Le livre de Nicole Esterolle « La bouffonnerie de l’art contemporain, sous-titré « ses malheureuses victimes, ses heureux bénéficiaires », paraîtra le 15 mai aux éditions Jean-Cyrille Godefroy

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Du mauvais goût,

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du bon goût…

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et de l’outre-goût.

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 La chronique n° 59 de Nicole Esterolle

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Au sommaire de ce numéro 59 :

1- Du mauvais goût, du bon goût… et de l’outre-goût.

2- Mon pote Bruno Gollnisch

3- Un livre : « La bouffonnerie de l’art contemporain »

4- De toutes les matières, c’est la fécale qu’ils préfèrent

5- Chauffe Marcel!

6- Buren, champion du  visibilisme procédurier

7- Le dernier des  burénolâtres! 8- Mais qu’est-ce qu’elles (ils) zont à faire cette tronche ?

9- Un artiste emprisonné par des Charlie ariègeois, pour atteinte à la liberté d’expression

10- Cruelle juxtaposition

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1- Du mauvais goût, du bon goût… et de l’outre-goût.

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Du bon goût… du mauvais goût en art : ce sont des notions foncièrement complexes pour le sociologue, mais habituelles, anciennes et faciles à utiliser pour l’homme de la rue… L’outre-goût, en revanche, c’est tout nouveau et c’est très contemporain… Cela se situe hors ou au-delà des critères esthétiques habituels, du ressenti et de l’entendement du commun des mortels. L’Outre – goût, ou ultra-goût, n’est accessible, en fait, qu’aux personnes ultra-riches et ultra intelligentes, appartenant à cette élite transnationale incluant aussi bien traders cocaïnés, que fonctionnaires de DRAC ou qu’ oligarques russes incultes ivrognes et fotballeux… Cela relève du « processuel discursif » qui caractérise l’art vraiment contemporain et/international.
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L’outre-goût est représenté notamment par les œuvres du financial-artist Maurizzio Cattelan, dont je vous joins l’image de cette œuvre célèbre constituée d’un balai fiché dans une toile blanche.
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L’outre-goût, c’est celui du photographe new-yorkais Roe Ethridge, collaborateur des marques de luxe (Chanel , Vuitton, Balagencia, Hermès, Kenzo), qui a signé les affiches de la biennale de Lyon avec une tête de porc et un visage à l’œil poché, et auquel le supplément dominical du Monde vient de donner une dizaine de pages pour montrer des bijoux de luxe mélangés à des fruits, des légumes et de la pâtisserie plus ou moins avariés.

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L’outre-goût, c’est comme l’outre-noir de Soulages, comme l’outre-blanc d’Opalka, comme l’outre-bleu de Klein, comme l’outre –sexe de Catherine M., comme l’outre-rien de Buren, comme l’outre-néant de Duchamp, comme l’outre-ego de Ben Vauthier, comme l’outre-pastis de la Fondation Ricard pour l’art contemporain, comme l’outre pet de Jan Fabre, comme l’outre-boudin de Journiac, comme l’outre-merde de Wim Delvoye…et j’en passe.
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Mais l’Outre – goût correspond en outre au travail de l’artiste-chatelain Patrick Des Gâchons, dont j’avais complétement oublié l’existence, mais auquel le Musée de Céret consacre actuellement une importante rétrospective.( Tout est décidément permis à ce Musée depuis le départ de la divine Joséphine) Ce gachon monochromiste (voir photo jointe) dans la lignée des grands monochromistes de type de Mosset, avec lequel il entretient d’ailleurs d’amicales relations, doit sa notoriété au fait qu’il peint depuis 1983 le même monochrome bleu sur fond blanc, mais jamais le même exactement, puisque la partie bleue augmente de 1% à chaque nouveau tableau réalisé, ce qui fait que la bordure blanche aura totalement disparue en 2032…Il s’agit, nous dit un critique d’art connu en Pyrénées Orientales et néanmoins membre de L’AICA, , d’une démarche de « réconciliation entre les données matérielles et spirituelles, célestes et humaines. »… C’est dire l’importante dimension « processuelle et discursive » de cette œuvre hors d’atteinte en effet de tout essai d’évaluation en termes de bon goût ou mauvais goût, de beauté ou de laideur.

