Frédéric LECOMTE – Si et seulement si… / Galerie Pascal Vanhoecke (FR)

lecompte
Sans perdre de temps, 2015, gouache sur plexi,120×175 cm.
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Frédéric 
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Lecomte
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« Si et seulement si… »
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Du 05 février au 03 mars 2016
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Vernissage
04.02.16
17h à 22h
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Arrêt sur les commencements; seuls, pas encore tués par la flagorne d’un résultat, par l’effet manchot d’un style. Démarrage: histoires de destruction. Faire fumer un crapaud ? Tiens. Refaire le monde ? Pas tout à fait. Le monde n’est  » ni fait ni à faire « , et on n’a pas mieux à inventer que courir dans le sens inverse de « comment qu’il tourne ». Frédéric Lecomte, qu’est-ce qu’il fait ? « Iconoclaster » tous azimuts, ouvrir le ventre des machines de tous ceux qui l’ont précédé – enfin tous ceux qu’il a attrapés du coin d’un peu de savoir. Il déplace de quoi fabriquer une beauté raisonnée qui tinte de chaque pas en arrière, et déboite chaque pas en avant. Il invente l’outil, il se « préhistorise », il s’arme de conducteurs pour que passent courants, éclats, signes et déraisons. Et il les offre.

– Eléonore Espargilière.

 

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Frédéric Lecomte et son art sont jeunes. Mais proliférants. Ou bien fertiles. Peu d’artistes dans les dernières années auront en effet, en France, expérimenté dans tant de directions, avec pourtant si peu de moyens. Le nombre d’oeuvres réalisées depuis 1993, à lui seul, ferait presque population. Il n’est pas rare qu’une pièce fasse d’ailleurs l’objet d’une déclinaison, se reproduisant elle-même en plusieurs supports, notamment installation et vidéo, comme ouverte à l’engendrement, à des métamorphoses successives, comme entre Équation à trois inconnues et Sous X (1999), Siamoiseries et Revue (2001), Élongation (1999).

Suivez les fils. Littéralement. De prime abord, en effet, certaines oeuvres fonctionnent comme des toiles d’araignée, dispositifs de capture du monde, de ses images surtout Sur le fil de la sculpture à couper le beurre (1997) ; «Maman j’ai pas tué Jésus, c’était déjà fait» (2002)). L’inachèvement de chaque pièce prise individuellement et de l’ensemble qu’elles constituent sert ici comme principe de démultiplication. Comme dans La mec (1999) par exemple, où c’est l’artiste lui-même qui s’est démultiplié en noir et blanc autour d’une image couleur centrale de lui nu. Une foule habite en moi. Spectrale d’abord. À faire exister…

Entrer dans une exposition de Lecomte c’est d’abord être saisi par une cacophonie, par des sons plus que par des images. On a parlé de fête foraine – Lecomte se prétend clown –, ce n’est pas faux et cela convoque opportunément le romantisme des critiques à propos du peuple. Mais il s’agit plutôt de la rencontre improbable entre inventeurs géniaux (comme au concours Lépine) et manifestation de rue.

Suite (ici)

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Galerie Pascal Vanhoecke

14, bis rue du Docteur Gosselin

94 230 Cachan
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Horaires

Mardi à vendredi, de 13h à 18h

Les autres jours Sur RDV

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