Alain Deneault: la médiocratie rend médiocre / Les Québécois sont-ils capables de débattre? par Étienne Boudou-Laforce

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La médiocratie

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Alain Deneault: la médiocratie rend médiocre / Julien McEvoy – La Presse

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Les médiocres ont pris le pouvoir. La principale compétence d’un médiocre ? Reconnaître un autre médiocre. Ensemble, ils s’organiseront des grattages de dos et des renvois d’ascenseur pour rendre plus puissant un clan qui va s’agrandissant, puisqu’ils auront tôt fait d’y attirer leur semblable. – La Médiocratie

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Ne soyez ni fier, ni spirituel, ni même à l’aise, vous risquerez de paraître arrogant. Atténuez vos passions, elles font peur. Surtout, aucune « bonne idée », la déchiqueteuse est pleine. Il faut penser mou et le montrer, parler de son moi en le réduisant a peu de chose – La Médiocratie

Les universités d’élite ont renoncé à toute autocritique. Elles refusent de remettre en cause un système n’ayant que son maintien pour raison d’être. – La Médiocratie

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Photo : https://ricochet.media/fr

 

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Les Québécois sont-ils capables de débattre?

 Étienne Boudou-Laforce

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L’espace public au Québec est asphyxié par une culture du « politiquement correct », mais également par des enjeux identitaires et médiatiques qui nuisent au dialogue.

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Le plus triste dans cette réalité, c’est qu’on participe à entretenir notre « petit Québec consensuel » où tout le monde semble d’accord, tout le monde en sécurité dans son petit clocher idéologique, dans son communautarisme intellectuel, et on en vient à freiner toute possibilité de discussion et de confrontation d’idées, s’en remettant à marginaliser expéditivement « l’autre », celui qui débattrait avec trop d’ardeur, celui qui ne parlerait pas exactement dans nos termes à nous. Il y a malheureusement, chez beaucoup de gens, une allergie aux débats de fond et une inclination à la polémique journalistique à courte vue.

« les Québécois ne semblent pas faire la différence entre le débat, une confrontation intellectuelle saine et la confrontation gratuite. Dire  » Je ne suis pas d’accord!  » ou  » Va chier!  » reçoit le même accueil bien souvent ici. »

Prenons Tout le monde en parle : qu’avons-nous depuis plus de 10 ans? Des entrevues complaisantes, un faible niveau de débat, et un « fou du roi » se reposant sur ses lauriers. Là où les « radios populistes » peuvent donner dans les formules-choc et la polémique de bas étage, Tout le monde en parle donne souvent dans la discussion consensuelle et intellectuellement étriquée. Pour le doctorant Jonathan Durand Folco, cette émission, « c’est le consensus et la fausse discussion en permanence, la  » bien-pensance  » dans toute sa superbe: on se félicite, on juge de haut en écartant tout débat de fond. Les questions sont prévisibles, décevantes, voire impertinentes. » Ce que l’on cherche, au final, « c’est moins l’affrontement assumé, mais civilisé de deux points de vue qu’une manière originale de les réconcilier en finissant avec des câlins et un grand rire », écrivait à ce propos Mathieu Bock-Coté. Tout le monde en parle n’est qu’un exemple, mais il est révélateur d’une certaine culture au Québec.

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