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2- Mon pote Bruno Gollnisch

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On vient de me signaler que Bruno Gollnisch , dans un article du 3 janvier 2015 de son blog intitulé : « Art dit « contemporain » : arrêtons de financer le glauque et les escrocs », avait repris cet extrait d’un article des Inrocks dressant l’inventaire de la nébuleuse réactionnaire dont, pour eux, je fais évidemment partie : « Sans oublier les newsletters intempestives (sic)  de Nicole Esterolle, animatrice depuis 2010 du blog Le Stroumpf Emergent qui, dans sa dernière missive postée à l’occasion du Congrès du Cipac, la Confédération des professionnels de l’art contemporain réunie fin novembre à Lyon, dénonçait « la volaille bureaucratique caquetante à tout va, asservie aux grands réseaux d’intérêts de pouvoir et d’argent, a complètement dévoyé ou détruit les bons mécanismes de reconnaissance et de légitimation qui ont fait notre patrimoine artistique »…Et Bruno Gollnisch  d’approuver et de se féliciter de ce sursaut, lui qui « bataille pareillement depuis des années contre cette mafia des cultureux ».
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Ainsi donc, me voici, moi qui ai toujours pensé et voté à gauche (1) depuis ma plus tendre enfance, devenue pote de Mr Gollnisch et taxée de réactionnaire, pétainiste, populiste, fasciste, nazie, nauséabonde, etc., bref : de tous les noms d’oiseaux habituels.
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Mais je me console en pensant que Mr Gollnisch ne va pas tarder à citer aussi Régis Debray, Jean-Philippe Domecq, Marcel Gauchet, Alain Finkelkraut, Jean Beaudrillard, Jean Clair, etc, tous critiques virulents des dérives de l’art dit contemporain, et qui, pour cela et malgré leur affinité notoire vers la gauche, seront rangés comme moi par la culturocratie Inrocks et par toute la bien – pensance artistiquement et politiquement correcte, parmi les néo-réacs de gauche « faisant le jeu de l’extrême droite ».
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On se dit qu’il faut avoir le cerveau rempli de purée de cacahuète, ou être formaté à fond à l’esthétisme du processuel-discursif bureaucratico-financier dominant, pour pratiquer le syllogisme suivant: « Le Pen n’aime pas la compote de mouches de Damien Hirst…Or Nicole également n’aime pas la compote de mouches de Damien Hirst …Donc Nicole est lepéniste »… On se dit qu’un amalgame d’un aussi terrassant simplisme d’esprit n’est plus crédible… et bien si, il fonctionne encore et toujours réactivé par les théologiens de la religion artistique d’Etat et leurs adeptes, soucieux de conserver leurs prérogatives, pouvoirs, fonctions et rentes de situation diverses.
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Mais le plus stupéfiant, dans cette affaire, c’est bien de voir tous ces bigots culturolâtres et autres féroces garants du dogme financiaro-administratif officiel , entretenir un indécrottable déni des réalités tant artistiques que sociologiques, politiques et économiques concernant cet art dit contemporain, pour mieux accuser les acteurs d’une gauche ouverte, humaniste et responsable, qui essaient de leur ouvrir les yeux, de les informer et de leur faire comprendre ce qui se passe, d’être des néo-réacs complices de l’extrême droite, alors que – et c’est bien là le comble – ce sont eux, ces mêmes ayatollahs, qui alimentent, à cause de leur aveuglement et leur dogmatisme borné, l’argumentation de Mr Gollnisch et sont, de toute évidence, les alliés objectifs du Front National.
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1- J’ai toujours été de gauche, car j’aurais honte, si j’étais de droite, quand j’ai à me faire soigner , de profiter de la solidarité et de la protection sociale installées par la gauche…C’est ce que je dis à mes amis de droite…Quant-à ceux d’extrème – droite il ne sont pas mes amis, et je ne leur parle pas, comme je ne parle pas aux cultureux de gauche qui me traitent de fachote.

