taxi faramineuse….Du classique dans ce registre… Car il n’est pas le seul des barons régionaux ou nationaux des réseaux du culturo – affairisme, à être, avoir été ou instance d’être bientôt épinglé par cette Chambre…Il sont des dizaines, des centaines peut-être en France, avec le même profil, la même arrogance, la même impudence, le même sentiment d’impunité perpétuelle, le même soutien aveugle du politique, du Ministère, de la DRAC et du FRAC du coin, et cette même typologie de produit endogamique d’un appareil institutionnel fermé sur sa propre et auto-satisfaite incurie. La présence de ce genre de personnage dans les appareils, est de l’ordre de la fatalité structurelle… mais n’empêche, quand il y en a un qui tombe, c’est plutôt satisfaisant.

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http://www.lepoint.fr/economie/lyon-la-villa-gillet-les-notes-de-taxis-de-son-directeur-et-les-menaces-de-wauquiez-13-01-2016-2009561_28.php

https://fr.finance.yahoo.com/actualites/villa-gillet-rapport-d%C3%A9finitif-cour-104334553.html

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11 – Un Ricard sinon rien !

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L’exposition qui a lieu à la fondation d’entreprise Ricard, curatée par Alexandra Fau, et présentant les œuvres d’une trentaine d ‘artistes des plus « émergents » du moment, est intitulée « Fertile Lands » « et esquisse une réflexion sur la liberté des artistes, la capacité à s’inventer un terrain propice aux expérimentations, ouvert s’il en est, aux forces extérieures. » Et voici ce que Madame Fau nous dit encore sur l’expo qu’elle a curatée : « De par sa confrontation au territoire, l’œuvre s’imprègne de sa force volcanique, de son caractère mouvant et transitoire….. Mais Qu’en est-il aujourd’hui où « peu à peu, la croyance s’est polluée comme l’air ou l’eau », où « cette énergie motrice, toujours résistante mais traitable, vient à manquer »? …Fertile Lands ose donc parler d’intimité créatrice, de spiritualité, d’aventure artistique et esthétique qui ont permis dans les années 60 l’émergence de projets hors-normes dans leur relation au temps, à l’espace et à l’expérimentation. Les œuvres présentées à la Fondation d’entreprise Ricard sont le reflet d’une pensée en mouvement, oscillant entre deux pôles de l’expérience ; le voir et le faire….L’exposition en appelle à une position toujours plus excentrée face à la profusion entropique des informations… Et soudain, se cristallise le « rêve de pierre : « rêve » par la liberté qu’il exige, l’inconnu, l’audace, le risque, le fantasme, « de pierre », par sa consistance ferme, solide, minérale qui s’obtient à force de travail » et de ferveur »… Je défie quiconque n’ayant pas bu quinze Ricard d’affilée, de comprendre quoi que ce soit aux explications de Madame Fau…comme pour prouver que ce breuvage populaire rend beaucoup plus intelligent et distingués ceux qui en consomme sans modération…et d’où probablement le choix de l’art contemporain comme vecteur de communication de Ricard vers les classes laborieuses de ce pays qui ont bien besoins elles aussi de rêver…

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un pastis, ça va…dix-huit, bonjour les dégâts!

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Je vous joins l’image de l’œuvre des derniers lauréats de la fondation Ricard les schroumpfs Florent Pugnaire et David Raffigny : une automobile jaune pastis, complétement écrabouillée « on présume, suite à la trop forte absorption du divin pastaga par feu son conducteur)

Plus d’infos sur cette bagnole:

http://www.fondation-entreprise-ricard.com/

Prix pour plus d’infos sur fertile land:

http://www.fondation-entreprise-ricard.com/Expositions/view/111-fertile-lands

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12 – Terrifiant baragouin à la galerie Art et Essai de l’Université de Rennes

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Les étudiants bretons ne sont donc pas en manque de beau langage art contemporain eux non plus… Lisez – moi cette notice explicative :

“ La fonction sécante de la ligne graphique divise autant qu’elle réunit. L’impossible indépendance de ces deux faits (séparation/intégration) l’un par rapport à l’autre est un phénomène propre à une multitude de situations relationnelles….Cette exposition se propose d’interroger cette condition, en particulier la réversibilité de l’espace et la relativité des frontières. Ce qui se joue ici c’est la façon dont toute limite, qu’elle soit abstraite ou physique, artificielle ou réelle, produit à la fois un espace défini par des contraintes et un espace qui en est l’extension”

