Ah le joyeux quartet ! / Billet d’humeur de Nicole Esterolle

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Ah le joyeux quartet !

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Par Nicole Esterolle
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Je n’ai pas résisté à l’envie de vous montrer cette réjouissante image de ces quatre personnages hilares, responsables de l’actuelle et nouvelle intrusion d’art contemporain au Château de Versailles, qui dépasse encore la précédente en radicalité dévastatrice.

 

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-Kapoor, c’est le financial artist qui a donc installé un canon à bouillie sanglante dans l’historique salle du Jeu de Paume, et défoncé la pelouse du jardin de Le notre pour y mettre son amas de gravats intitulé « dirty corner » entourant l’ énorme trompe d’acier du « vagin de la reine ».

-Mennour, c’est le galeriste milliardaire qui possède une écurie de financial artists de niveau international avec parmi ceux-ci le susdit Kapoor.

-Pégard, c’est la directrice du Château de Versailles, comme l’avait été Aillagon, l’ex ministre de la culture, qui avait initié la série d’outrages à ce lieu d’histoire, en suspendant le homard en plastique de Jeff Koons au plafond de la galerie des Glaces.

-Pacquement ex-directeur du Centre Pompidou faisant office ici de commissaire d’expo et qui précise : « Cette expo est une carte blanche donnée à l’artiste pour inventer un projet, et le commissaire n’est pas là que pour choisir les œuvres. Il accompagne l’artiste, dialogue avec lui, confirme ou met en débat certaine de ses propositions et le met en interface avec l’Institution. » … Alors, on se demande bien à quoi il sert, Alfred…Mais qu’importe !

Ces quatre joyeux drilles ont en effet quantité de raisons d’être satisfaits d’eux-mêmes :* – satisfaits d’avoir pu commettre en toute impunité autant de ravages réprouvés par 95% de la population française (sans parler des japonais)- satisfaits de l’immunité que leur donne cette vertueuse collusion qu’ils ont su entretenir pour cette affaire de vagin royal, entre le patrimoine public et les intérêts privés des grands réseaux artistico-financiers

– satisfaits, pour ce qui est des deux fonctionnaires, de l’invulnérabilité que leur confèrent leur appartenance à la caste supérieure des grands commis de l’Etat, et leur descendance en direct des prophètes Duchamp et Warhol.

– Satisfaits du pouvoir et de l’argent illimités dont ils disposent pour détruire, déconstruire, ravager, transgresser, subvertir, interpeller le bourgeois, questionner la société, déjouer les codes, rigoler, blasphémer, mépriser, se foutre de la gueule du monde, etc

– Satisfaits de constater que l’appareil dont ils sont les produits d’une endogamie systémique, garde encore assez de puissance, d’argent et de crédit, pour soutenir la « liberté d’expression » qu’ils revendiquent contre tous ceux qui osent critiquer leurs exactions de tarés consanguins, et pour renvoyer les protestataires dans « la fachosphère » des attardés ringards incultes, daech cathos intégristes démagos hitlériens et j’en passe… aidés en cela par l’armée des néobeaufs branchés inrockuptibles Palais de Tokyo, gardiens de la bien-pensance officielle et du politiquement correct…qui complétent ainsi le travail de l’armée des milliers serviteurs patentés, profs, théologiens, critiques, commissaires , inquisiteurs, ayatollahs, inspecteurs, directeurs de FRACs et Macs, constituant cette énorme administration de l’art au service du grand marché spéculatif

– Satisfaits enfin de participer de cette spécificité culturelle bien française qu’est la sainte alliance du soviétisme bureaucratique avec le libéralisme capitaliste le plus échevelé !

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Biographie de Nicole Esterolle

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Nicole Esterolle. Artiste, critique d’art, galeriste ? peu de gens connaissent l’identité réelle de la personne connue ou non, qui se cache sous ce pseudonyme… mais ses chroniques irrévérencieuses font fureur sur le web depuis trois ans.

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Schtroumpf Emergent

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