Jean-Christophe Belaud – Parcours atypique / Atelier La Grainerie (FR)

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Jean-Christophe
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Belaud
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Parcours atypique
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A propos

Jean-Christophe Belaud est un plasticien aux multiples facettes. Fort d’un parcours atypique qui l’a amené à engranger des savoirs faire variés qui ont nourris son inspiration, il nous invite à travers un matériau inattendu et qu’il est le seul à utiliser : la moquette à nous réunir autour d’un art qui s’interroge sur les liens qui se tissent entre le singulier et l’universel, sur notre propre rapport au monde.

A travers ses choix plastiques , avec un matériau aussi pauvre et mal considéré, le choix des outils : un cutter une règle et un simple pistolet à colle, à l’ère des moyens techniques considérables et de l’utilisation omniprésente des nouvelles technologies dans l’art, il privilégie une production de qualité ,plutôt que la production de séries et multiples.

Il mise sur un savoir faire dépendant de la seule main sans cesse poussé plus loin à la fois dans la complexité des techniques de construction pures : entrelacement de bandes, superposition de couches, structures architecturales, composition colorées complexes et à l’inverse une recherche minimaliste de la forme qui se réduit jusqu’aux origines de la géométrie.

Car, même si nous ne le percevons pas comme çà à première vue, au delà du masque ou de la tête de totem guerrier que nous sommes entrain de regarder s’opère l’alchimie de cercles ,de triangles et de carrés s’inscrivant les uns dans les autres, structures d’un micro univers, semblable dans son essence à toutes les autres créations.

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Chaque pièce est unique dans sa conception matérielle et immatérielle.

« Je ne dessine jamais la sculpture avant de commencer, je la découvre chemin faisant. Je pars de l’intérieur de la sculpture jusqu’à l’extérieur et recrée comme une anatomie imaginaire ; à l’intérieur, la base telle l’ossature, puis les différentes couches de muscles, de tendons et de réseaux qui composent un corps, mais à la différence du corps humain, ce sont des exosquelettes dans le sens ou la surface n’est pas posé sur la structure mais en fait partie entièrement et inversement.

Je pourrais continuer à l’infini de les grossir mais au bout d’un moment elles apparaissent d’elles- mêmes et j’arrête ! J’aime à penser la posture de l’artiste comme étant le relais entre le monde manifeste et le monde immatériel. ».

Il tranche net nos idées sur l’art actuel pour mettre à la place un art sincère et consistant qui nous donne de la matière a penser. , repousse les limites de notre perception, et nous rassemble grâce à des signes connus de tous, non tributaires de la mode puisque trouvant leurs origines dans la genèse des signes de l’humain.

L.Falkenberg

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