…Pour une exposition THIS OUTSIDENESS où l’on verra les œuvres de : Roger Ackling – Silvia Bächli – Peter Downsbrough – Aurélie Gravelat – Claude Horstmann – Joséphine Kaeppelin – Bernard Moninot – Joëlle Tuerlinckx Curatée par les excellents Romain Boulay et Laurence Schmidlin pour L’association Manifestement Peint Vite L’exposition sera visible à Rennes du 12 février au 10 mars 2016

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Plus d’infos :

Manifestement Peint Vite
3 rue Dufour
44000 Nantes
09 83 06 26 03
06 77 47 35 82
mpvite@gmail.com…et Youppi !!!

 

Images jointes : œuvres de Aurélie Gravelat,Joséphine Kaeppelin,Sylvia Bachli

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Aurélie Gravelas
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S Kaeppelin
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Sylvia Bachli

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13 – un professeur de foutage de gueule compissé par un de ses élèves

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D’un comique terrassant! et pourtant, n’est-ce pas le profil exact de quantité de professeurs en Ecole des Beaux-Arts… regardez ça absolument…et faites circuler..pour clouer au pilori du ridicule tous ces infatués qui ravagent l’art d’aujourd’hui et sont payés pour ça.

https://www.youtube.com/watch?v=MME33k6iCE8

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14 – « Dessine-moi un cochon ! »

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Vous avez probablement dû, comme moi, rencontrer sur internet, cette image humoristique d’un goût douteux, où l’on voit, en plein désert, le gentil Petit Prince demander à un méchant bédouin à kalachnikov « dessine-moi un cochon ! »…J’en ai un peu honte, mais j’avoue que trouve ça plutôt drôle… Aussi drôle en tous cas que le filmage en continu de la vie des cochons tatoués de Wim Delvoye…aussi drôle que le « cochon peint avec la bite »

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, d’Arnauld Labelle-Rojoux, professeur agrégé de foutage de gueule, à l’ecole des Beaux-Arts Villa Arson de Nice…Aussi drôle que le film de la vie de Boltanski achetée en viager par un collectionneur milliardaire tasmanien et projeté en permanence dans son musée d’art ultra-contemporain. Chacun sait que la période actuelle n’est surtout pas aux amalgames et aux téléscopages des genres… mais pardonnez-moi : j’ai du mal à ne pas en faire entre les atrocités de l’art dit contemporain et d’autres , tout autant contemporaines.

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15 – Bourriaud, parachuté à Montpellier !

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C’est pourtant pas la panacée ce Bourriaud – là, viré de la direction de l’Ecole des Beaux-arts, rejeté par l’ensemble des profs et des élèves pour esthétique relationnelle arrogante et pour réquisition abusive des locaux au profit de Ralph Lauren et bien d’autres faits qui auraient dû le faire disparaître du paysage…Eh bien non, viré par la porte, il revient par la fenêtre avec le soutien du réseau, et c’est bien son art de la transgression qui a séduit Philippe Saurel le nouveau maire ( dissident PS ) de Montpellier, au point de lui remettre les clefs de la Panacée. « Je veux que l’art contemporain rayonne, transpire, bouillonne dans Montpellier !« , a déclaré l’exalté Saurel. »Montpellier is very dynamic, and I am excited to profile a twenty-first century art center… » a répondu du tac au tac Bourriaud qui pense et parle toujours « in’tairnachionaul » (il est aussi un grand copain d’Arnauld Montebourg)

…Alors, une question : chers artistes et amateurs d’art montpelliérains, qu’avez-vous fait pour mériter ça ?

http://www.lagazettedemontpellier.fr/evenement-semaine/article-34736/culture-nicolas-bourriaud-patron-pour-l%E2%80%99art-contemporain?page=2Bourriaud

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16 – Une censure insidieuse

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Plein d’articles et d’entretiens dans toute la presse sur le livre de Aude de Kerros « l’imposture de l’art contemporain »…mais RIEN dans la presse artistique : bizarre, bizarre ! Qu’à cela ne tienne, grâce à internet et à vos partages , cela circule bien sur les réseaux sociaux…

France 24

http://www.france24.com/fr/20151125-entretien-lintelligence-economique-art-contemporain-business-aude-kerros

