Art : le succès international de la FIAC s’est construit au détriment de la scène française

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La FIAC, qui a attiré cette année 72.000 visiteurs, est devenue très internationale,

au détriment des galeries françaises. Photo RGA/RéA

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La FIAC a tenu son rang.

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Mais les Français

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se sentent marginalisés.

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Martine Robert / Journaliste

Une belle FIAC qui a attiré 72.000 visiteurs, de nouvelles foires off réussies comme Asia Now ou Paris Internationale, des expositions spectaculaires montées en parallèle par des galeries hors les murs comme celle de Continua au 104, des enchères solides en art moderne et BD, mais un vent de fronde parmi les marchands parisiens qui a un peu gâché la fête la semaine dernière dans le monde de l’art. Victime de son succès, la FIAC, qui de l’avis de tous a écrasé sa concurrente Frieze à Londres cette année, est devenue très internationale, au détriment des galeries hexagonales qui ne pèsent plus que 23,5 % (45 % en 1996). « On se réjouit de la place primordiale acquise par la FIAC mais on pleure pour les bonnes galeries françaises exclues », résume un spécialiste, et de citer Anne de Villepoix, Laurent Godin ou Praz Delavallade.

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Plus grave encore, comme le déplorent de nombreux professionnels : le traitement réservé aux marchands français admis à la FIAC. Sous la verrière du Grand Palais, les meilleures places ont été réservées aux galeries étrangères. « Sur les 16 stands dans le carré or, seulement 3 ont été affectés à des Français », déplore le galeriste Daniel Templon.

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Conditions équitables

Des enseignes réputées comme celles de Nathalie Obadia, Georges-Philippe Vallois (président du Comité professionnel des galeries d’art), Franck Prazan (expert de l’Ecole de Paris) ont été reléguées aux extrémités. « On vend bien partout à la FIAC, ce n’est pas une question de chiffre d’affaires mais de reconnaissance de la qualité de notre travail, et de visibilité pour les artistes français auprès des collectionneurs et conservateurs étrangers réunis à Paris. Comment asseoir notre crédibilité si dans notre propre pays, nous ne sommes pas valorisés ? » poursuit Daniel Templon, l’un des vétérans de la FIAC. « Il est important que notre principale foire d’art contemporain ne nous marginalise pas et restitue au contraire l’ADN des meilleures galeries françaises », poursuit Nathalie Obadia qui présentait pourtant sur son stand des valeurs sûres comme Valérie Belin récemment exposée à Pompidou. « En brouillant l’image de la scène française, cela peut semer le trouble parmi les institutions muséales aussi. Nous demandons juste de pouvoir rivaliser avec les grandes galeries étrangères dans des conditions équitables », ajoute la galeriste.  Suite de l’article (ici)

 

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