Aurel Rubbish – Paper Pop / Galerie Mathgoth (FR)

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Aurel Rubbish
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 Paper Pop 
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 30/01/2016 – 27/02/2016
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 Vernissage
30.01.16
16 heures
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Après le succès de « New Romantic » en novembre 2014, la galerie Mathgoth consacre un nouveau solo show à Aurel Rubbish. Dans « Paper pop », l’artiste urbain originaire de Besançon présente un ensemble de papiers découpés où se croisent les influences du street art, du tatouage et du pop surréalisme.
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A propos des quinze œuvres sur papier, bois ou métal exposées à la galerie Mathgoth, Aurel Rubbish parle de portraits végétalisés. Citant volontiers Ovide, l’artiste décrit ses œuvres comme autant de métamorphoses. Dans la lignée du symbolisme et de l’art nouveau, les visages qu’il découpe sur un fond noir rehaussé de collages (de bons du trésor, papiers à origami), de peinture ou de feuilles d’or, paraissent voués à se confondre avec une nature aussi luxuriante que chargée de menaces. Fragiles et délicats, ils se mêlent à une profusion d’éléments végétaux et animaux, et agrègent fleurs, plumes, mouches, ailes de papillons ou peaux de serpents.

« J’ai toujours été proche de la nature », se justifie l’artiste, qui a bien failli embrasser une carrière de garde forestier dans les environs de Besançon, sa ville natale. Pourtant, c’est dans l’univers urbain qu’il faut d’abord chercher ses influences. Né en 1980, Aurel Rubbish vient en effet au papier découpé via le pochoir, qu’il commence à pratiquer dans la rue en 2008. Lors de sa première exposition, un collectionneur acquiert la matrice d’une de ses œuvres. Pour le jeune homme, l’événement agit comme un révélateur : désormais, c’est à la découpe elle-même qu’il portera un soin méticuleux, allant jusqu’à coller dans les rues de sa ville ses dentelles de papier. Mais s’il confesse avoir été inspiré par Sherpard Fairey, Swoon ou C215, Aurel Rubbish revendique tout autant l’influence du tatouage (japonais et old school), du symbolisme et du pop surréalisme. Il leur emprunte notamment le romantisme noir et l’aura de mystère où baigne « Paper pop ».

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Originaire de Franche-Comté, Aurel Rubbish a débuté le graffiti au début des années 2000. Rapidement il s’est dirigé vers le pochoir. C’est un de ses collectionneurs qui souhaitait acquérir la matrice d’une de ses œuvres qui l’a définitivement conduit à la discipline du « paper-cut ». Aujourd’hui, il en est le plus doué représentant. Avant lui, seule l’américaine Swoon avait collé ses découpes dans la rue. Chaque œuvre demande des dizaines d’heures de travail. Avec sa lame de cutter, Rubbish découpe inlassablement le papier, pour finir par créer une fine dentelle à la précision inégalée. Sur le papier, quelques rares touches de couleur viennent se mêler à de fines feuilles d’or pour parachever ce travail d’orfèvre, où souvent, visages et végétaux se mélangent avec harmonie et justesse. Influencé notamment par le symbolisme et l’art nouveau, Rubbish se revendique également du nouveau courant Pop Surréaliste qui émerge depuis peu outre-Atlantique.

 

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Galerie Mathgoth
34, rue Hélène Brion
75013 Paris
T: 06 63 01 41 50
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(métro François Mitterrand)
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Du mercredi au samedi de 14 à 19 heures
ou sur rendez-vous
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