Vive la France ! Par Nicole Esterolle / Billet d’humeur

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Vive la France ! 

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Par Nicole Esterolle 

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L’artistiquement correct hexagonal, tel qu’il est concocté, formaté et subventionné par les services de notre Ministère de la culture, se doit de n’être surtout pas français, mais en priorité international…. Car pour être vraiment contemporain, l’art doit être international. L’internationalité étant désormais constitutive de la contemporanéité. Et l’on se doit d’ éviter tout intérêt trop appuyé pour l’art d’origine française, pour ne pas être accusé de nationalisme nauséabond, de franchouillardise, de xénophobie, de ringardise, de pétainisme, de bidochonisme, de zemourisme, voire de fascisme…Quand dans le même temps on glorifie les terroirs en matière de vins et de cuisine.

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L’artiste digne d’attention est obligatoirement de niveau international… surtout pas national et encore moins régional, départemental, rural, communal…ou pire encore : local !. Je me souviens avoir provoqué une haine meurtrière à mon égard chez le responsable d’une petite galerie ne devant son existence qu’à la subvention de la ville, pour avoir employé à son sujet et par mégarde le terme « galerie municipale »… Erreur impardonnable en effet, quand on sait que ces petites galeries, comme il en existe tant en France au frais des municipalités qu’elles méprisent, ont vocation internationale et sont le lieu exclusif de monstration des œuvres des schtroumpfs dits « émergents sur la scène artistique… internationale »… et non pas locale ! Cruelle ingratitude de ces petites créatures envers ce local pourtant nourricier… Complétée par le fait que les textes sur ces mini-artistes, d’une grandiose inextrabilité langagière, sont systématiquement, et on ne sait trop comment, baragouinés en anglais, langue de la branchouillasserie provinciale et du business art mondial , alors qu’ils ne sont même pas lus dans le cercle restreint des petits schtroumpfs locaux et de leurs proches…

Outre ces petites galeries perfusées à l’argent du contribuable français, qui ont fonction première de se moquer de ce même contribuable et de conchier la franchitude, il y a l’ensemble des dispositifs publics, musées d’art contemporain, FRACs , collections publiques, qui ont privilégié pendant 40 ans l’art autre que français pour leur acquisitions et leurs expositions… Enfin, dernier exemple : l’exclusion immédiate de ce haut fonctionnaire qui avait émis, il y a 3 ou 4 ans, cette idée insupportable de réserver une partie du Palais de Tokyo pour des expositions temporaires qui puissent rendre hommage à des artistes français bien reconnus en France…

On en est au point où, grâce à 40 ans d’un travail ministériel obstiné de déconstruction, de désartification et de « déculturation » masochiste, la France est le seul pays au monde à dénigrer , mépriser son art, à avoir honte d’elle-même, de ses artistes et de sa culture au sens large, quand partout ailleurs elle reste une référence et inspire l’amour, l’envie et le respect…et tout cela au nom d’un politiquement correct qui, pour ne pas « faire pas le jeu du front national » réprime tout « sentiment national » ou patriotisme nauséabond.* Ça a commencé dans les années 70, quand Madame Millet et son ami Templon décrétèrent qu’il n’y avait plus rien d’intéressant en France et en Europe et que le nouveau comme le progrès en art, se situaient désormais outre-Atlantique… Cette radicale prise de position contre l’art français, permit paradoxalement à cette dame de devenir l’égérie de toute la bureaucratie institutionnelle français au service pourtant de l’art de ce pays… Elle permit aussi de prolonger le travail de la CIA qui s’employa pendant plusieurs années après la guerre, à disqualifier la création artistique européenne : opération secrète que le livre de Frances Stonor Saunders a remarquablement décrit et révélé…

Jusqu’à ce qu’aujourd’hui, après 40 années de défrançisation de l’art français et d’éradication totale de toute compétence artistique chez les bureaucrates de la culture, elle puisse triomphalement déclarer : « Ce qui caractérise notre époque, c’est la réconciliation de l’État et du génie »…Eh bien oui, grâce à Madame Millet la bureaucratie est devenue géniale ! C’est nouveau, on n’avait jamais vu ça… et c’est probablement ça « l’exception culturelle française » !

Je vous place en illustration jointe une image du résultat de cette « déconstruction » de l’art français menée par l’Etat avec à sa tête Madame Millet et ses armées de sbires … ça se passe en Normandie dans le nouveau centre d’art nommé SHED payé par les collectivités locales , ça s’appelle « Résistance du matériaux » et pour l’occasion on a convoqué et grassement rétribué une belle brochette d’une quinzaine d’incontournables stars de l’art officiel français,( Pierre Ardouvin , Anne Brégeaut, Jean-Paul Berrenger, Jonathan Loppin, Anita Molinero, Aurèle Orion, Bruno Peinado, Simon Boudvin, Sophie Dubosc, Dominique Ghesquière, Véronique Joumard, Claude Lévêque, Jonathan Loppin, Nicolas Milhé, Anita Molinero, Marie Reinert , Delphine Reist.), dont les inévitables et omni-présents Claude Léveque (répulseur de public pour centres d’art) et Anita Molinero (professeur de cramage de poubelles), qui, comme une horde barbare, s’en sont donné à cœur joie pour tout fracasser.. et rendre ainsi un vibrant hommage à cet Etat si génialement « déconstructeur » de l’image de la France et des artistes français , qui les a engendrés.

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La première édition de mai 2015 de mon livre est épuisée. Une réédition est en cours et sera disponible le 15 octobre. Vous pouvez le commander ici : http://www.nicole-esterolle.com/commande-livre.htm

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Biographie de Nicole Esterolle

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Nicole Esterolle. Artiste, critique d’art, galeriste ? peu de gens connaissent l’identité réelle de la personne connue ou non, qui se cache sous ce pseudonyme… mais ses chroniques irrévérencieuses font fureur sur le web depuis trois ans.

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Schtroumpf Emergent

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LOGO . LE VADROUILLEUR URBAIN no 3
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