BFMTV

http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/la-parole-aux-auteurs-aude-de-kerros-et-gilles-vervisch-1112-717883.html

TF1-LCI

http://lci.tf1.fr/videos/2015/fiac-le-probleme-de-la-france-dans-l-art-le-fait-que-l-etat-dirige-8673950.html

L’Expansion

http://issuu.com/yohanorlinski/docs/le_debat___l_art_contemporain_est_i

L’Express

http://www.lexpress.fr/culture/art/l-art-contemporain-est-il-une-imposture_1747136.htm/

Francenetinfos

http://www.francenetinfos.com/limposture-de-lart-contemporain-par-aude-de-kerros-128462/

http://www.lefigaro.fr/culture/2016/01/12/03004-20160112ARTFIG00308-aude-de-kerros-l-art-contemporain-une-imposture.php
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17 – Monsieur Nimport’quoi, agent multi-casquettes de l’art officialo-contemporain

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« En ouvrant son nouvel espace de 400 m2 près du Palais Royal, la galerie parisienne Triple V passe du simple au double. Vincent Pecoil, son co-fondateur, en retrace les 6 années d’existence et fait le point sur les évolutions du métier de galeriste et sur la scène artistique hexagonale « : C’est le chapeau d’un article paru dans le magazine « Les indékrotuptibles »…

Que la galerie Triple V passe du simple au triple ou même au quadruple, tout le monde s’en fout, sauf, semble-t-il, les lecteurs des « indécrotuptibles », magazine parisien de la bien pensance artistiquement branchée politiquement correcte pour quadras middle – class rebelles mondains mal rasés tendance médiapart Mélanchenot fromage coeur de lion Pierre Bergé Palais de Tokyo… qui s’intéressent, pour faire chic et « pas comme tout le monde », à tout ce qui est radicalement sans intérêt et , pour l’occasion, à ce que peut leur dire Vincent Pécoil « sur les évolutions du métier de galeriste et sur la scène artistique hexagonale », lui qui ne connaît rien d’autre du paysage artistique français que l’entre-soi du système bureaucatico –financier qui l’a produit, nourri et endoctriné.* Mais n’empêche, cet article à ceci d’intéressant, pour ceux qui sont à l’extérieur de la communauté de l’AC, qu’il leur permet de dresser la typologie de l’ agent multicasquettes de l’art officialo-contemporain, comme il en existe des centaines dans l’appareil institutionnel et para –institutionnel. Personnage hors du commun, polyvalent, multi-incompétent, omnivore, omni-présent sur tous les fronts de la bataille pour l’AC, extrêmement flexible et mobile, il peut être tour à tour, comme le précise Vincent Pécoil lui-même à son sujet, artiste, critique-historien d’art, professeur d’art en Ecole d’Art, commissaire curator d’expo, producteur d’expo, expert auprès de nombreuses commissions d’achat, tenancier de galerie subventionnée et galeriste privé… Tout et n’importe quoi… Un virtuose donc de ce mélange des genres et de cette confusion d’intérêts qui sont la substance même de l’ art dit contemporain, lequel art ne s’adresse pas à n’importe qui, même s’il est financé par tout le monde.

Vincent Pécoil a justement été le curator d’une exposition intitulée « n’importe quoi » au Musée d’art contemporain de Lyon. Dans la préface du catalogue édité par les Presses du Réel à Dijon , il nous explique, que si, pour la plupart des gens, un tas de parpaing, la chaise écrasée et quantité d’œuvres de type art- contemporain, semblent relever du « n’importe quoi », il n’en est rien en réalité, parce que , en amont de chacune de ces œuvres, il y a une très sérieuse réflexion de fond et une pensée très élaborée faisant appel à des codes et références que « n’importe qui » ne possède évidemment pas… Car, (je cite les Presses du Réel) : « pour paraphraser un humoriste qui pensait qu’on pouvait rire de tout, mais pas avec n’importe qui, on peut certainement faire «? N’importe quoi?» dans un musée, mais pas avec n’importe qui. »… Ce Mr Nimport’quoi n’est donc pas n’importe qui…CCQFD.

http://www.lesinrocks.com/2016/02/01/arts/demenagement-de-la-galerie-parisienne-triple-v-la-carte-change-et-le-metier-11798328/

http://triple-v.fr/?page=fiche_artiste&artist=37#home

http://www.lesinrocks.com/2016/02/01/arts/demenagement-de-la-galerie-parisienne-triple-v-la-carte-change-et-le-metier-11798328/

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18 – Comment sauver les 8000 peintures de l’Atelier du non-faire ?

