Serge Melkebeke – LIFE IS A KILLER / Galerie Espace Blanche (Bruxelles)

 

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Red House ( 2014 ) – 100 x 70

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Serge

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Melkebeke

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LIFE IS A KILLER

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Du 2 octobre au 1er novembre 2015
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Vernissage : 1er octobre 2015
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« Cette exposition est née il y a 2 ans à New York City. Une vue de ma chambre d’hôtel sur les toits new yorkais et leurs célèbres châteaux d’eau. Au milieu de ceux-ci … juste un imposant panneau d’affichage avec ces quelques mots : LIFE IS A KILLER.

 

Témoignage, slogan ou cri de désespoir ? Ce « jeu » de mots antithétique induit inévitablement une introspection, un questionnement. Au rythme des journées et des soirées, ce panorama paradoxal prit mille couleurs et tonalités. Image forte et puissante sous la menace d’un ciel orageux ou la protection d’un arc-en-ciel naissant. Emotion irréelle et vibrante à la lumière d’un magnifique coucher de soleil. Contraste terrible et marquant entre la dureté d’une affirmation sans concession et un visuel d’une beauté troublante. Ce contraste fut une source d’inspiration qui s’est rapidement transformée en un incroyable catalyseur d’émotion et de création … pour finalement devenir le point de départ et le fil conducteur d’une nouvelle proposition artistique. Proposition qui s’est ensuite construite et consolidée au fil de voyages en Islande et au Japon. Quelques photographies ainsi qu’un travail sur toile et papier l’ont façonnée progressivement. Le résultat final est éclectique voir atypique … il peut surprendre et déconcerter par ses multiples influences et directions … je ne raconte pas une histoire mais plusieurs à la fois … et pourtant tout se tient. Reste au spectateur à tisser ses liens. Le décor est à présent planté : bienvenue dans mon univers »

– Serge Melkebeke.

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LIFE IS A KILLER est la troisième exposition de Serge Melkebeke à l’Espace Blanche Art Gallery. Ce titre paradoxal est donc une référence directe à cette « étincelle qui a mis le feu aux poudres ». Il trouve un écho implicite ou évident au gré des oeuvres exposées.

Le paradoxe constitue un puissant stimulant de réflexion et de création. Cette contradiction logique, sous une formulation dure voire brutale, cache-t-elle une vérité insoutenable ?

La Vie – sous ses diverses formes et expressions – est un vecteur d’émotions, une source inépuisable de rebondissements … Elle donne, sublime, abîme, reprend : c’est l’équilibre implacable des choses. Sommes-nous maîtres ou esclaves de nos vies ? Telle est la question qui nous accompagne tout au long de celle-ci … et qui nous guide en filigrane au gré des oeuvres exposées tel un jeu de piste.

Jouant avec les images, les couleurs et les mots, cette nouvelle exposition constitue un voyage exploratoire, une invitation à la découverte. La découverte d’un monde contrasté se construisant sur une triangulaire fondamentale dans le travail de Serge Melkebeke : les hommes, la nature qui les ressource ou les malmène ainsi que les mégapoles urbaines – à l’image de New York ou Tokyo – qui les fascinent et les concentrent de manière croissante.

Au travers des oeuvres présentées, LIFE IS A KILLER aborde notamment les rapports de l’homme au temps ainsi que la question de la place et de l’identité de l’humain dans un monde en constante et profonde mutation. L’artiste porte un regard attentif sur notre environnement, sur la relation qu’entretient l’homme avec la nature et sur leur évolution commune inévitable. En s’interrogeant sur le devenir du monde qui nous donne vie et qui nous porte, il s’interroge sur les diverses manières d’ « être au monde ». Son travail met en question notre conscience, notre vision et nos convictions sur les limites qui séparent le désir et la peur, la vie et la mort, le visible et l’invisible.

Serge Melkebeke cherche un sens au monde qui l’entoure au travers de sa propre expérience. Il se nourrit d’un questionnement plutôt que d’une affirmation. Il décortique l’humanité avec l’objectif d’atteindre l’essentiel : il s’attache alors à un visage, un objet, un paysage et se l’approprie avant de le révéler au moyen de pigments, d’un crayon, d’un pastel, d’un pinceau, d’un appareil photographique, …

Son travail part de la réalité rationnelle et crée une réalité sensorielle et palpable où la perception joue un rôle de révélateur. Créant une atmosphère hors du temps, les espaces sont marqués par des lignes prédominantes et des perspectives lunaires. Ils sont vides ou peut-être vidés. Ils traduisent un certain isolement, un sentiment d’abandon, une rupture avec le temps. A la fois proches et lointains, ils nous enveloppent, nous aspirent. Entre réel et imaginaire, entre vérité et illusion, le mystère nous submerge. Rien ne vient perturber ce chaos silencieux et énigmatique. De cette absence émane une certaine poésie, une atmosphère qui confère à ces panoramas et paysages « neutralisés » une charge émotionnelle inattendue.

Mettant l’accent sur le graphisme, les portraits sont volontairement bruts, spontanés et contrastés. La vivacité et l’intensité du regard sont des éléments centraux qui induisent une certaine tension entre l’intériorité et sa visualisation. Un regard direct qui nous perce à jour et nous révèle. Ne laissant place qu’à l’essentiel tels des « codes barre » de l’âme, ces représentations fascinent et intriguent … l’oeil balançant en permanence entre reconnaissance et découverte.

Tels des fragments perceptifs, les oeuvres présentées constituent un ensemble de traces visuelles, une fenêtre sur les expériences et sensations vécues par l’artiste. Cherchant à intégrer les spectateurs dans des environnements perceptifs, celui-ci accorde une grande importance au placement de ses oeuvres au sein de l’espace, ainsi qu’à l’expérience qu’elles génèrent. Quel que soit le médium employé, quelle que soit la technique choisie, les oeuvres sont donc liées entre elles dans un rapport à la fois visuel et expérimental.

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Galerie Espace Blanche
Rue Marché au Charbon, 3
1000-Bruxelles
Tél : 32 2 510 01 41
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Ouvert de 14 à 18 heures.
Présence de l’artiste samedi, dimanche et jours fériés.
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 LOGO . LE VADROUILLEUR URBAIN no 3
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