Jacques Pugin – Les cavaliers du diable et Sacred Site / Galerie Esther Woerdehoff (FR)

pugin.

Jacques Pugin
35-2 Sacred Site, Inde,2008
42 x 63 cm
Tirage pigmentaire Ultrachrome
sur papier Hahnemuhle 308 g/m2
Edition of 11

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Jacques

Pugin
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Les cavaliers du diable
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et Sacred Site
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10.02 – 14.03.2015
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Vernissage
10.02.15
18h à 21h
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La Galerie Esther Woerdehoff est heureuse de présenter les séries Les cavaliers du diable et Sacred Site du photographe Jacques Pugin. L’exposition est composée de deux parties, deux points de vue sur un même thème, l’Afrique : tout d’abord un travail en noir et blanc sur les vestiges de la guerre, et ensuite des photographies lumineuses en couleurs des traces d’une culture ancestrale mais vivante.

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Les cavaliers du diable

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Comment photographier la guerre ? Certainement pas en répétant les images de cadavres, affirme celui qui a décidé de s’approprier et de retraiter les vues satellite des villages brûlés au Darfour – au moins 300 000 morts entre 2003 et 2006 – et pose la question de façon radicale. Débarrassées de leurs couleurs, transposées en négatif noir et blanc les captations de Google Earth deviennent des graphismes. On n’y trouvera certes pas d’informations, mais, incontestablement, de la forme. (…) L’information ne saurait provenir de l’image elle-même, qu’elle ait été réalisée dans la tradition photographique ou qu’elle soit produite par la sophistication des technologies récentes. Les satellites — qui balayent tout, surveillent tout — nous approvisionnent en formes. A décrypter. Tragiques dans le cas présent .

(texte de Christian Caujolle, publié dans L’Oeil de la Photographie)

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Sacred Site

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Comme un contrepoint à la tragédie du Darfour : Sacred Site . Ce nom fait référence aux lieux sacrés des aborigènes australiens qu’ils entourent d’enclos afin de les protéger. L’artiste photographie ces lieux à travers le monde, parcourant ainsi espaces et sites naturels désertiques et dépeuplés. Ces traces témoignent de la présence de l’homme dans le paysage. Il propose dans ses photographies une réflexion sur le temps, l’espace et le rapport complexe que l’homme entretient avec la nature. Dans cette série figurent de nombreux enclos, constructions, ou traces d’habitations de nomades caractérisés par leur forme circulaire : Jacques Pugin photographie ces lieux comme des sculptures fabriquées avec les éléments environnants, par les hommes.

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Jacques Pugin

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Né en 1954, Jacques Pugin devient photographe en 1972, contre l’avis de son père, et part pour Zürich. En 1977, il présente sa première exposition à la Galerie 38, une galerie pionnière de la photographie en Suisse, dirigée par Suzanne Abelin. Il ouvre son atelier à Genève en 1978, voyage en Grèce et obtient une bourse fédérale des Arts appliqués. Avec la série Graffiti greffés , il dessine dans la photographie avec la lumière, utilisant la technique du Light painting, dont il est l’un des précurseurs. Cette série est exposée dans le monde entier. Il obtient trois années de suite la Bourse fédérale des Beaux Arts suisse. Photographe-plasticien, Jacques Pugin pratique une photographie expérimentale où les recherches plastiques se mêlent à une réflexion sur le temps, l’espace et la relation complexe qu’entretient l’homme avec la nature. Photographiant des traces de lumière, utilisant les collages, la vidéo, travaillant les couleurs, il redéfinit la photographie et ses sujets. Il utilise très tôt les possibilités offertes par l’outil informatique qui lui permet d’intervenir sur l’image. Depuis 2000, il voyage dans le monde entier pour la série Sacred Site , soutenu par une bourse de la Fondation Leenaards et revient en Suisse photographier les paysages de montagne pour en donner une vision saisissante dans sa série La Montagne s’ombre . Ses séries sont régulièrement publiées et son travail a été exposé à de nombreuses reprises, en particulier au Musée de l’Elysée en 1987 et 2009 et au Centre de la Photographie de Genève dont il est un des fondateurs. Sa dernière série, Les cavaliers du diable , commencée en 2008, témoigne d’un changement d’approche. Dénonçant les massacres de la guerre civile au Darfour, dans un lieu extrêmement difficile d’accès pour les journalistes, Jacques Pugin décide d’utiliser les photographies satellites de Google Earth comme point de départ de ses images. Les cendres des villages pillés et incendiés par les Janjawids (“les cavaliers du diable”) laissent leurs traces macabres sur le paysage, Jacques Pugin, retirant les couleurs et inversant les images, leur donne un aspect irréel et invente une nouvelle manière, politique et conceptuelle, de montrer la guerre

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Et aussi…
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Livre_les_cavaliers_du_diable_2.
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Livre de Jacques Pugin, « Les cavaliers du diable ».

Avec une préface de Christian Caujolle « …Ce que je vois, ce ne sont toujours que des formes. Ce pourrait être des incisions au stylet sur une plaque noire pour faire surgir dans une organisation de lignes, la blancheur de la matière sous-jacente. Goya aussi incisa des plaques, d’acier. Pour graver, en noir sur le blanc du papier, les désastres de la guerre… »

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Galerie Esther Woerdehoff
36 rue Falguière
75015 Paris – France
+33 (0)9 51 51 24 50
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LOGO .  LE VADROUILLEUR URBAIN no 3
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