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8000 toiles qui ont été peintes par les patients de l’hôpital Maison Blanche à Neuilly sur Marne vont être détruites par les bulldozers qui doivent raser l’hôpital pour y prévoir un projet immobilier… Ces 8000 toiles, témoins d’un art brut, témoins d’une création si particulière et d’une expérience si imprégnée d’humanité, devraient trouver leur place dans un musée ou un atelier permanent… Ce patrimoine doit être préservé et non détruit…. Mais les sbires du ministère de la culture et du système bureaucratico-financier s’en foutent complétement. ( La Fondation De Galbert et Decharme aussi…) On pourrait attendre que tel ou tel FRAC mette à la déchetterie les 80% de non-œuvres qui encombre coûteusement ses réserves, pour y mettre cette collection… mais ce n’est pas demain la veille.

En attendant signons cette pétition : La pétition

https://secure.avaaz.org/fr/petition/la_mairie_de_Neuilly_sur_marne_ET_la_mairie_de_Paris_sauver_les_8000_peintures_de_latelier_du_non_faire_de_Maison_Blanch/?pv=39&fb_action_ids=952099368192359&fb_action_types=avaaz-org%3Asupport

l’atelier du Non Faire vidéo: http://www.marcdruez.com/page-docus/madnessfull.html

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19 – Les ravages de l’internationalitude en art, à Lyon tout spécialement

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Chacun l’a bien compris : qui dit art contemporain, dit art international, les deux étant indissociables pour la simple raison que l’art dit contemporain est avant tout un art de la communication et que toute communication qui se respecte se fait nécessairement à l’international…et non pas au national qui serait déjà médiatiquement et financièrement dévalorisant, et encore moins au régional, au départemental ou au misérable municipal…

– et c’est ainsi que j’ai failli me faire assassiner par le multi-incompétent artiste-professeur-curator, tenancier de la petite galerie « Salle de bains » subventionnée par la ville de Lyon, quand j’ai parlé de « galerie Municipale » au sujet de son établissement sans public et n’existant que sous perfusion d’argent public…mais à vocation internationale tout de même et n’exposant, il est vrai, que des artistes « émergents sur la scène artistique internationale »- selon l’expression consacrée- et non bien entendu « sur la modeste scène locale »…

– et c’est ainsi que les pompeux textes des dossiers de presse relatifs aux expositions dans ces petites galeries locales ont toujours traduction en anglais, langue de l’internationalité , alors que leur baragouinage en français est déjà incompréhensible.

– et c’est ainsi que notre Buren national atteint l’internationalité, par la férocité de l’absence artistique qu’il propose , et qu’il obtient au Japon le prestigieux prix « Praemium Impériale » avec cette œuvre verticalement rayée comme d’habitude, mais avec béance circulaire permettant de voir le paysage japonais situé derrière elle.(voir photo ci-dessous)

 

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la béance burénienne au Japon

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– et c’est ainsi que le petite galerie sans public , localo-internationale « Salle de Bains » fut réinstallée face à l’Hôtel de Ville de Lyon, dans un superbe lieu en prolongement ,et en nécessaire complémentarité aqueuse de la place dévastée par les 80 pédiluves sans eau de notre international Buren.

– et c’est ainsi que fut immédiatement exclus ce haut fonctionnaire qui avait émis, il y a 3 ou 4 ans, cette idée insupportable de réserver une partie du Palais de Tokyo pour des expositions temporaires qui puissent rendre hommage à des artistes français bien reconnus en France et ailleurs , mais pas conformes au formatage international…

– et c’est ainsi que ces mêmes artistes à contenu, vivant et travaillant en France, reconnus internationalement et qui devraient faire la fierté de ce pays, sont systématiquement interdits d’expositions rétrospectives au Centre Pompidou , reservés aux seuls produits du business-art mondialisé.

– et c’est ainsi qu’on en est au point où, grâce à 40 ans d’un travail ministériel obstiné de déconstruction, de désartification et de purge du sens, les régions ont honte de leur création régionale et que la France est le seul pays au monde à dénigrer et mépriser son art, à avoir honte d’elle-même, de ses artistes et de sa culture.