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3- Un livre : « La bouffonnerie de l’art contemporain »

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Mon livre intitulé « La bouffonnerie de l’art contemporain, sous-titré « ses malheureuses victimes, ses heureux bénéficiaires », paraîtra le 15 mai aux éditions Jean-Cyrille Godefroy. On prévoit son énorme succès de librairie et un film tiré de cette histoire est déjà en préparation avec Gérard Depardieu dans le rôle de Catherine Millet.

 

Une bouffonnerie dont on ne rit pas

 

« On ne rit pas de l’Art Contemporain ! Le public le sait bien. Cela ne se fait pas. On passerait pour un beauf, ou pire : pour un nazi ! Depuis plus de trente ans, on est respectueux de l’AC, on est plein de componction, d’admiration ébahie. On s’incline devant sa haute moralité politique, sa « mission critique », son dérangement salvateur.
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Nicole Esterolle a le talent insigne de démêler les sacs de nœuds sémantiques, en deux temps, trois mouvements, et hop on a tout compris ! Et quand on a compris, on rit ! Fi donc les complexes d’infériorité, les sentiments de culpabilité ! Vive la roborative rigolade ! » écrit Aude de Kerros dans la préface de ce livre.
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Mais le comble de l’hilarant avec ce présent livre, c’est que son auteure, qui se dit viscéralement de gauche, va automatiquement, comme tous ceux qui osent dénoncer la toxicité et le ridicule de cet art, être accusée, selon la formule consacrée « de faire le jeu de l’extrême-droite » et se voir jeter à la face toute la liste des noms d’oiseaux habituels: ringarde, démagogique, réactionnaire, pétainiste, nauséabonde, populiste, poujadiste, frontiste, lepéniste, fasciste, nazie, etc., par ceux-là mêmes qui sont les alliés objectifs de l’extrême-droite.
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Il s’avère cependant que cet amalgame simpliste devient de moins en moins opératoire pour disqualifier les critiques de plus en plus nombreuses envers le produit de cette incestueuse collusion entre la ploutocratie financière internationale et la culturocratie institutionnelle française.
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Ce livre, plein d’informations rares et précises, arrive donc à point nommé pour parachever la levée de l’omerta sur cette anomalie historique qu’est l’art dit contemporain et pour favoriser l’indispensable un retour au sens élémentaire et au droit commun, dans un domaine ou Père Ubu était devenu le roi, entouré de ses innombrables théologiens et bouffons du financial-art.
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Sommaire :

 

 – De la dictature de la bouffonnerie en art contemporain

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Cattelan est le meilleur- Quand Les bouffons pétitionnent- Un professeur ès-foutage de gueule- Quand l’art se fait de plus en plus rigolo… pour être de plus en plus plus contemporain- Gros canular au Salon de Montrouge : Ledit peintre du dimanche ne peignait que le mardi

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– Koons ou l’hilarant triomphe de l’esthétique pâtissière et de la culture vaseline

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Koons en majesté au Centre Pompidou. – Un Koons à trois millions d’euros au FRAC – Aquitaine- Il est temps de séparer l’art bureaucratico-financier dit « contemporain », de l’art vivant et libre

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– Une critique d’art de nature consanguine

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Une préciosité cérébro-linguale très « art contemporain – Pourquoi y a-t-il de la critique d’art plutôt que rien ?- Le prix Fayot de la meilleure critique d’artUne critique d’art passe-partout- Deux critiques d’art diamétralement opposés- Nous, critico-niqueurs d’art, à cause de notre indifférence, 90% des artistes vont très mal.

