Vernissages 13.01.16 : Les figures & Contingent Matter / PARISIAN LAUNDRY (CA)

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Celia Perrin 
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LES FIGURES
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14.01 – 13.02
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Vernissage le 13 janvier, 18h à 21h
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Opening January 13, 6-9pm
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Pour sa première exposition solo à Parisian Laundry, Celia Perrin Sidarous propose une sélection de photographies évoquant les vies énigmatiques des objets, par des processus de collection et de présentation, ainsi que les mécanismes du temps et de la mémoire. L’assemblage est un élément clé de la pratique de Perrin Sidarous; ses images sont des lieux de juxtapositions dynamiques et de répétitions discrètes. Des objets tels que des coquillages, des tissus, du marbre, des découpages, des miroirs et des ruines sont réorganisés selon une logique introspective qui se projette pourtant vers l’extérieur — se prolongeant sous la forme d’objets autres, de l’espace du studio jusqu’à l’image, ainsi qu’à son lieu d’exposition.

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Certainement, les objets que représente Perrin Sidarous constituent des points d’accès à différents chapitres de son œuvre, un réseau de portails indiscernables qui s’étire indéfiniment. Un miroir dans une image peut mener le visiteur vers d’autres photographies par le biais de l’association. Ces réitérations irrégulières et non systématiques sont davantage externalisées vers la galerie, particulièrement sous des formes structurelles qui interviennent dans l’espace physique, en relation avec l’image. Autrement dit dans les installations de Perrin Sidarous, les images sont traitées comme des éléments possédant une véritable dimension spatiale, et l’espace physique est constitué virtuellement, comme image.

L’artiste complexifie également les interprétations traditionnelles des relations entre l’objet photographié et le temps; ainsi la figure de la ruine occupe une place importante dans son œuvre. Tout comme ces fragments du passé sont des parcelles d’histoire, les photographies de Perrin Sidarous sont construites par la surimposition de temporalités bien distinctes, mais souvent indéfinissables. Les trames narratives linéaires sont abandonnées, alors que les symboles déchiffrables sont remplacés par des traces ambiguës. Ce traitement du temps ébranle les perceptions directes, car le regard est historiquement spécifique, et par le fait même, instable.

Ainsi, la pratique de Perrin Sidarous est implicitement dissimulée sous différentes formes de rapports avec le regard. Par exemple, il existe un moment de cathexis : l’objet attire l’artiste, l’œil méticuleux de la photographe qui prépare et organise soigneusement ses compositions. Il y a le regard ponctuel de la caméra, et cette période de latence où le regard existe en tant qu’absence entre le moment de l’exposition et celui du développement. Et puis il y a le regard des visiteurs, chargé de différentes interprétations et projections. Cette diversité des perceptions rappelle ce sur quoi la tradition de la nature morte — sur laquelle Perrin Sidarous s’appuie – a été fondée au fil de l’histoire: les liens affectifs complexes qui relient les sujets aux objets.

Perrin Sidarous possède une maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia, avec une concentration en photographie. Ses œuvres ont été présentées dans des expositions individuelles et de groupe à la Dunlop Art Gallery (Regina, SK), à la Galerie d’art Leonard & Bina Ellen (Montréal, QC), au Banff Centre (Banff, AB), à la Galerie FOFA (Montréal, QC) et à VU (Québec, QC). Les images de l’artiste ont été publiées dans des périodiques au Canada et à l’étranger. En 2015, Perrin Sidarous a été sélectionnée comme artiste invitée en résidence à la Fonderie Darling (Montréal, QC). Ses œuvres font partie de nombreuses collections d’entreprises et privées, ainsi que de collections institutionnelles, dont celle du Musée des beaux-arts de l’Ontario. Perrin Sidarous a présenté une exposition solo, organisée par Peta Rake et Shauna Thompson, à la Esker Foundation (Calgary, AB), intitulée Interiors, Other Chambers en septembre 2015.

Celia Perrin Sidarous remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec de son appui financier.

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In her first solo exhibition at Parisian Laundry, Celia Perrin Sidarous presents a selection of photographs engaging with the enigmatic lives of objects through processes of collection and display, and the mechanisms of time and memory. Significant to Perrin Sidarous’ practice is the assemblage. Her images are the sites of dynamic juxtapositions and discrete repetitions. Objects such as seashells, fabrics, marble, cut outs, mirrors and ruins are arranged in a logic that at once signals inwards as well as pulsates out associatively—extending to other objects, to the space of the studio, to that of the image and to the place of exhibition.

In certain ways, the items Perrin Sidarous pictures perform as points of entry into various areas throughout her entire body of work, a network of inconspicuous portals with no discernable ends. A mirror in one image may lead the viewer to a number of other photographs via the power of association. These unsystematic, irregular reiterations are further externalized to the gallery, particularly in the shape of sculptural forms intervening within physical space, ultimately mediating its relationship with image. In other words, in Perrin Sidarous’ installations, images are treated as possessing a spatial dimension and physical space is conceived of virtually, as image.

