FESTIVAL ART SOUTERRAIN 8e édition : L’art doit-il séduire? Programmation et nouveautés dévoilées aujourd’hui – INFOS‏ (CA)

Dina Goldstein Gods of Suburbia

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Dina Goldstein – OEuvre : Gods of Suburbia

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L’art doit-il séduire ?

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Sept kilomètres d’exposition

dans le réseau souterrain de Montréal

Nouveau parcours satellite

Visites guidées, ateliers, 5 à 7
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27 février au mars 20 mars 2016
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ART SOUTERRAIN convie depuis 2009 un large public à découvrir l’art contemporain autour d’un festival unique en Amérique du Nord qui se déploie dans le réseau souterrain piétonnier de Montréal, qu’empruntent quotidiennement quelques 100 000 passagers.

L’équipe artistique de ART SOUTERRAIN 2016, composée de Frédéric Loury, commissaire principal et directeur général, de Anais Castro et de Marie-Josée Rousseau, commissaires québécoises invitées, a choisi le thème L’art doit-il séduire ? pour présenter la 8e édition du festival : « Le recours à un esthétisme marqué est devenu incontournable dans une partie de la création contemporaine. Cette tendance s’insinue-elle dans l’esprit des artistes pour répondre aux attentes du public ou du monde des Arts? (…) La création contemporaine peut-elle trouver une résonance sans glamour? ». Art performatif éphémère, œuvres vidéographiques, photographiques et numériques, installations et sculptures témoigneront ainsi de l’évolution du monde de l’art et des intérêts de ses différents acteurs, dans une société de plus en plus axée sur la séduction et l’attraction.

Débutant le 27 février lors de la Nuit Blanche à Montréal, l’édition 2016 de ART SOUTERRAIN se poursuivra jusqu’au 20 mars, mettant à l’honneur, durant trois semaines d’exposition, 63 projets de 86 artistes canadiens et internationaux, répartis dans treize édifices de la ville souterraine. Il s’agit du Centre Eaton, du Complexe Les Ailes, de la Place Ville Marie, de la Gare Centrale, du 1000 de La Gauchetière, de la Place Bonaventure, de la Place de la Cité internationale-OACI, du couloir de la STM, de la Place Victoria, du Centre de commerce mondial de Montréal, du Centre CDP Capital, du Palais des Congrès de Montréal, du Complexe Guy Favreau et de la Place des Arts. Trois circuits, ainsi que le parcours interactif Point de vue présenté par Ivanohé Cambridge dans ses propriétés, seront proposés aux festivaliers. Accessibles gratuitement et s’échelonnant sur sept kilomètres, les quatre circuits auront une signalétique au sol qui mènera les visiteurs vers les œuvres.En plus d’un cartel placé à côté de chaque projet, un audioguide, disponible gratuitement en français sur le site de ART SOUTERRAIN, permettra aux visiteurs de bonifier leurs découvertes et d’entendre chaque artiste donner sa vision du thème L’art doit-il séduire ?, et s’exprimer sur la part de l’esthétisme dans sa pratique.

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Pour la première fois, ART SOUTERRAIN intègre à sa programmation, des œuvres issues de collections privée (1) et publiques (2), habituellement destinées à être exposées dans des musées. En lien avec le thème de l’édition 2016, ces œuvres ont été choisies parmi les classiques de l’ère moderne québécoise et parmi celles d’artistes d’aujourd’hui : celles de Nicolas Baier, Éliane Excoffier, Jérôme Fortin, Guillaume Lachapelle, Nadia Myre, Guy Larramée, issues de la Collection Loto-Québec seront présentées à la Place Ville Marie ; celles de Louis Archambault, Gwenaël Bélanger, Ulysse Comtois, Jacques Hurtubise, Denis Juneau, Alain Paiement, Claude Tousignant, de la Banque d’art du Conseil des arts du Canada à la Place Victoria et celles de Mark Jenkins, Takeshi Murata, Allison Schulnik, de l’Arsenal, au Centre de commerce mondial de Montréal.

Le festival présente, pour la première fois de son histoire, un nouveau parcours satellite qui permettra aux festivaliers de prolonger leur expérience artistique dans dix lieux culturels montréalais partenaires du festival. Les galeries Castiglione, Ellephant, Joyce Yahouda, Art Mûr, Dazibao, Atelier Circulaire, l’Arsenal, le Musée d’art Contemporain de Montréal, l’Espace Ubisoft et le Goethe-Institut Montréal présenteront des expositions et activités en écho avec le thème L’art doit-il séduire ?

Pour une deuxième année, ART SOUTERRAIN propose une visite guidée de collections privées d’œuvres d’art dans les bureaux du cabinet d’avocats de Norton Rose (14 mars, 18h), au siège social de la Banque Nationale du Canada (10 mars, 18h30) et à l’Arsenal (2 mars, 18h). Chaque visite guidée sera effectuée par un responsable des acquisitions.

Plus de trente activités sont également proposées durant le festival : lors de la Nuit Blanche à Montréal, de 18 h à 1 h du matin, quelque cent médiateurs culturels seront présents dans les différents édifices pour répondre aux questions des visiteurs ; trois types de visites guidées quotidiennes pour mieux connaître les œuvres présentées dans le réseau souterrain de Montréal ; des visites d’atelier d’artistes montréalais, Fred Laforge (9 mars), Jean Brillant (3 mars) et Doyon Rivest (24 mars), autour d’un verre de vin ; des Cinq à sept dans le cadre des mardis culturels TD de L’Arsenal (Pré-ouverture du festival, 16 février ; table-ronde sur le thème, 8 mars), des ateliers pour la famille ainsi que des ateliers créatifs destinés aux groupes scolaires.

