JESPER JUST – SERVITUDES / Palais de Tokyo (FR)

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JESPER JUST
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 « SERVITUDES »

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Jusqu’au
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13.09.15
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Jesper Just présente à l’occasion de son exposition personnelle au Palais de Tokyo une nouvelle installation, composée de plusieurs vidéos, de musique et d’une intervention spatiale.

Dans son travail filmique Jesper Just, associe les images, d’une qualité exceptionnelle, associées, au son et à la musique. L’énigme vient perturber la narration et la tension créée laisse émerger la poésie. Jesper Just ne livre pas d’issue narrative, mais laisse le spectateur avec ses interrogations et ses émotions.

L’installation Servitudes conçue pour la galerie basse du Palais de Tokyo, est composée d’une installation audiovisuelle et d’une vaste intervention spatiale qui transforme l’espace préexistant et le parcours du visiteur. Les vidéos, oeuvres indépendantes et interconnectées, explorent l’idée de la métropole comme une entité possédant un corps. Les films suivent deux personnages : une jeune fille et une enfant handicapée, joués respectivement par Dree Hemingway et Rylee Sweeney. La jeune fille n’apparaît pas comme un individu mais incarne les idéaux de jeunesse et de féminité véhiculés aujourd’hui. Les deux personnages sont liés par la présence et la manipulation du son.

La musique agit comme une force omniprésente et perpétuellement mouvante qui guide les personnages ainsi que les spectateurs dans leur progression au fil de l’exposition. Le One World Trade Center, gratte-ciel à la fois iconique et controversé, le cadre devient comme dans la plupart des travaux de Jesper Just, un personnage en soi. Il a ici fonction de membre fantôme, symbole d’absence et de perte, mais constitue aussi le témoignage d’une résilience. Sa présence iconique apparait comme une prothèse au centre d’un horizon urbain modifié. D’une vidéo à l’autre, les personnages se reflètent, s’opposent et interagissent, constituant un point de départ à l’exploration des concepts de capacitisme et d’autonomisation questionnant ainsi les limites du corps et de l’individualité.

« Dans les films, le cadre est autant un médiateur qu’un lieu de rencontre : il rapproche et différencie les personnages, sert de passerelle, de barrière et de miroir. Les personnages interagissent non seulement entre eux au sein de cet espace mais aussi avec celui-ci, explorant les limites de leur corps et testant leur autonomie dans le paysage urbain. L’installation joue avec cette idée de chevauchements et de réflexions et modifie la voie empruntée par le spectateur en interférant avec l’architecture existante, tandis que le son – à la fois élément structurant et vecteur de communication – crée un lien entre les personnages, les films et l’expérience vécue par le spectateur. » Jesper Just

Jesper Just (né en 1974, vit à New York) est un artiste reconnu internationalement. Diplômé en 2003 de la Royal Danish Academy of Fine Arts, à Copenhagen, il a représenté le Danemark à la 55ème Biennale de Venise en 2013. Il a bénéficié de plusieurs expositions personnelles en Europe et aux Etats-Unis, parmi lesquelles « Jesper Just – Appearing / Intercourses », ARoS Aarhus Kunstmuseum, Danemark (29.05 – 19.10.2014). Le MAC/VAL (Vitry-sur-Seine) a organisé la première exposition personnelle de l’artiste en France en 2011. Il est représenté par la galerie Perrotin (Paris), James Cohan Gallery (New York) et Galleri Nicolai Wallner (Copenhagen).

Un livre monographique publié par le Palais de Tokyo accompagne cette exposition. il intègre un essai de Fabien Danesi, historien de l’art et une interview de l’artiste par Katell Jaffrès, commissaire de l’exposition.

Jesper Just, Servitudes, 2015. Installation vidéo et interventions architecturales.

Courtesy de l’artiste, Galerie Perrotin et Anna Lena Films.

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Palais de Tokyo
 13 Avenue du Président Wilson,
 75116 Paris,
   France
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