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– À propos de l’épidémie de questionnite dans l’art contemporain

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Quelques exemples d’artistes questionneurs d’art- La liste officielle des objets de questionnement autorisés pour l’art contemporain- Inquestionner la non-question ? That is the question !
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– Des écoles d’endoctrinement à l’art contemporain

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Des méfaits de la pédagogite dans l’art contemporain- Au salon de Montrouge des post-diplômés des Ecoles de Beaux – Arts- En Avignon, le collectionneur milliardaire Yvon Lambert gravement contrarié par une révolte des élèves de l’école des Beaux-Arts- Affaire de l’Ecole d’Art d’Avignon : un témoignage d’Alan Bic qui balance bien ! – Le harcèlement sexuel, c’est éminemment pédagogique !- Elle aime la saucisse et la « conférence performée »- Au secours ! Planquez vos mômes ! l’art contemporain va entrer dans les écoles et les collèges- Quand une future star du marché anime un modeste atelier d’initiation à l’art contemporain en milieu scolaire- Le méta – atelier dialogique – La chute d’un « pied- nickelé » de l’AC : N. B. en instance d’être viré de l’École des Beaux-Arts de Paris

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– Le génie d’État et l’art contemporain

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Au congrès du CIPAC, il n’y a d’art que contemporain… et Marcel Duchamp est son prophète- Lettre ouverte et parfumée à Madame la ministre de l’Art contemporain- Panique à la CIPAC : il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’État !- L’ensemble des personnels sécuritaires de l’art contemporain français réunis dans la CIPAC, écrit à Madame la Ministre de la Culture
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– Les FRACs : un gros tas d’effets pervers

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Quand Le Monde glorifie les FRAC, cette honte nationale – Les trente ans des FRACs : plus contemporains qu’hier, mais moins que demain !- Quand le FRAC lorrain bat tous les records de contemporanéité…-Faudra-t-il mettre un jour tout le contenu des FRACs à la poubelle ?- Quand un FRAC se fracasse

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 – Daniel Buren et Martial Raysse : deux calamités artistiques nationales parfaitement complémentaires

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Avec Martial Raysse, la peinture est de retour… Oui, mais dans quel état !- Là où Buren passe, l’art trépasse…- Comment Buren a plombé Pompidou-Metz- Champagne et in situ burénien- Buren, champion du visibilisme procédurier – Un tramway signé Buren- Un Buren de 300 m2  – Buren en happy Droopy : « You know what ? I’m happy ! » – BHL et Buren enfin réunis !
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 – Les élus et l’art contemporain : une tartufferie aussi tragique que cocasse

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Une visite d’une exposition d’art contemporain au Centre Pompidou avec des élus- Les élus ne sont pas informés- Une lettre aux parlementaires au sujet d’un élevage de poules à la galerie Marcel Duchamp

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– La Biennale d’Art Contemporain de Lyon : un Fukushima culturel

– Les têtes chercheuses d’art contemporain : Marcel D.- Catherine M.

– De l’intrusion « in situ » de l’AC dans les châteaux, les églises et autres lieux patrimoniaux

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Les châteaux de la Drôme bourrés à l’art contemporain- Art contemporain, chasse, pêche et tradition au Musée de la nature- Une colonne de casseroles dans une église lyonnaise- Au Collège des Bernardins : Quand l’union art contemporain – évasion fiscale est bénie par l’archevêque- Quand on repeint les toiles d’une église de la couleur des murs où elles sont accrochées.
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– L’art brut récupéré par l’art contemporain : Un record de cynisme et impudence

– … Mais les oiseaux chantent encore

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Urgence de retrouvailles avec l’ensemble de la floraison artistique actuelle- Rouvrir portes et fenêtres à la parole déliée – Internet est une chance

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4- De toutes les matières, c’est la fécale qu’ils préfèrent

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Il suffit de feuilleter le récent numéro du supplément dominical très branchouillasse du journal Le Monde, pour constater que la mode et le vrai chic contemporain est au dépressif au gore, au trash, au tubard, au psychotique accumulateur compulsionnel de montagnes de saloperies, à l’aménorrhéique, à l’anorexique (voir image jointe d’un top modèle post-moderne limite pédophile), bref : au total merdique.

