Une prise de conscience de cet ahurissant aveuglement du milieu des arts visuels / Conseil de Presse

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Décision du Conseil de presse
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Une prise de conscience de cet ahurissant aveuglement du milieu des arts visuels
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Au moment où j’ai conscientisé le milieu sur l’apparence du conflit d’intérêts la réaction fut suffisante. Pour tout vous dire, ils s’en sont foutu, ils ont ignoré, ils ont évité le sujet, ils ont regardé pudiquement ailleurs pour voir si j’y étais et finalement ils m’ont trouvé sur leur chemin avec ma détermination et ma fougue innée. J’ai vite compris que ces gens ignorent la réalité par peur de ne pas être capable de la traiter et de la responsabiliser.

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Cette structure malsaine mise en place avec la complicité de quelques rares galeristes ne pouvait plus durer.

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En avril dernier, le Conseil de presse a examiné ma plainte contre Marie-Ève Charron et l’a comparée à la plainte portant le numéro D2014-01-084, déposée antérieurement contre M. Nicolas Mavrikakis et Le Devoir. Après considération du grief exprimé, soit le conflit d’intérêts, le Conseil de presse estime qu’elle est la réplique du dossier ci-haut mentionné pour laquelle une décision pour conflit d’intérêts a déjà été rendue. Décision (ici)

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De l’avis du Conseil de Presse, la situation dans laquelle se trouve M. Mavrikakis est telle qu’il ne peut rencontrer le niveau d’indépendance qu’exige toute activité journalistique professionnelle. Il se trouve, en effet, dans une permanente situation de conflit d’intérêts, considérant qu’il pourrait un jour exposer ou travailler dans n’importe quelle galerie qu’il est appelé à commenter. Toute personne qui retire un revenu ou autre avantage du milieu des galeries d’art ne possède pas le degré d’indépendance requis pour prétendre légitimement effectuer un travail journalistique professionnel. La déontologie exige des journalistes factuels et d’opinions des balises rigoureuses concernant les conflits d’intérêts pour ainsi préserver leur indépendance et s’assurer qu’ils ne soient guidés que par l’intérêt public et non par leurs intérêts personnels. Cependant, le Conseil considère important de préciser que M. Mavrikakis ne perd pas sa liberté d’expression, ni Le Devoir, sa liberté de conclure une entente avec ce dernier, pourvu que les contributions de M. Mavrikakis soient présentées comme les commentaires d’un artiste en arts visuels. Décision Au vu de ce qui précède, le Conseil de Presse du Québec retient la plainte de M. Sylvain Boucher contre M. Nicolas Mavrikakis, collaborateur et Le Devoir pour le grief de conflit d’intérêts.

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Détecter les signaux les plus faibles…

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Cela aurait dû être une question de déontologie à débattre entre journalistes, Conseil de presse et autres acteurs de ce milieu. Pourquoi a-t-elle suscité, au contraire, une telle colère, un tel déversement de bile dans le milieu des arts visuels ? Pourquoi tant de têtes de carême et d’insultes insignifiantes ? Ne devrait-il pas y avoir une saine distance entre les parties ? À lire les commentaires incompréhensibles « violence perverse » certains de mes collègues (ici), le délire semble s’être nourri sans mesure de lui-même, prenant la forme de pressions indues, de procès d’intention, insultes, voire de menaces comme si cette discipline relevait d’un droit divin. Il faut bien reconnaître qu’ils ont franchement dépassé la raison. Leur irrationalité laisse perplexe, esprits désenchantés êtes-vous là ? Pour caricaturer le tout, nous avons cru quelques instants que nous avions affaire à une gauche totalitaire qui ne supporte pas la contradiction et qui refuse de débattre sans caricaturer la partie adverse pour finalement faire accepter définitivement l’inacceptable. De plus, avec une stratégie vieille comme le monde on a cherché à m’isoler en divisant et propageant des rumeurs les plus farfelus. J’ai aussi compris que monsieur Marc-Antoine K.Phaneuf devra apprendre à désigner les choses autrement qu’en pointant du doigt, toute attaque personnelle mène à un cul de sac (délire ici). Nous avons remis tous les courriels haineux aux organismes de presse ainsi qu’aux différents ministères.

Même si notre confiance a été ébranlée, elle demeure suffisamment solide pour nous inciter à ne pas répondre à de tels débordements. Malgré cette ambiance d’arène, je me suis entrainé dans ma jeunesse à me foutre des opinions qui ne visent aucun but. Les journalistes et blogueurs ne sont pas les agents de relations publiques d’un groupe particulier et ne doivent en aucun cas être le prolongement idéologique d’une association ou d’un groupe et de quelques intérêts que ce soit. – Conseil de presse du Québec.

La création, 1 C’est à dire la soumission à la réalité intérieure, peuvent être pourvus de la faculté de raisonner à perte de vue sur l’art, et ce, même si il y a un cadre et une saine structure autour de notre profession. Les arts visuels ne sont pas géré par le droit divin.

Désormais, l’indignation surjouée par cette élite autoproclamée devra faire place à une structure professionnelle tout en tenant compte de l’environnement qui les entourent.

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Et aussi…

La CBC représente la fine fleur des normes journalistiques et d’éthique, mais son ancien animateur Evan Solomon n’a pas su s’en montrer digne, a laissé entendre la rédactrice en chef de CBC News, Jennifer McGuire, mercredi. Suite de l’article (ici)

1 Marcel Proust

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LOGO .  LE VADROUILLEUR URBAIN no 3.
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