Philippe Druillet – DELIRIUM / HUBERTY-BREYNE GALLERY (FR)

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Philippe Druillet
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DELIRIUM
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22.10.2015 > 21.11.2015
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Du 22 octobre au 21 novembre, Philippe Druillet est à l’honneur de la galerie Huberty-Breyne. A travers une soixantaine de toiles, planches originales, grands dessins, sculptures et photographies retouchées, Delirium met en lumière l’univers protéiforme de ce Maître de la Science Fiction. De Lone Sloane à Vuzz en passant par Salammbô , cette exposition revisite le mythe des (anti)héros qui peuplent les mondes de papier de Druillet. Rencontre du 3 ème type, explosion graphique, expérience sensorielle ou encore aventure fantasmagorique, Delirium c’est un peu tout cela à la fois ! C’est aussi la découverte de créations inédites réalisées ces 30 dernières années autour des grands projets artistiques et éditoriaux tels que Cosmos , Réplicant(e)s , Métal Mémoires , Paris de fous …

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«Je ne suis pas un être humain, je suis de la dynamite.»

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La première chose qui vient à l’esprit lorsque l’on pense à Philippe Druillet, c’est à cette phrase de Nietzcshe: “Je ne suis pas un être humain, je suis de la dynamite” . Druillet a explosé la case, défoncé la grammaire de la BD et dévoré férocement tout ce qui se présentait à lui dans les années 70. Druillet est Gargantuesque. Ses récits foisonnent de personnages, de details. Il a inventé quelque chose de grandiose, de fou, de grandiloquent, quelque chose d’inhumain. Mais il y a aussi de l’humain trop humain chez ce colosse. Sa sensibilité, son goût du beau, font de Philippe Druillet un dandy. Enfant de la SF et de Fritz Lang, il a commencé à con – struire un univers baroque inégalé à ce jour. Quand il crée Métal Hurlant avec Dionnet et Moebius en 1974-75, il fait souffler sur la BD contemporaine un vent nouveau, un ouragan même, qui va emporter sur son passage toutes les idées reçues que l’on pouvait avoir alors. En très peu de temps ils vont reconstruire l’histoire du monde, peupler l’univers de nouveaux habitants, éclater l’espace-temps et introduire la philosophie ou la psychanalyse dans la Bande Dessinée. Druillet a poursuivi son parcours en réalisant des décors pour la télévison (série des Rois Maudits) ou pour William Friedkin ( The Sorcerer ), fait du design en créant des meubles et objets, réalisé un clip pour William Sheller, tout en continuant à dessiner et à peindre. C’est avec Salammbô , son ouvrage adapté de l’œuvre de Flaubert, qu’il commence à transposer certaines de ses planches sur le support de la toile.

En 2013, la galerie Huberty & Breyne réussit le pari de mêler les univers de Philippe Druillet à celui d’un des chantres de la Figuration Libre, Hervé Di Rosa. Le mélange est magique et furieusement allumé. Les peintures de Druillet exposées sont en noir et blanc. L’univers de ces peintures fait penser à une expérience mystique. C’est comme si vous étiez entrés dans l’univers d’un Carlos Castaneda et qu’on vous avait lavé le cerveau avec des herbes puissantes. Vous êtes en parfaite osmose avec l’idée que l’on peut se faire d’une expérience chamanique. Face à une toile de Druillet, on est ici et ail – leurs. Druillet a l’imaginaire d’un Hieronymus Bosch, celui d’un visionnaire. Le noir et blanc renforce cette part de rêve qui se met en place face à vous. Sa dimension d’ (h)auteur prend tout son sens face quand on se retrouve face à ses toiles. Les moindres recoins de l’univers vous éclatent au visage. C’est le Big Bang dessiné. Sa peinture est une extension de tous les détails qui jalonnent son œuvre. Vous êtes face à un monde bien plus fou que tout ce que vous aviez pu imaginer auparavant. L’œuvre de Philippe Druillet possède la force de mouvoir votre esprit en deça de ses propres frontières.

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« Je rêvais d’être Prince ou Mécène »

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Druillet découvre le dessin en 1965. Cet autodidacte curieux de tout n’avait reçu que quelques bases graphiques aux côtés de Jean Boullet. En 1966, il se lance dans l’aventure cosmique de la Bande Dessinée avec Le Mystère des Abîmes et la naissance de l’emblématique Lone Sloane. Fort du succès que rencontre l’album, Goscinny le prend sous son aile. Il intègre la revue Pilote en 1969 avant de créer en 1974, la revue Métal Hurlant avec ses amis Jean-Pierre Dionnet et Moebius. Le succès est immédiat et Métal Hurlant s’impose comme une référence dans le monde de la science-fiction et de la bande dessinée. Au début des années 1980, Druillet sombre dans La Nuit . Il s’isole du monde, se retranche dans son atelier. Si l’artiste se fait rare pour ses admirateurs durant cette période, il ne cesse de créer. Cinéma, opéras, peintures, dessins, design, décors, sculptures… L’homme touche à tout. En 1995, tel un Phoenix il renait et brille à nouveau avec l’ouvrage Paris de Fous , qu’il réalise en collaboration avec Robert Doisneau. En 1996 il est honoré par le Grand Prix National des Arts graphiques. Les pro – jets éditoriaux et artistiques s’enchaînent. Son travail est régulièrement exposé en galerie. La galerie Huberty & Breyne lui consacre plu – sieurs expositions à Paris et à Bruxelles telles Métal Mémoires (2010), Réplicantes (2012) ou encore Cosmos (2013).

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HUBERTY-BREYNE GALLERY
(Galerie Petit Papiers Paris)
91 rue Saint-Honoré
75001 PARIS
Tél. +33 1 40 28 04 71
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Du mercredi au samedi de 11 h à 19 h
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