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Mais il est vrai que chez les addicts et les vrais amateurs d’art contemporain, c’est bien connu, on préfère le tas de terre, le parpaing, la serviette usagée, la crotte de nez, le bout de bois et le morceau de roche informes aux œuvres sculptées qui pourrait en être issues par un long travail de taille ou de modelage ; on préfère le tablier taché du peintre, ou le mur ou il essuie ses pinceaux, ou la bouillasse de sa palette, à sa peinture elle-même…on préfère tout ça parce que l’on est de fins connaisseurs, de subtils professionnels capables de détecter où se situe exactement la qualité graphique et la dimension véritablement plastique autant qu’eschatologique des choses relevant des arts visuels…

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Et c’est ainsi qu’un jour, tel fin limier préposé à l’art contemporain de quelque FRAC ou DRAC du fin fond de l’Aveyron est tombé, au cours de la visite d’un atelier de sérigraphie dont il n’avait, bien sûr, rien à secouer, en émerveillement extatique devant ce qu’on appelle dans le jargon des imprimeurs  « les papiers crash test » appelés aussi  « feuilles de passes », qui servent aux essais d’impression sérigraphique et qui sont jetées chaque jour  à la poubelle par dizaine.

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Euréka !, se dit alors le dit préposé tout émoustillé, avec ces saloperies, je tiens là mon sujet, mon process discursif, mon concept ravageur, ma subversion interpellatoire, ma magistrale déconstruction, ma divine transgression, etc… Et de mettre en branle immédiatement la pompe à subventions et tout le tintouin lamazou institutionnel DRAC et Cie local pour la mise en œuvre de cette exposition intitulée Papier Crash Test constituée donc de macules sérigraphiques ramassées dans les poubelles de 21 ateliers de sérigraphie en France et en Europe. Exposition destinée à être accueillie par sept lieux distincts en Aveyronnais : La galerie Sainte Catherine M. de Rodez, le Musée Raymond Lafage (Lisle-sur-Tarn), l’espace culturel Le Galetas (Salvagnac), les bibliothèques intercommunales du Rabastinois (Rabastens, Giroussens), la boutique Ex-Vinylo, la Boutique Le Grand Magasin et le café associatif Ô Keskonfé (Rabastens). (…ça rabaste dur à Rabastens et aux alentours rabastinois.

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Il est donc ainsi prouvé, Mesdames et Messieurs, que ce qui intéresse les agents de l’art institutionnel impliqués dans cette opération , ce n’est pas le propos, le sens, la raison d’être interne, la qualité plastique de l’œuvre des artistes concernés, etc., non, ce qui les intéresse, c’est le contraire de cela, c’est le ratage, la bavure, la salissure, l’inepte, l’informe, le trash, le torche-cul, le tubard, la glaire, le rejet caca-boudin , etc.
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Et le fait que ces gens entreprennent de valoriser ce que les artistes rejettent à la corbeille, prouve bien qu’ils sont étrangers  à l’art, qu’ils n’aiment pas les artistes, et qu’ils mettraient bien ces derniers à la poubelle pour mieux se valoriser eux, inéluctablement voués pourtant à la chasse d’eau de l’histoire de l’art….

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D’où la puissance métaphorique de la fameuse machine « Cloaca » de Wim Delvoye, qui fabrique de la merde directement à partir d’un plat de chez Bocuse, sans avoir le plaisir de le manger….de toutes les matières, c’est la fécale que je préfère disent en cœur les vrais connoisseurs spécialistes en art contemporain du Ministère et de ses abords.

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5- Chauffe Marcel!

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Et voici « l’orchestre tout puissant Marcel Duchamp »…c’est vraiment son nom…Il fait un tabac dans les bals de campagne en Bas-Poitou…Il est vraiment « art contemporain » à cause de son titre et donc subventionné à fond de caisse par la DRAC. Il va se produire au « Confort Moderne » le lieu le plus culturasse pictave…Ecoutez-moi ça deux minutes..ça c’est d’la zizique à Marcel…encore mieux que celle de John Cage et Verschuren réunis.

https://www.youtube.com/watch?v=mo48fFqqJGk

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6 – Buren , champion du  visibilisme procédurier

