Vous avez certainement entendu parler de Régis Labeaume, Maire de la Ville Québec (Capitale-Nationale) et de l’oeuvre d’art public détruite Dialogue avec l’histoire de l’artiste Jean Pierre Raynaud / Signez la pétition!

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de Jean Pierre Raynaud
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Vous avez certainement entendu parler de Régis Labeaume, Maire de la Ville Québec (Capitale-Nationale) et de l’oeuvre d’art public détruite Dialogue avec l’histoire de l’artiste Jean Pierre Raynaud.

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Est-il trop tard ? Non.

SVP, prenez le temps

– de lire le texte de la pétition,

– de la signer si vous y souscrivez

– et de disséminer ce message autour de vous.

Pourquoi c’est important

Monsieur le Maire de la Ville de Québec, Régis Labeaume,

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Un communiqué émis par la Ville de Québec le 15 juin 2015 dévoilait « qu’elle se voit dans l’obligation de démanteler l’œuvre d’art public Dialogue avec l’histoire, de Jean Pierre Raynaud située sur la place de Paris. » Selon un rapport du Centre de conservation du Québec (CCQ), « l’œuvre est en péril et présente un danger pour le public. Dans un cas extrême, un pan de mur pourrait même se désolidariser de la structure. »

Sans plus attendre, sans aucune consultation et de façon pour le moins brutale, l’œuvre a été démolie dès le surlendemain, le 17 juin 2015, devant les caméras des médias. Ce spectacle a fait les choux gras des tribunes téléphoniques aux heures de grande écoute. En même temps, ces médias dévoilent au monde entier la manière honteuse dont la Ville de Québec traite ses œuvres d’art public et ses cadeaux diplomatiques.Est-ce l’exemple que notre Capitale nationale veut donner au Québec et au monde ? C’est sur tout le Québec que rejaillit cette honte.

Rappelons que l’œuvre de Jean-Pierre Raynaud avait été offerte en 1984 à la Ville de Québec par la Ville de Paris. En échange, la Capitale française recevait Embâcle de Charles Daudelin, une œuvre d’art public emblématique de par sa nature de sculpture fontaine et de par son emplacement prestigieux : la Place du Québec dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés à Paris. Cette sculpture a été restaurée en 2011.

La Ville de Québec, qui est propriétaire de l’œuvre Dialogue avec l’histoire, avait pourtant le devoir d’en assurer son intégrité incluant donc son entretien. Hors, comme en témoigne le communiqué émis par la Ville, « les experts ont constaté de nombreuses dégradations sur le monument, dont plusieurs plaques de marbre qui menacent de tomber. L’eau s’infiltre par les joints qui ne sont plus étanches, en témoigne la présence d’algues à l’arrière des plaques démontées. Le Centre de conservation du Québec a donc constaté que l’œuvre Dialogue avec l’histoire est en très mauvais état de conservation. »

La surprenante dégradation de l’œuvre ne peut être que le résultat d’une négligence certaine de la part de la Ville qui a perduré depuis plusieurs années. Pourtant, comme en témoignent les nombreuses images de la démolition de l’œuvre qui circulent dans les médias nationaux, la solidité de la structure était patente puisque qu’il a fallu de la machinerie lourde pour la détruire.

Plusieurs questions s’imposent :

-Pourquoi avoir procédé à une destruction dans l’urgence, plutôt qu’un démantèlement tel qu’annoncé, et pourquoi pas une option de restauration de l’oeuvre?

-Pourquoi avoir facilité un tel battage médiatique avec pour impact que des images en direct de la destruction de l’œuvre soient diffusées à la télévision ?

-La Ville de Québec aurait-elle profité du jugement esthétique de l’œuvre véhiculé par certains médias et tribunes pour se défiler de ses responsabilités d’entretien et légitimer sa destruction?* -La destruction pure et simple ne serait-elle pas une campagne de relations publiques de discrédit de l’art public contemporain en faveur d’un populisme assumé ?

Alors que la Ville de Québec vient de se doter d’une Vision de développement de l’art public 2013-2020 www.ville.quebec.qc.ca/culture_patrimoine/docs/vision/VIQ1301_BrochureComplete.pdf  il est déconcertant de constater que la destruction de l’œuvre Dialogue avec l’histoire vient en totale contradiction avec la gestion responsable, l’engagement prôné et les sources d’inspiration décrites dans ces engagements récents.

En procédant de la sorte, la Ville de Québec se désolidarise de ses artistes et créateurs qui y voient un geste brutal et un affront à leur profession. Cette destruction reste sans garantie de reconstruction au même endroit par la Ville de Québec.

L’œuvre Dialogue avec l’histoire fait partie du patrimoine culturel contemporain; dans ce sens, elle doit être protégée.

Au nom du respect des droits moraux de l’artiste Jean Pierre Raynaud et du respect de l’honneur de la profession d’artiste en arts visuels, la Ville de Québec doit faire figure exemplaire et s’engager à reconstituer l’œuvre dans son intégralité et au même endroit.

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Le Collectif de défense du Dialogue avec l’histoire

Pour être valide, votre signature doit comprendre votre nom et votre prénom; dans le cas contraire, votre engagement ne pourra pas être comptabilisé dans la liste des signataires.

 

Merci de votre collaboration.

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LOGO .  LE VADROUILLEUR URBAIN no 3
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