– et c’est ainsi que Madame Millet a pu installer son pouvoir en décrétant qu’il n’y avait plus rien d’intéressant en France et en Europe et que le nouveau comme le progrès en art, se situaient désormais à l’international…

– et c’est ainsi que cette radicale prise de position contre l’art français, permit paradoxalement à cette dame de devenir l’égérie de toute la bureaucratie institutionnelle français au service pourtant de l’art de ce pays…Comme si les fonctionnaires de l’art ne savaient reconnaître que les artistes aussi nuls et bidons qu’eux…!

– Et c’est ainsi qu’ont été détournés au service de la valorisation du Financial art international, quantité de lieux patrimoniaux français, de dispositifs muséaux, de Fracs, etc…

– Et c’est ainsi que les artistes du circuit international, qu’ils soient bretons ,indiens, latino-américains, africains, chinois, auvergnats etc., ont la même typologie processualo-discursive et sont parfaitement interchangeables.

– et c’est ainsi que l’art se vide de tout contenu et de toute inscription territoriale, pour se mettre à la norme de l’évanescence internationale… donc contemporaine.

– Et c’est ainsi que dès que l’on veut défendre les artistes français, bretons, bourguignons, auvergnats, etc., on se fait traiter de franchouillard, nationaliste, ringard, rural, réactionnaire et facho.

– Et c’est ainsi que la région, le département et la ville de Lyon, continuent de soutenir à fond cette Biennale d’Art Contemporain, qui n’est en fait qu’une grossière opération de communication à l’international, désastreuse pour l’art et les artistes et leur public… et qui commence à être contre-productive même en termes de communication, puisque ses plus gros sponsors ont déjà fuit cette opération qui s ‘avère très mauvaise pour leur image.

– Et c’est ainsi que la région, le département et la ville de Lyon continuent de soutenir à fond la petite foire Docks’art Fair qui exclut toutes les bonnes galeries prospectives de la région qui n’ont pas le profil et le « niveau » de vacuité distinguée caractéristique de l’art international (un soutien qui pourrait faire tousser la Chambre Régional des comptes, puisque dans cette opération le conflit d’intérêts ou la collusion privé-public sont patents) (une petite foire qui, pendant les 3 ou 4 jours qu’elle dure, ne voit guère plus de gens que le Marché de la Création du quai de Bondy, en une seule matinée ensoleillée de printemps) .

– Et c’est ainsi que la région Rhône-Alpes soutient à fond la participation des galeries Rhône-alpines dans les foires d’art à l’étranger, pour faire rayonner mondialement le « dynamisme culturel » de la région … alors que celles qui en bénéficient sont le plus souvent dans la ligne « hors-sol internationaliste » et alors qu’il serait plus judicieux d’aider celles qui font un vrai travail « de terrain » , pour leur insertion et leur reconnaissance locales.

– Et c’est ainsi que la Région, tout comme la France, dévalorise à grand gaspillage d’argent public, ses artistes à contenu et à valeur patrimoniale, méprise la quantité de galeries prospectives et de qualité, dissuade le public d’aimer l’art dans toute sa richesse et sa diversité, paupérise ses artistes, et participe à ce décervelage généralisé des populations sous prétexte de les initier à la contemporanéité internationale de l’art…

– Et c’est ainsi qu’il n’y a aucune raison que le conseil Régional, qu’il soit de dextre ou senestre obédience, ne poursuive pas une politique de soutien à la création qui a fait la preuve de son incurie, de son échec, et de sa criminelle malfaisance envers toute création artistique véritablement vivante et libre, née d’une nécessité intérieure individuelle, ancrée dans un vécu, dans une approche sensible et poétique des réalités, dans un territoire, dans un terroir, dans la cité…

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20 – l’art contemporain comme malbouffe artistique et désastre environnemental

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Mon entretien avec Elizabeth Schneiter, pour le magazine Reporterre http://www.reporterre.net/-Qui-sommes-nous-8

En quoi l’art est-il, selon vous, dans une situation comparable à celle de la nature, ou de l’environnement ?

L’art dit « contemporain » est un art hors-sol, artificiellement engraissé, contre nature, vidé de toute substance vraiment vivante et artistique, comme la production agricole industrielle que l’on pourrait appeler « contemporaine », car au nom d’un même « modernisme » ou « internationalisme », il s’y commet les mêmes ravages sur les cultures et sur les sols que sur la création artistique et le terreau social et humain qui la nourrit. Les deux subissent une même logique mondialisante, donc forcément aplatissante, aseptisante, dévitalisante, déterritorialisante et déshumanisante.

