Mort du sculpteur Axel Cassel / Artension (FR)

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Mort du sculpteur 

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Axel Cassel

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L’équipe d’Artension partage le chagrin de l’épouse et des trois enfants d’Axel Cassel, artiste essentiel de la fin du XXe siècle et du début du XXIe. Nous lui avions consacré un fil (DVD Artween encarté dans Artension n°100) et un entretien (Artension n°114) afin de témoigner de notre admiration pour son œuvre exigeante. Inventeur de formes pures nous invitant à l’élévation spirituelle, ce sculpteur sublimait les veines du bois avec une maestria rare. Loin des manigances du marché de l’art, dans la solitude de son atelier normand, il faisait naitre des présences rares, nous conviant à l’envol.

Né à Cassel en 1955, il avait étudié le droit à Paris avant d’opter pour l’École nationale supérieure des beaux-arts. À l’aube des années 1980, il avait d’abord travaillé la terre, dont il s’enduisait également, lors de performances. Voyageant en Nouvelle-Papouasie en 1984, c’est là qu’il avait commencé à tailler le bois, au canif. En Irian Jaya trois ans plus tard, puis à Java et à Bali, il avait réalisé ses premiers bronzes, et des assemblages en bois.

Marié avec la peintre Malgorzata Paszko en 1987, il s’installa avec elle en Normandie. Dans une ancienne fabrique de rubans, elle peignait au premier étage, il sculptait au rez-de-chaussée. Une œuvre fabuleuse naquit alors, inspirée par les graines, les écorces, les lianes.

Les voyages ont continué, au Népal, au Burkina-Faso, puis en Tanzanie, en Inde… Les lectures aussi, et les rencontre avec des écrivains devenus des amis, tel Gérard Barrière ou Michel Butor. Tout cela nourrissait un propos universel, épousant la Nature et ses cycles, incarné par des modules toujours plus sobres, élémentaires, essentiels.

A partir de 2000 s’imposèrent les thèmes, travaillés en terre cuite, du sablier et de la colonne, de la toupie et de la coupe, de l’enroulement. Sont venues ensuite les ultimes figures d’ombre et de fumée, en bois ou bronze. « Figer l’insaisissable dans ses principes » voilà ce qu’Axel faisait.

Le 15 mai, après la sobre cérémonie qui s’est déroulée à Caen, autour de Malgo, de Félix, de Nils et de Clara, de la mère de l’artiste aussi, âgée de 92 ans, étaient présents les sculpteurs qui comptent aujourd’hui : Nicolas Alquin, Paul de Pignol, François Weil… Des beaux galeristes aussi : Hervé Courtaigne, Tadeusz Koralewski, Fred Lanzenberg, Samantha Sellem… Beaucoup d’artistes et d’écrivains encore. Beaucoup d’amis auxquels, depuis quarante ans, Axel transmettait son énergie.

Il venait d’avoir soixante ans. L’espace culturel Les Dominicaines de Pont-L’Évêque, pour cette occasion, avait conçu avec lui une rétrospective, qui va se dérouler du 30 mai au 20 septembre 2015. Le livre qui accompagne cet événement, écrit par Arnauld Le Brusq, est incontournable. FM.

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www.lesdominicaines.com

www.axelcassel.com

Souce: http://www.artension.fr/blog/

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