Brigitte Zieger – Women are different from men / PARIS PHOTO (FR)

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Brigitte Zieger
Women are different from men 16
Print with eye-shadow and glitter on paper
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Brigitte Zieger 
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[stand A11]‏
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Galerie Odile Ouizeman

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PARIS PHOTO 

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12.15 Nov 2015
GRAND PALAIS PARIS
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Nous sommes très heureux de vous accueillir pour cette 19e édition de Paris Photo.

Plus de 140 galeries, provenant de 33 pays, seront à l’honneur sous la nef du Grand Palais où elles présenteront œuvres historiques et travaux contemporains. Se joindront à elles 27 éditeurs internationaux offrant un panorama complet du médium photographique.

 

Attention oeuvres piégées Une caractéristique générale des oeuvres de Brigitte Zieger est qu’il s’agit d’images piégées, de petits machineries à mettre en question l’attrait et le rôle de l’art, tout en nous rendant celui-ci toujours et encore nécessaire, dans un de ces féconds et insolubles paradoxes de la modernité.

 

Systématiquement semble-t-il, le regardeur est attiré, séduit, puis pris au piège de son goût pour de si belles images : une lecture poussée jusqu’au bout révèle en effet une autre face du monde, et derrière les apparences et les apparats de la beauté et de la sérénité apparaissent les signes de toutes sortes de violences. L’intrication des deux niveaux de lecture n’est pas toujours concrétisée de la même manière, il peut s’agir de formes qui en habitent d’autres comme des virus (dans les découpages par exemples), il peut s’agir de points de vues contradictoires (pour certaines sculptures), il peut s’agir de renversements opérés dans le temps d’une vision (pour les vidéos), ou dans la duplicité des signes mis en oeuvres (par exemple les jolis scintillements de la série Eye Dust, dus aux paillettes intégrées à l’ombre à paupière utilisée, mais qui figurent aussi des débris de métal incandescents et mortels). Jamais assurément Brigitte Zieger ne nous laisse regarder tranquilles, sans doute ne l’est-elle guère ellemême, et pour ces deux intranquillités nous lui en savons gré.

 

Pas question donc pour Brigitte Zieger d’embellir l’espace sans contrepartie. Son jeu semble consister à produire des oeuvres d’art parfaitement désirables (élégance des formes, qualité du dessin, prestance de la présentation, humour, érotisme parfois, subtilité sémantique) mais qui pour autant ne cesseront de rappeler que le monde est une aire d’infinies destructions, aliénations, oppressions… Une aire où le pouvoir s’exerce partout aveuglement. Des oeuvres, donc, qui disent et interrogent notre capacité à accepter l’existence de violences de tous ordres, à ne pas les voir, à garder « les yeux largement fermés ».

 

Philippe Fernandez

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BAITED ARTWORKS I would like to draw attention to a general characteristic of Brigitte Zieger’s work which is far from insignificant, the fact that it is made up of an insidious machinery questioning art, without however ceasing to imply that it is still, inevitably necessary, in one of these prolific and insoluble paradoxes of post-modernity.

 

Indeed the viewer is systematically drawn towards, and seduced by, his or her taste for such beautiful compositions, before becoming ensnared; for what lies within them are what everyone feels are the visible signs of all kinds of violence. The intricacy of those two levels of reading is not always concretised in the same way; sometimes it can be forms that subtly inhabit others like a virus (the cut out papers for instance), sometimes it can be contradictory perspectives (for some sculptures), inversions made in a glimpse (the videos), or the duplicity of signs (in Eye-Dust, the pretty shimmering effect is the result of the use of the eye shadow powder, yet it is also a reminiscent symbol of deadly incandescent fragments of metal. Brigitte Zieger is perpetually preventing us from watching serenely, perhaps due to the fact that she herself is not so serene, and for that we are grateful to her.

 

No question of her embellishing the space without a price. Her work seems to waver between the schizoid desire to produce esthetically desirable artworks (elegant forms, quality of the drawing, allure, humour, subtle semantics, even eroticism sometimes), and the need to continually remind us that our world is made up of infinite destruction, alienation and oppression. Disillusioned artworks which question our capacity to integrate a social contract that is a minefield of every kind of violence, and to keep one’s “eyes mainly closed” upon it.

 

Philippe Fernandez (translation by Carmela Uranga)

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Grand Palais

Avenue Winston Churchill75008 Paris

En savoir plus sur le Grand Palais

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dates et horaires

12-15 novembre 2015

Heures d’ouverture:-Jeudi 12, vendredi 13 et Samedi 14

12:00 – 20:00

-Dimanche 15

12:00 – 19:00

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Galerie Odile Ouizeman

10/12 rue des Couture Saint-Gervais

75003 Paris

+33 1 42 71 91 89
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