Moreover, the artist also complicates conventional understandings of the image’s relationship to time. Fittingly, ruins continually make appearances in her work. Just as these fragments of the past are layered in bits and pieces of history, so too are Perrin Sidarous’ photographs constructed through the superimposition of separate, often unidentifiable temporalities. Linear narratives are abandoned and legible symbols substituted for ambiguous traces. This treatment of time essentially undermines any straightforward account because the very act of looking is acknowledged as historically specific and therefore unstable.

Thus Perrin Sidarous’ practice is implicitly shrouded in different forms of viewership. For instance, there is a moment of cathexis: object beckoning artist, the meticulous eye of the photographer as she carefully prepares and rearranges her compositions. There is the punctuated look of the camera and the latent period where viewership exists as absence between exposure and development. And there is the look of the viewer, a look laden with any given number of interpretations and projections. This diversity of gazes affirms what the tradition of still life-a tradition that Perrin Sidarous implicates-has throughout its history been predicated on: the complex affective ties between subjects and objects.

Perrin Sidarous completed an MFA at Concordia University, with a concentration in photography. Her work has been exhibited in both solo and group exhibitions at the Dunlop Art Gallery (Regina, SK), the Leonard & Bina Ellen Art Gallery (Montreal, QC), the Banff Centre (Banff, AB), FOFA Gallery (Montreal, QC) and VU (Quebec, QC). The artist’s images have been published in periodicals in Canada and abroad. In 2015 Perrin Sidarous was selected as an invited artist in residence at the Darling Foundry (Montreal, QC). Her works are part of important corporate and private collections, as well as institutional collections such as the Art Gallery of Ontario. Perrin Sidarous presented a solo exhibition, curated by Peta Rake and Shauna Thompson, at the Esker Foundation (Calgary, AB) titled Interiors, Other Chambers in September 2015.

Celia Perrin Sidarous wishes to thank the Conseil des arts et des lettres du Québec for its financial support.

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David Armstrong Six

Travis Boyer

Luc Paradis

Letha Wilson

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Contingent matter

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14.01 – 13.02
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Vernissage le 13 janvier, 18h à 21h

Opening January 13, 6-9pm

 

Parisian Laundry est heureuse de présenter Contingent Matter, une exposition qui se concentre sur la dualité et la contradiction des matériaux, avec les œuvres de David Armstrong Six (Montréal, QC), Travis Boyer (New York, NY), Luc Paradis (Montréal, QC) et Letha Wilson (New York, NY). Bien que ces artistes aient des pratiques qui peuvent sembler différentes, alors qu’ils travaillent tous avec leurs propres matériaux, ils remettent tous en question les limites physiques de leurs moyens d’expression. Ainsi, les œuvres présentées dans Contingent Matter sont au-delà des classifications faciles, à mi-chemin entre les catégories d’art traditionnelles.

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Ce refus d’adopter un matériau en particulier est intimement lié à un type de pouvoir, comme la division des matériaux et des médias a toujours été profondément enracinée dans les valeurs et les hiérarchies. La priorité accordée historiquement à certains genres au détriment d’autres en est un bon exemple, sans oublier que les matériaux eux-mêmes sont depuis longtemps soumis à leur relation au conceptuel. Bref, en repoussant les limites typiques des matériaux, les artistes de Contingent Matter ébranlent les structures hiérarchiques dissimulées sous ces restrictions.

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Toujours est-il que les œuvres présentées dépendent aussi complètement des catégories qu’elles défient. Les symboles traditionnels ne sont jamais complètement éliminés, mais rappellent fondamentalement les instances où l’artiste s’en éloigne. Contingent Matter occupe donc un territoire indéterminé entre le traditionnel et le transgressif. De plus, l’exposition étudie les façons dont l’avant-garde peut avoir besoins des traditions qu’elle défait.

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Parisian Laundry is delighted to present Contingent Matter, an exhibition concentrating on material dualities and contradictions and featuring the artwork of David Armstrong Six (Montreal, QC), Travis Boyer (New York, NY), Luc Paradis (Montreal, QC) and Letha Wilson (New York, NY). Though in some ways these artists may have dissimilar practices—each working in their own distinct media—what is common to all is a questioning of the material limits of medium itself. Therefore the pieces featured in Contingent Matter avoid easy categorization, oscillating in between conventional classifications of art.

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This unwillingness to identify with any one medium is intimately related with a form of material agency. For the division of material (and media) has always been the subject of deeply entrenched values and hierarchies. Take for example the priority historically given to certain genres over others. Not to mention that material itself has long been subjugated in relation to the conceptual. All this to say that by challenging typical material restrictions, the artists in Contingent Matter also challenge the hierarchical structures concealed within these restrictions.

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Nevertheless, the artworks exhibited are also wholly dependent on the categories they destabilize. The symbols of tradition are never totally undermined, but fundamentally inform the turns against and away from them. Thus Contingent Matter occupies an uncertain territory between the traditional and the transgressive. Moreover the exhibition engages with the ways in which an avant-garde may necessitate the traditions it dismantles.

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PARISIAN LAUNDRY
3550 St-Antoine Ouest
(entre Greene et Bel-Air)
Montréal, QC
H4C 1A9
Métro: Lionel-Groulx
T: (514) 989-1056
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