La critique d’art ne va pas bien (écrabouillée par le fric) Par Nicolle Esterolle

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Honoré Daumier, Salon of 1859, lithograph
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Source: grupa o.k.
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La critique d’art ne va pas bien…

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(écrabouillée par le fric)

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Par Nicolle Esterolle

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Je vous joins cet article intitulé « La critique d’art en perte de vitesse » paru dans la lettre n° 216 de l’AMA (Art Media Agency) du 20 09 15. C’est un article assez poussif, qui nous informe de la disparition du critique d’art dans les processus de légitimation et de valorisation de l’art à haut niveau international …Une critique désormais remplacée par la triplette commissaires-collectionneurs-marchands beaucoup plus compétente en la matière… Ça, on le savait déjà… Mais ce qui donne un certain intérêt à ce texte, c’est que, publié sur un support dédié au grand marché de l’art, il prouve qu’il existe tout de même chez les élites culturo-financières de très haut niveau, une petite inquiétude , voir un léger sentiment de culpabilité ou de commisération envers leur victime, cette critique d’art qu’ils ont enfin écrabouillée et qui ne les gènera plus, par ses jugement esthétiques déplacés et superflus dans les opérations de financiarisation de leurs produits et de blanchiment de leur noirceur d’âme.

La critique d’art française est une des plus lamentables au monde, une des plus écrabouillées et des plus inféodées au grand marché spéculatif. C’est un cas d’école, une réussite exemplaire dont la triplette curators-collectionneurs-galeries peut se féliciter, mais aussi le Ministère de la Culture qui voit en cet anéantissement une de ses plus belles malfaisances, et qui voit avec satisfaction son fonctionnaire de l’art s’adjoindre à la susdite triplette pour constituer cet appareil à quatre pieds bien plus stable et efficace en termes de d’éradication du sens et d’annulation de toute pensée artistique digne de ce nom. La critique française, c’est un ensemble de pigistes chroniqueurs d’art dans différents médias, plus ou moins célêbres, plus ou moins doués, plus ou moins payés, plus ou moins mondains, plus ou moins profs ici ou là, plus ou moins polyvalents…mais obéissant toujours aux ordres quand il s’agit de dire le plus grand bien des expos subventionnées d’art officiel petites ou grandes, pour ne pas perdre leurs maigres piges et être ainsi punis de n’avoir pas respecté le politiquement correct et la doxa artistique officielle.

La critique d’art alignée possède son organisme ou « syndicat » officiel, qui est l’ AICA (Association Internationale des Critiques d’Art). C’est elle dont on a vu quelques dizaines de représentants mélangés à quelques nervis du Ministère de la Culture, manifester contre la « lâche agression » subie par papy chocolat Mc Carthy et par son plug anal : une courageuse manifestation pour la liberté d’expression…

Cette AICA ne sert à rien, sinon à rassembler et solidariser les agents multicartes du système institutionnel et para- institutionnel, et à donner une carte fournissant des entrées gratuites dans les musées et expos à ceux des critiques d’art corrects et non collabos qui se pardonnent ainsi leur appartenance à cette mafia. C’est cette AICA, qui a ses « archives » à Saint Giron en Bretagne…On se demande bien ce qu’elle archive, et ce que les bretons ont à voir là-dedans… C’est cette AICA, qui s’est dotée du plus fun des présidents, Monsieur Cuir, qui s’était qualifié pour cette fonction par un livre intitulé « Pourquoi y a-t-il de l’art plutôt que rien ? »(Archibooks 2009) et par une haute tignasse jaune qu’il a supprimée après avoir été élu à la présidence et épousé Madame Orlan, la financial artist française, bien connue pour son « baiser d’artiste » (en 1972 déjà) et ses opérations chirugicales du cuir chevelu ( justement) et de la face.

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A part ça, j’ai eu un contact avec des gens qui voudraient créer une autre association des critiques d’art indépendants , qui s’appellerait ACAI (Association des critiques d’art Indépendants)…Cette association serait d’abord underground , pour éviter les représailles…Ceux qui seraient intéressés d’en faire partie, m’envoient un mail à nicole.esterolle@yahoo.fr, et je ferai suivre.

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Une injure à la mémoire des créateurs de l’AICA après la guerre : Raymond Cogniat, jacques Lassaigne, Jean- Clarence Lambert et bien d’autres, dont plusieurs grands résistants à l’occupation nazie…et c’est eux qui passeraient aujourd’hui pour des réacs nazis pour oser résister à l’occupation des Mc Carthy, Koons, Millet, Buren, Cattelan, etc

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Et aussi …
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Achat (ici)

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Biographie de Nicole Esterolle

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Nicole Esterolle. Artiste, critique d’art, galeriste ? peu de gens connaissent l’identité réelle de la personne connue ou non, qui se cache sous ce pseudonyme… mais ses chroniques irrévérencieuses font fureur sur le web depuis trois ans.

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Schtroumpf Emergent

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