Le parcours d’exposition du Festival ART SOUTERRAIN, présenté du 27 février au 20 mars 2016 ainsi que les Cinq à sept à l’Arsenal sont accessibles gratuitement.

Visite guidées : 10$ (tarifs familial et scolaire également disponibles)

Visite d’atelier d’artiste : 18 $ | Visite d’une Collection privée : 20 $

Une passe au coût de 38$ en quantité limitée est disponible à La Vitrine culturelle.

www.artsouterrain.com

L’identité graphique de l’édition 2016 de ART SOUTERRAIN a été conçue par Rap., agence interdisciplinaire engagée dans le développement d’approches novatrices et contemporaines du design.

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QUELQUES ARTISTES DE LA

8e ÉDITION D’ART SOUTERRAIN
La séduction peut tourner à la confrontation !
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En sculpture/installation, Zeke Moores (Canada) s’inspire directement du décorum de la vie quotidienne pour mieux questionner notre regard; Mark Jenkins (États-Unis) joue avec la perception de la réalité pour créer, au moyen de ses sculptures “humaines”, un inconfort chez le spectateur; le duo Jean-François Cooke et Pierre Sasseville (Canada) convoque l’ordinaire et le banal dans des mises en scènes surréalistes, portant une critique sociale par le divertissement; Sarah Garzoni (France) ouvre un nouvel espace de sens par le recours à l’hybridation et à la métamorphose en mettant de l’avant le culte de l’égo, comme un écho à une société autocentrée sur elle-même et sur les apparences; Jean Brillant (Québec) façonne des formes organiques, végétales et minérales de grand format qui se distinguent par leur provocante maîtrise de l’insinuation et de l’ironie ; avec sa sphère composée de caméras vidéo de surveillance et de moniteurs vidéo, Jonathan Schipper (États-Unis) rend « transparent » via des images en mouvement cet objet massif, en court-circuitant l’opposition traditionnelle entre opacité et transparence.

En installation, Nathalie Quagliotto (Canada) utilise la séduction de la fenêtre au néon comme une critique directe du monde de l’art, tout en traitant subtilement de l’attirance du potentiel et du doute ; le collectif Pierre et Marie (Québec) joue sur les codes du mobilier, de l’architecture et du design et injecte une touche de merveilleux en créant des objets attirants aux contrastes saisissants pour générer une émotion et faire réfléchir ; Avec 24 tables emboitées, utilisées comme archétype de la communion et divisées en factions opposées, Michel de Broin (Québec) déjoue les fonctions et usages que l’on tient pour acquis ; En faisant interagir les rapports entre le virtuel et le réel, le matériel et l’immatériel, la résistance et la fragilité, Christos Pantieras (Canada) pose un questionnement au statut de la communication interpersonnelle dans l’ère du numérique ; À travers ses œuvres hyper-réalistes, Renato Garza Cervera (Mexique) utilise ici l’humour pour inciter le spectateur à exercer un regard critique et réexaminer une situation de la vie quotidienne.

En photographie, Dina Goldstein (Canada), porte un regard percutant sur la romance moderne, en écorchant les mythes qu’elle réinterprète avec des œuvres visuelles aux messages métaphoriques et ironiques, nous invitant à réfléchir à la condition humaine ; l’étrangeté des mises en scène, la poésie des images et le regard sensible de Zhang Kechun (Chine), révèlent la réalité d’une Chine en pleine croissance ; Jean-François Bouchard (Québec) reprend les codes des portraits classiques en les transposant, pour nous inviter à questionner les stéréotypes que l’on s’impose ; Holly King (Québec), réalise des paysages photographiques à partir de maquettes miniatures, analysant la tension entre l’artifice et le plausible; avec ses portraits canins, Martin Usborne (Angleterre) interroge la relation qu’entretient l’humain avec les animaux, nous invitant à reconsidérer notre attitude, tout en cherchant à créer un effet humoristique subtil ; Ambroise Tézenas (France) capture, à travers des photographies d’ensemble, l’intérêt croissant pour le tourisme de guerre et les visites guidées de lieux dont l’histoire est liée à la violence et la mort ; Erika De Freitas (Canada) se met en scène avec sa mère en utilisant les masques de la mort pour tenter de lutter contre son angoisse de l’abandon ; avec sa série sur le coucher de soleil, le duo Inka et Niclas (Finlande) questionne le pouvoir que l’étoile du système solaire exerce sur notre imagination et interroge notre perception de la réalité.

En art vidéo, Allison Schulnik (États-Unis) anime des créatures sculptées, singulières et spectrales, aux couleurs exacerbées et enveloppées d’une épaisse matière, qui incarnent tour à tour l’amour, la mort et la farce macabre; Takeshi Murata (États-Unis) joue avec l’illusion et avec la distorsion organique de nos sens et l’ambivalence issue de l’avancement de nouvelles technologies ; Jesper Just (Danemark) explore le sentiment de l’attente, les aspirations intimes et les désirs enfouis de manière viscérale.

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