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Bubu la procédure vient de dégainer encore une fois ( la quarantième au moins de sa longue carrière d’outilleur visuel) son armée d’avocats pour attaquer en justice le nouvel IHEAP (Institut des hautes études en arts plastiques)qui risque de remettre en question l’idéologie artistique dominante qu’il a contribué à installer à son plus grand profit…Il a fait rédiger par ses avocats un dossier de 27 pages contre ce qu’il estime être une concurrence déloyale et parasitaire, une atteinte à la propriété intellectuelle et un irrespect des décisions administratives… S’il est débouté, encore une fois, il en tirera le bénéfice qu’on ait parlé de lui (ce que fais ici) comme pour ce procès qu’il avait intenté à ce brave fabricant de cartes postale de Lyon qui avait osé photographier ses poteaux qui défigurent la Place de l’Hôtel de Ville…Un rusé  malfaisant, vous dis-je depuis longtemps!
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7 – Le dernier des  burénolâtres!

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Jean-Luc Chalumeau, critique d’art bien connu et respectable, aimant la peinture et défenseur de vrais artistes metteurs en forme, est par ailleurs, paradoxalement, le défenseur aussi de leur pire ennemi : l’incontournable Buren…Une pensée molle, une schyzoïdie incompréhensible : je ne sais pas …Mais bon, c’est comme ça, et je vous livre ce texte de Chalumeau chantant les louanges de notre outilleur visuel national, et de Kamel Mennour, le galeriste le plus niais autant que riche de Paris…Attention ça propulse si fort dans le magistral fayotage que c’en est presque émouvant…Un texte de référence  pour toute la burénie .

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Il y a trente-deux ans, dans la galerie Eric Fabre de la rue du Pont-de-Lodi, Daniel Buren présentait une exposition intitulée Auparavant. Les lieux n’ont pas changé, mais ils constituent maintenant le deuxième espace de Kamel Mennour à Saint-Germain-des-Prés, occupé (jusqu’au 15 mars) par une nouvelle proposition burenienne sous le titre Au fur et à mesure, travaux in situ et situés. C’est la troisième collaboration du célèbre artiste « in situ » avec Kamel Mennour qui se déclare ravi par le miroir qui dédouble sa galerie et par l’impression qu’il éprouve : « on est pris de vertige dans son installation ». Buren travaille aujourd’hui le marbre, bien entendu sous forme de bandes alternées de 8, 7 cm, et aussi la pierre, le granit et le graphite. On se souvient que les fameuses colonnes du Palais Royal sont exclusivement en béton et marbre noir des Pyrénées. Chez Kamel Mennour les bandes blanches sont obtenues avec un marbre très blanc, pratiquement sans veines visibles, alternant avec des marbres de couleur venus de divers pays du monde : Brésil, Inde, Espagne, Grèce et Israël. Ils sont choisis avec soin pour la beauté de leurs couleurs et de leurs dessins, si bien que certains visiteurs sont tentés de dire que tout cela  est « décoratif ».

