Interview – Franck Le Feuvre / 8e AVENUE, salon d’Art Contemporain et d’Art Urbain (FR)

 

 

Doux doute (2014)
Ella & Pitr
130 × 162 cm
Courtoisie Jean-Louis Losi

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Interview

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Franck Le Feuvre

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8e AVENUE, salon d’Art Contemporain et d’Art Urbain un nouveau rendez-vous, avenue des Champs-Élysées du 22 au 26 octobre 2015.
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Directeur artistique de 8e Avenue, salon fraîchement éclos dont la première édition se déroule du 22 au 26 octobre 2015, Franck Le Feuvre est l’audacieux directeur et fondateur de la Galerie Le Feuvre à Paris. Comme sa galerie, le salon fera la part belle à l’art urbain, trop souvent tenu à l’écart des célébrations marchandes de l’art contemporain. Avec des artistes tels que Mist, Sowat, Sixe Paredes ou encore JonOne et Invader, la galerie de Franck Le Feuvre est un pilier du marché de l’art urbain et la promesse d’une programmation prestigieuse, variée et surprenante pour 8e Avenue.

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Pouvez-vous décrire votre parcours dans l’art urbain ?

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J’ai ouvert la galerie en 2005. Deux ans plus tard, je rencontrais JonOne avant qu’il ne soit connu du grand public. Tandis que nous préparions une exposition, plusieurs de ses œuvres proposées chez Artcurial ont atteint des prix impressionnants. Notre exposition a eu un succès phénoménal ! Nous avons vendu toutes ses œuvres pour des prix bien plus élevés que ses précédentes toiles. Cette exposition nous a fait connaître, et nous a permis de gagner en crédibilité auprès d’autres artistes urbains.

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Franck Le Feuvre lors du vernissage de l’exposition
« THE CODE » (2014)
© Philippe Bachelier
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Comment avez-vous rejoint l’équipe de 8e Avenue ?

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J’ai d’abord participé à Art Élysées comme exposant. C’était une belle opportunité : nous avions bien vendu et rencontré beaucoup de collectionneurs. Cependant, le salon proposait essentiellement du second marché et de l’art moderne. Ce n’était pas vraiment concordant avec ce que nous proposions. Alors, lorsque l’un de mes collectionneurs m’a parlé de 8e Avenue, foire principalement consacrée à l’art urbain, je me suis naturellement rapproché de l’équipe organisatrice et l’on m’a très gentiment proposé le poste de directeur artistique.

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Quelle est la spécificité du salon ?
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Même si nous allons présenter de l’art contemporain, 8e Avenue est surtout consacré à l’art urbain, généralement peu visible sur les foires habituelles. Cependant, il ne s’agit pas de se contenter de mettre en avant des graffitis parce que c’est à la mode. Nous souhaitons vraiment donner un aspect qualitatif à ce salon. Le lieu le mérite et nous bénéficierons d’une grosse visibilité, tant vis-à-vis du grand public que des collectionneurs. 8e Avenue s’adresse davantage à ces derniers que les festivals d’art urbain. Ainsi nous voulons privilégier la toile plutôt que le mur ou d’autres supports plus trash comme on peut en trouver ailleurs.

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En quoi consiste votre rôle de directeur artistique ?

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Pour l’instant, nous avons sélectionné un certain nombre de galeries en France et à l’étranger. Dans un premier temps, il s’agit de leur faire savoir que l’on existe. Je vais retenir certaines galeries et peut-être dire non à d’autres. Bien entendu, cela se fait toujours de façon collégiale. Dans un second temps, nous allons sélectionner les artistes et définir les accrochages avec les exposants, aussi bien en termes d’esthétique que de présentation.

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Comment sélectionnez-vous les galeries et les artistes ?

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Nous formons déjà un petit réseau de galeries d’art urbain dans lequel nous nous connaissons tous, au moins de réputation. À partir de là, nous avons retenu plusieurs galeries intéressantes. Le salon doit être à la fois crédible aux yeux du grand public, du collectionneur en général, et enfin du collectionneur très spécifique d’art urbain. Cela n’est pas évident, d’autant moins que les galeries que nous approchons ne sont pas forcément disponibles ou ne peuvent pas nécessairement participer. Elles ont parfois des engagements, qu’il s’agisse d’autres salons ou d’expositions dans leur galeries. Le travail est donc double. Mais pour l’instant, la plupart des galeries d’art urbain les plus importantes sont intéressées par l’événement. La concomitance avec Art Élysées et la FIAC ainsi que l’adresse elle-même font de 8e Avenue un spot de premier ordre.

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Défendez-vous une ligne artistique et économique spécifique ?
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Oui. Nous souhaitons sélectionner des galeries qui agissent véritablement en galerie, c’est-à-dire qui présentent différents artistes urbains tout au long de l’année et ne craignent pas de prendre des risques. Beaucoup de galeristes ont représenté et représentent des artistes avant qu’ils ne deviennent célèbres. Ce sont des marchands courageux qui ne gagnent que peu d’argent. Ils défendent des artistes dont ils estiment le travail et investissent sur eux à long terme. Il faut bien savoir que cette période de mise en lumière des artistes coûte cher et n’est pas toujours rentable. Si un artiste ne se vend pas très bien aujourd’hui, cela ne veut pas dire qu’il ne sera pas intéressant demain. Mais pour se permettre ce luxe « utile », il faut aussi des artistes bankable. 8e Avenue devrait ainsi rassembler quelques grands noms en plus des artistes que les galeries défendent toute l’année. Nous allons privilégier les solo shows afin de présenter le meilleur de chaque artiste. Les collectionneurs y sont très sensibles.?

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www.8e-avenue.com

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LIEU
8e AVENUE
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Pavillon, avenue des Champs-Élysées, Paris 8e

de la place Clémenceau

à la place de la Concorde, côté pair

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http://www.8e-avenue.com/

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HORAIRES D’OUVERTURES AU PUBLIC :
du jeudi 22 au lundi 26 octobre 2015,
tous les jours de 11h à 20h,
lundi fermeture à 18h.
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TICKET D’ENTRÉE : 15 €
CATALOGUE : 10 €
VOITURIER : 10 €...
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LOGO .  LE VADROUILLEUR URBAIN no 3