En quoi l’art contemporain doit-il intéresser les écologistes ?

Ce qui se passe dans le champ artistique devrait attirer l’attention des écologistes et faire partie de leurs sujets de réflexion, d’étude, d’analyse et d’action, car il y a de nombreuses homologies. À l’économie virtuelle des bulles financières, destructrices de l’économie réelle, correspond très exactement le Financial art des bulles artistiques, destructeur de l’art vivant. La puissance détergente du discours terrorisant des grands rhétoriciens du Rien artistique, subventionné et mondialisé, ce discours globalement négatif, creux, abscons, morbide et terriblement anxiogène de l’art dit « contemporain », possède la même redoutable efficacité herbicide, pesticide et liberticide, que les substances chimiques nocives utilisées dans l’agriculture. Ce discours détruit le contenu sensible et poétique considéré comme superflu, et veut empêcher toutes floraisons en dehors de celles, obscènes, et formatées aux normes du contemporain-international « hors-sol » qu’il promeut. Je constate un déni de réalité, une sorte d’omerta sur le sujet de la part de tous les partis politiques, y compris les écologistes. J’ai toujours pensé qu’un jour ou l’autre cette omerta serait levée et que l’on pourrait alors en étudier les raisons profondes, et je souhaite que cet entretien puisse contribuer à la levée du tabou et au déverrouillage de l’information sur les souffrances de l’art en ce pays.

Pourrait-on parler d’art « bio »?

L’art, pour être vraiment Art, est forcément « bio », c’est à-dire libre, naturel, bien ancré dans la vie et dans un terroir, sans trace d’idéologie polluante, sans adjuvants rhétoriques propulseurs de goût, sans messages parasites extérieurs à lui, etc. Il prend alors sa valeur intemporelle, universelle et donc patrimoniale. L’art, pour être vraiment Art, ne peut être le résultat d’une « culture » forcée par la subvention ou par la loi du marché, ni d’un gavage de cerveau avec des concepts indigestes… puisqu’il est le contraire de cela. Oui, l’art, pour être vraiment Art, est nécessairement « bio », c’est-à-dire durable, partageable, respectueux de l’environnement humain, non empoisonné par la cupidité et l’attrait du pouvoir.

Qu’appelez-vous des œuvres « naturelles », ou flore naturelle, dans le domaine de l’art ?

J’essaie, sinon de « l’appeler », en tous cas de la désigner en la montrant le plus possible dans mes chroniques et sur mon blog. J’ai constitué une « collection » d’un millier d’œuvres environ, cueillies au cours de mes promenades sur internet. C’est une flore artistique étonnamment riche et variée, qui pousse librement, sans subventions, en toute indépendance des critères du ministère de la culture et du marché spéculatif, critères qui sont à peu près les mêmes pour l’un et l’autre, et qui ne sont en rien des critères d’ordre esthétique. (L’éthique, n’en parlons pas ici…) Cette flore représente 95% de la création artistique actuelle. Face aux 5% formatés et conformes aux exigences du système bureaucratico-financier dominant, 95% des artistes aujourd’hui sont exclus de l’art dit «contemporain», car ce système « totalitaire », ne conçoit d’autre art que celui, pollué et toxique, excrété et négocié par son appareil. Bien entendu, ce système ignore, occulte et disqualifie autant qu’il le peut cette fabuleuse floraison sauvage qui lui échappe, et qu’il ne voit pas, ne comprend pas, n’aime pas, ne reconnait pas. Ce qui est plutôt rassurant, c’est qu’au bout de quarante ans bientôt d’une politique forcenée (et coûteuse pour le contribuable) de désartification par vidage du contenu au profit de l’enrobage discursif, par éradication du sensible et de la poésie dans le champ de l’art, le ministère et le marché spéculatif ne sont absolument pas parvenus à leurs conjointes fins. Certes les artistes sont isolés et paupérisés ; certes les galeries prospectives, c’est-à dire découvreuses de nouveaux artistes, sont en difficulté ; certes de monstrueuses plantes artificielles obstruent le paysage, certes le public est désemparé, mais jamais la création authentique n’a été aussi abondante, foisonnante, vivante, d’une qualité et d’une diversité étonnante, et jamais l’accès à cette création n’a été, grâce à internet, aussi facile. Tout comme il reste, Dieu soit loué, la même abondance, diversité et qualité, dans les productions agricoles et alimentaires « de terroirs » en France.

