Le Prix Ricard – billet d’humeur par Nicole Esterolle

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Le Prix Ricard
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Non, le Prix Ricard n’est pas non plus un fake ! Je vous joins ci-dessous la photo de l’œuvre du duo de jeunes schtroumpf émergents sur la scène artistique internationale, Florian Pugnaire et David Raffini lauréats du « Ricard Foundation prize »2015…Œuvre très engagée et sociétalement hyper-questionnante, puisqu’il semble que l’automobile que vous voyez ainsi écrabouillée était celle d’une buveur excessif du fameux pastaga dont l’abus comme chacun le sait nuit gravement à la santé physique et mentale… Chacun le sachant, oui, sauf ceux qui en boivent trop justement et dont le jugement gravement altéré leur fait prendre une voiture écrasée pour une œuvre d’art…

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Je soupçonne d’ailleurs le nommé Marc-Olivier Walher, employé au service de com de la maison Ricard comme curator détaché au Prix Ricard, de se torcher régulièrement au divin et populaire breuvage cher à feu Charles Pasqua, car comment expliquer autrement la nature totalement délirante et hallucinée du texte qu’il a pondu pour présenter cette folle affaire de « l’ordre des lucioles »…et que voici :

« L’Ordre des Lucioles s’inscrit dans le fil de ces recherches. On peut parler d’une ontologie inversée “appliquée” dans le sens où il s’agit avant tout de créer les conditions permettant de rendre tangibles ces champs de force et ces mouvements de transformation dynamique. » Ce petit préambule particulièrement pâteux et abscons nous permet déjà de mesurer l’état d’imprégnation alcoolique du lobe cervical gauche du locuteur ou s’agence les mots qui sortent de sa bouche ou de sa plume…

Et puis ça continue comme ça, dans le même état d’ébriété logorrhéique : « Chaque oeuvre dans cette exposition intègre ces champs de force interagissant entre deux pôles selon des types d’accès différents ; l’emplacement des oeuvres répond ainsi à une logique régie par ces types d’accès.1 Après le film de Pugnaire / Raffini, installé comme une sorte de préface à l’exposition, la structure de Robin Meier peut s’aborder comme un laboratoire de recherche sur les phénomènes de synchronicité entre lucioles, criquets, métronomes et musique générative. Le point d’accès (un laboratoire de recherche) se situe à proximité d’un des pôles (en l’occurrence, l’objet ordinaire), mais une telle structure est très vite happée par une dynamique transformant ce laboratoire ordinaire en champs de force en constante oscillation entre deux pôles. Au fur et à mesure que le visiteur traverse les espaces d’exposition, les accès proposés fonctionnent tels des curseurs glissant inexorablement vers le pôle opposé à celui de l’objet ordinaire. L’œuvre de Grace Hall s’aborde en plongeant la tête dans les eaux d’un tonneau pour entendre des poèmes qui se mêlent aux résonances de notre propre corps et dont l’écoute est subordonnée à notre capacité pulmonaire ; celle de Brognon/Rollin invite à élaborer une image mentale des pourtours d’une île, tâche absurde en raison du mouvement continu des vagues qui effacent tout point fixe ; l’atelier de Thomas Teurlai s’attaque à l’extraction des métaux précieux présents dans certains appareils informatiques, tentative amateur vouée à l’échec et qui ne donne à voir que ses processus de transformation (on serait tenter de dire “de transfiguration”) ; la jambe de l’artiste Julien Dubuisson a été moulée autour du bras de sa compagne, dévoilant un espace négatif qui transforme la notion même de corps humain ; enfin, le camion de Pugnaire Raffini impose sa présence physique, déploie ses lambeaux écorchés et s’approche au plus près du pôle opposé à celui que l’oeuvre de Robin Meier vient affleurer. Entre ces deux pôles, des champs de force, que L’Ordre des Lucioles vient nourrir. Et c’est signé Marc-Olivier Wahler

 

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Biographie de Nicole Esterolle

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Nicole Esterolle. Artiste, critique d’art, galeriste ? peu de gens connaissent l’identité réelle de la personne connue ou non, qui se cache sous ce pseudonyme… mais ses chroniques irrévérencieuses font fureur sur le web depuis trois ans.

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Schtroumpf Emergent

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