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 Daniel Buren connaît bien ce genre de réaction : pour lui, si le visiteur emploie ce mot pour exprimer l’idée que son travail est anecdotique, mou ou facile, alors il se trompe et devrait trouver un autre vocable. Car le fait est là : si l’installation est réussie, si elle correspond bien à la recherche conduite par l’artiste depuis un demi siècle, alors elle intègre à l’évidence une dimension décorative : « tout grand art est décoratif » dit-il avec force, et il a raison. Les gens qui ne comprennent rien à son oeuvre (il y en a toujours eu) font complètement fausse route en la qualifiant de décorative pour, croient-ils, la dénigrer. Par ailleurs, la démarche de Buren a toujours été in situ. Or ici, les travaux présentés sont à la fois « in situ et situés ». C’est-à-dire que l’artiste n’exclut pas que les éléments de son installation soient transportés ailleurs et aillent ainsi transformer d’autres lieux : dans cette hypothèse ils sont à la fois in situ et « situés ». Les installations temporaires (« tempore suo ») qu’il a multipliées à travers le monde étaient, elles, exclusivement « in situ ».
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L’installation dans le double espace de la rue du Pont-de-Lodi rappelle, toutes proportions gardées, celle qu’il avait réalisée en 2005 au musée Guggenheim de New York sous le titre The Eye of the Storm. Il y avait notamment édifié deux murs à angle droit de trente mètres de hauteur recouverts de miroirs et animés par des jeux de lumière provenant de la rosace du toit recouverte, à raison d’un panneau sur deux comme aujourd’hui à Paris, par des filtres transparents de couleur magenta. Le succès avait été extraordinaire (200.000 visiteurs payants). Quelle revanche après l’humiliation subie dans le même lieu en 1971, quand Donald Judd et Dan Flavin s’étaient opposés à sa  Peinture-Sculpture work in situ , bannière de 20 mètres de haut faite de bandes rayées bleu et blanc ! Nous n’avons pas été nombreux, alors, à protester contre le mauvais procédé fait à l’artiste français par deux minimalistes américains qui, après tout, n’avaient pas cherché à éliminer un artiste médiocre. Ils avaient au contraire immédiatement compris qu’ils avaient affaire, avec lui, à du grand art, évidemment décoratif. Un si grand art qu’il faisait littéralement disparaître leurs propres oeuvres…
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8-Mais qu’est-ce qu’elles (ils) zont à faire cette tronche ?

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J’achète tous les jours Le Monde, parce que c’est le moins pire à lire parmi les quotidiens français… mais ce qui m’énerve au plus haut point, c’est d’avoir à acheter le samedi leur magazine M supplément week-end ramasse pub branchouille, pour 2 euros de plus… Plein à moitié des pages de pub godasses, sacs à main, bijoux, montres, et fringues entrecoupant des pages de reportage sur la misère en Afrique ou des atrocités ici ou là…Ce canard dominical obligatoire (addict à l’art contemporain comme il se doit) est pour moi parfaitement pénible à voir… Mais ce qui m’énerve le plus c’est la tronche que me font les top-modèles que l’on y voit, toutes plus délabrées les unes que les autres … Je vous en présente une ci-dessous, scannée au hasard parmi d’autres… On se demande ce qu’elles ont … Sont – elles anorexiques ? Tuberculeuses ? Syphilitiques ? Déclinologues ? Hypothyroïdiennes ? Déçues par Hollande ? Viennent –elles de lire Houelbecq, ou Zeymour, d’avaler un boulon ou bien trois cuillerées d’huile de foie de morue ? Viennent – elles d’apprendre qu’on va les marier de force au bled avec Tarik Ramadan ?…

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Non, bien sûr. Rien de tout cela. Si elles font cette tronche à faire fuir les braves gens, c’est parce que l’air maladif et antipathique va bien avec le luxe. Parce l’affichage d’un désenchantement ça fait signe d’appartenance à la classe supérieure, c’est plus chic et cela distingue du commun des braves gens heureux qui ne lisent pas le monde et ne peuvent s’acheter Vuitton, Kenzo et Mc Cartney… Voilà : c’est aussi bête que ça .

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9-Un artiste emprisonné par des Charlie ariègeois, pour atteinte à la liberté d’expression : un comble!

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Je tenais absolument à vous signaler l’emprisonnement de l’artiste Claudius Cap Blanc, créateur de l’extraordinaire l’Affabuloscope, http://www.affabuloscope.fr/ au Mas d’Azil dans l’Ariège. http://encreviolette.unblog.fr/2013/06/18/claudius-de-cap-blanc-un-artiste-affabuleux/

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Claudius vient d’être libéré, mais a fait 2 mois de sévère enfermement à la prison de Foix, pour avoir tagué à plusieurs reprises, avec des vulves faites au pochoir, les bâtiments alentour du site de la grotte du Mas d’Azil, pour protester contre la coûteuse en argent public et incongrue introduction d’art contemporain international dans ces magnifiques grottes préhistoriques, qui n’avaient pas besoin de cette occupation abusive et de ce mélange des genres….D’ailleurs, les chauves-souris du lieu avaient, il y a trois ans, dévoré une partie des œuvres pour manifester aussi leur réprobation devant ce parasitage irrespectueux de chefs-d’œuvre de l’art rupestre par des stars du financial art.