Comment pourriez-vous définir ou décrire les œuvres de l’art officiel ?

Cet art officiel dit contemporain est un art de « système », totalement démontable, sans nécessité intérieure, sans accroche sensible, sans mystère ni poésie, sans contenu. Il ne peut être ni viable, ni durable, ni partageable, ni transmissible aux générations futures. Ce produit de la spéculation, intellectuelle ou conceptuelle, et financière, détruit l’art comme l’économie virtuelle détruit l’économie réelle et comme la spéculation sur les céréales et la viande détruit les sols et empoisonne les agriculteurs. C’est un art de la disparition du contenu sensible, charnel et vivant ( comme le sol de l’agriculture « contemporaine » se vide de ses organismes vivants) au profit du contenant le plus spectaculaire et provocateur possible ; au profit du discours d’enrobage et d’endoctrinement à la malbouffe artistique, au profit du discours du rien à dire mais le faire savoir ; au profit d’un bourrage médiatique destiné à combler son absence d’objet et sa vacuité ontologique; bref, au profit de ce verbe qui, comme chacun sait, fabrique de l’argent et du pouvoir en-soi et pour soi et en vit. C’est donc un art de la communication à vide, de la posture, de la frime, du bidon sonore, et de l’imposture, du n’importe quoi fabriqué et imposé par des gens qui ne comprennent pas l’art, qui ne l’aiment pas et sont qualifiés, payés et fonctionnarisés pour ça, et pour en dégouter un maximum de citoyens, comme on dégoûte les gens de la bonne nourriture moins rentable que la malbouffe. C’est un art destiné à générer l’ébahissement des foules et l’incompréhension culpabilisante devant la sophistication et l’inextrabilité langagière qui l’enrobe et qui fonctionne comme une logorrhée hypnotique et incantatoire. C’est un instrument très puissant d’exercice pervers du pouvoir, par sa capacité à la crétinisation, à la radicalisation sectaire de ses agents, au décervelage ubuesque des populations ! C’est un outil d’aliénation, d’inféodation des médias et de la critique d’art à la finance internationale ; un outil d’asservissement du bon peuple, par le caractère terrifiant des prêches de ses ayatollahs, par ses provocations, son non-sens, son cynisme, ses transgressions spectaculaires et par l’énormité étourdissante du prix des œuvres du Show-art-business.

Pourquoi l’État français encourage-t-il cet art-là, celui de la frime, de la vacuité, de la destruction du sens ? Qui en sont les agents, pourquoi acceptent-ils?

L’absurdité et la dangerosité de l’intervention de l’État, viennent de ce que l’État est d’abord un appareil, avec une logique d’appareil qui détourne les bonnes intentions qui mettent en place les structures. La machine diabolique échappe à ses concepteurs et devient incontrôlable. Il faudrait là aussi rétablir des circuits cours et de proximité. Il faudrait que le politique reprenne les rênes de cette usine à gaz bureaucratique complètement dérégulée, de ce bulldozer sans queue ni tête qui écrase et dévaste la flore naturelle. Il faudrait bien évidemment lui couper son alimentation en carburant, c’est-à-dire sa perfusion d’argent public. Ce serait le plus simple et le plus efficace, mais ce serait aller contre des lobbies et puissants réseaux d’intérêts devenus consubstantiels au système.

Il serait temps, je crois, que les écologistes s’en préoccupent…

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21 – La revue du Comptoir

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Une revue magico-socialiste comme on aime et comme détestent les bien-pensants de la culturosphère d’Etat…alors soutenons son envol !

http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/la-revue-du-comptoir

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22 – Avec Franck Lepage, l’art dit contemporain est archi-hilarant…une vraie tuerie!

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Biographie de Nicole Esterolle

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Nicole Esterolle. Artiste, critique d’art, galeriste ?
peu de gens connaissent l’identité réelle de la personne connue ou non,
qui se cache sous ce pseudonyme…
mais ses chroniques irrévérencieuses font fureur sur le web depuis trois ans.

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Schtroumpf Emergent

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