Peter kapeller – l’œuvre au noir / Christian Berst art brut klein & berst (FR)

 KAP015 | Masterpiece | 2012 | encre de Chine, encre, tempera et vernis acrylique sur papier
40 x 62.1 cm
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Peter kapeller 
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l’œuvre au noir 
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Du 9 décembre
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au 17 janvier 2015
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Peter Kapeller, né à Vienne en 1969, remet en ordre, lentement, méticuleusement, ses obsessions. Il rumine beaucoup, produit peu. Tout au plus quelques dessins par an, intensément noirs et denses, dans lesquels sédimentent – strate après strate – ses emportements, ses fantômes, ses révoltes et ses espoirs. Jusqu’à l’enfouissement. Dans la nuit de sa petite chambre meublée sommairement, il déploie dans ses oeuvres tout un journal intime à la manière d’un théâtre d’ombres. Il n’y laisse rien totalement à nu, rien n’y est « donné à voir », car partout les fausses pistes et les repentirs affleurent, partout il faut se frayer un chemin dans l’obscurité du sens pour parvenir jusqu’à l’auteur.

À examiner ses bribes d’insomnie, l’on se raccroche comme l’on peut à des lambeaux de phrases, à des silhouettes surgies d’un enchevêtrement de lignes, à des lueurs et des colorations ménagées dans ce tumulte ou gagnées sur cet océan d’encre. Il y a là aussi des noms qui attestent que Kapeller est un observateur lucide – à défaut d’en être un acteur à part entière – du paysage culturel de son pays : on y croise Elfriede Jelinek, sœur d’affliction, Thomas Bernard, frère de génie ou Herman Nitsch, « salaud » abhorré.

L’œuvre de Peter Kapeller est le témoignage déchirant d’un homme qui est intimement, viscéralement convaincu que l’art le sauve. Et, pour que ce processus soit complet, il nous prend à témoin de cet « œuvre au noir ». Car, comme l’écrit Claire Margat, « seul un désir inextinguible de chroniquer cette lutte pour la survie, seul l’effort tenace d’en donner un aperçu sous la forme opaque de feuilles de papier noircies à l’encre sur lesquelles surgissent çà et là, comme pour donner un visage au néant qui les environne, des fragments de discours ou des figures amputées, le fait tenir : parce qu’il parvient malgré tout à tenir le journal de bord de ce naufrage permanent. » Après l’exposition que lui avait consacrée Chris Dercon au Haus der Kunst, à Munich, en 2010, il s’agit de sa première exposition monographique en galerie.

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Biographie

A la suite d’une violente crise mentale, Kapeller est contraint de renoncer à ses études de chauffagiste. Pris en charge par les services sociaux, il est accueilli dans un appartement communautaire de la ville de Vienne, exigu, au mobilier minimaliste : un lit, un meuble, une étagère et une table. « Je dessine dans mon ghetto », explique-t-il. Le calme de la nuit libère Kapeller, l’invite à une méditation où ses réminiscences (lectures, informations…) affluent et dialoguent pour constituer le véritable terreau de son œuvre. Alors seulement, lentement, il élabore ses dessins dont la force graphique se double d’une richesse, relevant à la fois du carnet de notes et du journal intime. Certaines œuvres prennent la forme de lettres de protestation aux administrations.

Une exposition lui a été consacrée dans le prestigieux Haus der Kunst à Munich en 2010.

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Christian Berst art brut klein & berst
3-5, passage des Gravilliers
75003 Paris
T. 01 53 33 01 70

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LOGO .  LE VADROUILLEUR URBAIN no 3

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