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Je vous joins le lien qui vous permettra de lire la déclaration de Raymond Berdou, maire du Mas d’Azil, qui accuse Claudius d’attenter, par ses actes d’intégriste barbare, à la liberté d’expression et de création des susdits stars de la scène artistique internationale…Un cas d’école du plus haut intérêt pour tout chroniqueur d’art.
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http://www.ladepeche.fr/article/2013/08/02/1682719-raymond-berdou-epingle-l-affabuliste.html#1Rvi2hSdQjFuRe7R.99

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Je vous joins d’autres liens vers divers articles qui vous permettront de comprendre comment les efforts conjugués de la maréchaussée, de la politicaillerie, de la touristerie, de la dracaillerie, fracaillerie et de la volaille culturelle locales ( tous Charlie comme il se doit ) ont réussi à faire en sorte que notre doux et délirant poète Claudius, inoffensif bidouilleur d’ extravagantes machines en bois à émerveiller les enfants, soit empêcher de nuire comme le pire des terroristes….
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http://www.ladepeche.fr/article/2011/04/15/1059743-le-mas-d-azil-le-sexe-symbole-qui-derange.html#sgG1LWThQiP5O7DK.99

http://www.ladepeche.fr/article/2015/02/26/2056514-degradations-grotte-mas-azil-artiste-claudius-cap-blanc-derriere-barreaux.html#Gww9vb68h5bh8C4U.99

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Et c’est ainsi que Claudius, à 57 ans, vient de sortir de prison, sans bien savoir ce qu’il va advenir de lui et de son Affabuloscope. Il espère candidement que cette histoire va lui donner de la « visibilité » comme cela se passe avec les financial-artist internationaux…souhaitons-lui cette faveur de la providence…souhaitons –lui aussi que l’Office du Tourisme local le référencie à nouveau dans ses tablettes, et que son président fasse preuve ainsi que quelque qualité de cœur et humanité…
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Et puis n’oubliez pas d’aller visiter Claudius cet été… Cela vaut vraiment le détour !

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10 – Cruelle juxtaposition

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*Envoyez vos commentaires à

nicole.esterolle@yahoo.fr

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Schtroumpf Emergent

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LOGO .  LE VADROUILLEUR URBAIN no 3.

Une réflexion sur “Le livre de Nicole Esterolle « La bouffonnerie de l’art contemporain, sous-titré « ses malheureuses victimes, ses heureux bénéficiaires », paraîtra le 15 mai aux éditions Jean-Cyrille Godefroy

  1. Jean Loup Bézos / 08.04.15

    Je fais parti de ceux qui pensent que le commerce de l’art tel qu’il se conçoit actuellement en circuit fermé et dont les tendances sont soutenu, diffusées, encouragés par le service public (DRAC et FRAC) pose question. Pour autant je n’ai pas encore découvert chez les détracteurs de ce système économique, politique et culturel de type régalien (autrement dit d’un autre temps) une réponse pertinente à travers les choix artistiques qu’ opposent les plus virulents pourfendeurs de cette programmation officielle. Le plus souvent les choix artistiques qu’ils ont a opposer ne me semble pas élever le débat sur l’art d’aujourd’hui, d’ailleurs il n’y a pas débat de fond sur la place de la création dans le monde actuel (pas plus qu’en politique aujourd’hui il n’y a de programme à l’échelle des véritables enjeux de la mondialisation). Qui est l’artiste dans le monde d’aujourd’hui, dans cette société ou souvent il se retrouve atomisé, brouillé par des commentateurs de tous horizon qui parlent a sa place de la question de l’art : qui doit le faire de l’art et pourquoi faire de l’art. on se dispute ces questions pour faire émerger de petites coteries pour être calife à la place du calife ? écouter Claire Tabouret me rassure, laissons la parole aux artiste ils ont bien plus de choses intéressante à nous révéler sur « qui et pourquoi fait de l’art » :https://www.dailymotion.com/…/x2kr5zc_claire-tabouret…

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